
Double séisme au Venezuela : la présidente par intérim réclame au roi Charles III l’or bloqué à Londres
Alors que le bilan provisoire dépasse les 3 800 morts, Delcy Rodriguez a officiellement demandé la libération des réserves d’or vénézuéliennes détenues par la Banque d’Angleterre pour financer la reconstruction.
Le double séisme qui a frappé le Venezuela le 24 juin a causé la mort d’au moins 3 811 personnes, selon le dernier bilan communiqué mercredi par le président de l’Assemblée nationale, Jorge Rodriguez. Les secousses de magnitude 7,2 et 7,5 ont fait 16 740 blessés et laissé 17 907 personnes sans abri, principalement dans l’État de La Guaira, aux portes de Caracas. Les autorités précisent que 6 462 survivants ont été extraits des décombres, tandis que des centaines d’immeubles résidentiels se sont effondrés ou ont été gravement endommagés.
Face à l’ampleur des destructions, les Nations unies ont lancé un appel d’urgence de 296 millions de dollars pour venir en aide à 1,3 million de personnes sur six mois. Le chef de l’humanitaire de l’ONU, Tom Fletcher, a salué les premiers engagements des donateurs. Sur le terrain, les équipes de secours internationales ont pour l’essentiel cessé les recherches de survivants, mais des familles continuent de fouiller les décombres pour retrouver les corps de leurs proches, a constaté l’Agence France-Presse dans le secteur de Caraballeda.
Dans ce contexte, la présidente par intérim Delcy Rodriguez a annoncé avoir adressé une lettre au roi Charles III afin d’obtenir le déblocage d’environ 30 tonnes d’or vénézuélien conservées à la Banque d’Angleterre. « Cet or appartient à notre peuple. Nous avons besoin de cet or pour faire face aux conséquences du séisme », a-t-elle déclaré à la télévision d’État. Le ministre des Affaires étrangères, Yvan Gil, avait auparavant réclamé devant l’ONU la libération de tous les avoirs gelés à l’étranger, évoquant des comptes bloqués en raison de sanctions « illégales ». La justice britannique avait déjà rejeté des requêtes similaires sous la présidence de Nicolas Maduro, notamment pendant la pandémie de Covid-19.
Les sanctions économiques imposées par Washington et l’Union européenne depuis 2019 visaient à isoler le gouvernement de Maduro, jugé illégitime par les États-Unis. Selon plusieurs agences de presse, la capture de l’ancien président par les forces américaines en janvier dernier a conduit à un net réchauffement des relations bilatérales. L’administration Trump a suspendu pour quatre mois une partie des sanctions afin de ne pas entraver les opérations de secours, et soutient ouvertement l’exécutif de transition. Les Nations unies estiment les pertes économiques à 6,7 milliards de dollars, soit 6 % du produit intérieur brut d’un pays déjà plongé dans une crise profonde depuis des années. Le bilan humain et matériel reste provisoire, les opérations de déblaiement se poursuivant dans les zones sinistrées.
| Presse africaine subsaharienne | 0.00 | neutral |
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| Presse atlantique / anglosphère | 0.00 | neutral |
| Presse d'Asie du Sud-Est | 0.00 | neutral |
La communauté internationale doit agir ; l'or appartient au peuple vénézuélien et doit être libéré pour l'aide humanitaire.
En juxtaposant l'appel de l'ONU à la demande d'or, le bloc crée un impératif moral : l'or est nécessaire pour les secours, et sa rétention est injuste.
Le bloc omet le contexte juridique et politique des sanctions sur l'or, comme le différend sur la légitimité du gouvernement intérimaire et les raisons des sanctions britanniques, ce qui compliquerait le récit moral.
La présidente du Venezuela a fait une demande au roi d'Angleterre ; c'est l'information.
En dépouillant l'histoire de tout contexte et émotion, le bloc la présente comme une simple note diplomatique, suggérant que la demande est une affaire de routine.
Le bloc omet la crise humanitaire, l'appel de l'ONU et le bilan des morts, qui donneraient à la demande plus d'urgence et de poids moral.
Le Venezuela dispose de ressources bloquées à l'étranger ; les sanctions doivent être levées pour permettre la reconstruction.
En liant la demande d'or au débat plus large sur les sanctions, le bloc présente la question comme un obstacle politique à la reprise, suggérant que la communauté internationale est en partie responsable des souffrances.
Le bloc omet le différend juridique sur la légitimité du gouvernement intérimaire et les raisons spécifiques des sanctions britanniques, ce qui compliquerait l'argument selon lequel l'or devrait être libéré sans condition.
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