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Géopolitique et Politiquevendredi 19 juin 2026

Centres de retour en pays tiers : 19 États membres poussent l’UE à agir, la France et l’Espagne résistent

Une lettre signée par une majorité d’États membres, emmenés par l’Italie et le Danemark, appelle à activer rapidement le nouveau règlement européen sur les retours, suscitant les critiques de Paris et de Madrid.

En marge du Conseil européen de Bruxelles, dix-neuf chefs d’État et de gouvernement ont adressé une lettre aux institutions de l’Union pour réclamer la mise en œuvre accélérée du nouveau règlement sur le retour des migrants, y compris la création de « hubs de retour » dans des pays tiers. La missive, portée par l’Italie et le Danemark, cite explicitement la coopération italo-albanaise comme exemple d’initiative déjà opérationnelle. Cette démarche intervient quelques jours après l’approbation par le Parlement européen d’une réforme qui institutionnalise, à l’échelle de l’UE, la possibilité de transférer des personnes sous le coup d’une décision d’éloignement vers des centres situés hors du territoire européen.

Les signataires – qui incluent, outre Rome et Copenhague, les Pays-Bas, l’Autriche, la Pologne, la Grèce, la Suède, la Hongrie et plusieurs États baltes et d’Europe centrale – estiment que de telles solutions sont indispensables pour « démanteler les modèles économiques des trafiquants » et augmenter le taux de retours effectifs. Selon le texte, il s’agit de « montrer des résultats concrets » aux citoyens et de « faire avancer dès que possible les solutions fondées sur des pays tiers ». Les gouvernements concernés encouragent la Commission européenne à soutenir ces efforts, y compris par des ressources financières, et invitent le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) ainsi que l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) à participer activement au processus.

La France et l’Espagne ont marqué leur opposition frontale à cette approche. Le président Emmanuel Macron a déclaré que Paris ne soutenait pas la politique des hubs de retour, qu’il juge inefficace et non conforme aux « principes fondamentaux » européens, et s’opposerait à l’utilisation du budget de l’UE pour les financer. Le chef de l’État français a mis en doute la viabilité de tels centres, affirmant n’en avoir « jamais vu fonctionner réellement », et a questionné la nature des relations créées avec les pays tiers qui les accueilleraient en échange de compensations financières. De son côté, le premier ministre espagnol Pedro Sánchez a qualifié ces hubs de « gaspillage de ressources économiques » et plaidé pour une coopération renforcée avec les pays d’origine et de transit. Le débat a également porté sur la régularisation de quelque 500 000 migrants en Espagne, que Rome considère comme une décision aux répercussions systémiques dans l’espace Schengen.

Ce clivage illustre la persistance de deux visions concurrentes de la politique migratoire européenne. D’un côté, un groupe d’États, majoritaire en nombre, pousse pour une externalisation des procédures de retour et une approche dissuasive ; de l’autre, Paris et Madrid défendent une ligne privilégiant l’intégration et la coopération avec les pays d’origine. Le protocole Italie-Albanie, bien que cité en modèle, reste d’une portée limitée et se heurte à des obstacles juridiques. La nouvelle législation européenne fournit désormais un cadre commun, mais sa traduction opérationnelle dépendra de la capacité des États membres à conclure des accords bilatéraux et à surmonter les divergences sur le financement. Aucune décision contraignante n’a été adoptée lors de ce sommet ; les discussions devraient se poursuivre au niveau ministériel et lors des prochaines réunions du Conseil européen.

Comment la même histoire est racontée ailleurs.

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Dix-neuf États membres, emmenés par l'Italie et le Danemark, poussent à la création rapide de hubs de retour hors des frontières de l'UE, en s'appuyant sur les nouvelles règles plus strictes qui viennent d'être adoptées. L'initiative a toutefois provoqué un affrontement entre Meloni et Sánchez, le premier ministre espagnol rejetant des normes trop rigides. Les promoteurs affirment que les solutions dans des pays tiers sont indispensables à une gestion efficace des flux migratoires.

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Plus de la moitié des États membres de l'UE pressent pour la création rapide de centres de traitement des migrants dans des pays tiers, selon une lettre conjointe pilotée par l'Italie et le Danemark. Cette initiative vise à externaliser la gestion migratoire et à accélérer les retours des personnes sans droit de séjour. La proposition reflète un consensus croissant sur les solutions dans les pays tiers comme pilier de la nouvelle stratégie migratoire du bloc.

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vendredi 19 juin 2026

Centres de retour en pays tiers : 19 États membres poussent l’UE à agir, la France et l’Espagne résistent

Une lettre signée par une majorité d’États membres, emmenés par l’Italie et le Danemark, appelle à activer rapidement le nouveau règlement européen sur les retours, suscitant les critiques de Paris et de Madrid.

En marge du Conseil européen de Bruxelles, dix-neuf chefs d’État et de gouvernement ont adressé une lettre aux institutions de l’Union pour réclamer la mise en œuvre accélérée du nouveau règlement sur le retour des migrants, y compris la création de « hubs de retour » dans des pays tiers. La missive, portée par l’Italie et le Danemark, cite explicitement la coopération italo-albanaise comme exemple d’initiative déjà opérationnelle. Cette démarche intervient quelques jours après l’approbation par le Parlement européen d’une réforme qui institutionnalise, à l’échelle de l’UE, la possibilité de transférer des personnes sous le coup d’une décision d’éloignement vers des centres situés hors du territoire européen.

Les signataires – qui incluent, outre Rome et Copenhague, les Pays-Bas, l’Autriche, la Pologne, la Grèce, la Suède, la Hongrie et plusieurs États baltes et d’Europe centrale – estiment que de telles solutions sont indispensables pour « démanteler les modèles économiques des trafiquants » et augmenter le taux de retours effectifs. Selon le texte, il s’agit de « montrer des résultats concrets » aux citoyens et de « faire avancer dès que possible les solutions fondées sur des pays tiers ». Les gouvernements concernés encouragent la Commission européenne à soutenir ces efforts, y compris par des ressources financières, et invitent le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) ainsi que l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) à participer activement au processus.

La France et l’Espagne ont marqué leur opposition frontale à cette approche. Le président Emmanuel Macron a déclaré que Paris ne soutenait pas la politique des hubs de retour, qu’il juge inefficace et non conforme aux « principes fondamentaux » européens, et s’opposerait à l’utilisation du budget de l’UE pour les financer. Le chef de l’État français a mis en doute la viabilité de tels centres, affirmant n’en avoir « jamais vu fonctionner réellement », et a questionné la nature des relations créées avec les pays tiers qui les accueilleraient en échange de compensations financières. De son côté, le premier ministre espagnol Pedro Sánchez a qualifié ces hubs de « gaspillage de ressources économiques » et plaidé pour une coopération renforcée avec les pays d’origine et de transit. Le débat a également porté sur la régularisation de quelque 500 000 migrants en Espagne, que Rome considère comme une décision aux répercussions systémiques dans l’espace Schengen.

Ce clivage illustre la persistance de deux visions concurrentes de la politique migratoire européenne. D’un côté, un groupe d’États, majoritaire en nombre, pousse pour une externalisation des procédures de retour et une approche dissuasive ; de l’autre, Paris et Madrid défendent une ligne privilégiant l’intégration et la coopération avec les pays d’origine. Le protocole Italie-Albanie, bien que cité en modèle, reste d’une portée limitée et se heurte à des obstacles juridiques. La nouvelle législation européenne fournit désormais un cadre commun, mais sa traduction opérationnelle dépendra de la capacité des États membres à conclure des accords bilatéraux et à surmonter les divergences sur le financement. Aucune décision contraignante n’a été adoptée lors de ce sommet ; les discussions devraient se poursuivre au niveau ministériel et lors des prochaines réunions du Conseil européen.

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Dix-neuf États membres, emmenés par l'Italie et le Danemark, poussent à la création rapide de hubs de retour hors des frontières de l'UE, en s'appuyant sur les nouvelles règles plus strictes qui viennent d'être adoptées. L'initiative a toutefois provoqué un affrontement entre Meloni et Sánchez, le premier ministre espagnol rejetant des normes trop rigides. Les promoteurs affirment que les solutions dans des pays tiers sont indispensables à une gestion efficace des flux migratoires.

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Plus de la moitié des États membres de l'UE pressent pour la création rapide de centres de traitement des migrants dans des pays tiers, selon une lettre conjointe pilotée par l'Italie et le Danemark. Cette initiative vise à externaliser la gestion migratoire et à accélérer les retours des personnes sans droit de séjour. La proposition reflète un consensus croissant sur les solutions dans les pays tiers comme pilier de la nouvelle stratégie migratoire du bloc.

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