
Mondial 2026 : liesse mexicaine, Mexico renforce écrans géants et envisage la Ley Seca
Le but décisif de Luis Romo face à la Corée du Sud qualifie le Mexique pour les seizièmes et déclenche des célébrations monstres, poussant la capitale à installer sept nouveaux écrans et à étudier des restrictions d’alcool.
Dans un Estadio Guadalajara chauffé à blanc, Luis Romo a offert au Mexique un ticket pour les seizièmes de finale dès la deuxième journée de la phase de groupes. Son but en début de seconde période, le seul de la rencontre face à la Corée du Sud, scelle la première place du groupe A — et ce, quel que soit le résultat du dernier match contre la République tchèque. Pour un supporter sud-coréen, l’instant décisif a pourtant pris une tournure absurde : occupé dans les toilettes, il n’a pu que deviner la liesse mexicaine avant d’essuyer les quolibets bon enfant de ses voisins de gradins.
Comme une onde de choc, la victoire s’est propagée dans tout le pays. À Mexico, plus de 730 000 personnes ont envahi l’Avenida de la Reforma, le Zócalo et l’Ángel de la Independencia, transformant l’artère en un fleuve vert et noir de maillots frappés de l’aigle. Pour les sociologues de l’Université La Salle cités dans la presse locale, il s’agit d’une « catharsis collective », une « suspension temporaire des tensions politiques et sociales » qui permet à toutes les classes de communier autour du drapeau. Ces effusions ont toutefois laissé des traces : 40 tonnes de déchets récoltés, des massifs de cempasúchil piétinés et cinq interpellations pour vol ou rixes ont terni la fête.
Le gouvernement de la ville, emmené par Clara Brugada, a annoncé le déploiement de sept écrans géants supplémentaires le long de Reforma — Alameda Central, Monumento a la Revolución, Diana Cazadora — pour disperser les foules lors de la rencontre du 24 juin. Les autorités étudient en outre l’application d’une Ley Seca dans les commerces aux abords des zones de rassemblement, et exigent des bars qu’ils empêchent leurs clients d’emporter des bouteilles sur la voie publique. « Nous voulons que les supporters s’amusent, mais sans consommation excessive d’alcool », a résumé le secrétaire au Gouvernement, César Cravioto, tandis que plusieurs milliers de policiers supplémentaires seront mobilisés.
L’engouement dépasse les stades : le match a été suivi par près de 30 millions de téléspectateurs sur TelevisaUnivision, avec une audience totale estimée à 48,1 millions — un record historique pour une retransmission au Mexique. À l’étranger, d’autres villes hôtes observent ces débordements : à Boston, l’« armée tartan » écossaise avait vidé plusieurs bars après la victoire de son équipe, illustrant les défis communs que pose la cohabitation entre ferveur populaire et ordre public dans ce Mondial 2026. La sélection d’Aguirre, elle, tentera d’achever une phase de groupes parfaite face aux Tchèques.
Comment la même histoire est racontée ailleurs.
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Les médias mexicains célèbrent la victoire de l'équipe nationale et son effet unificateur sur la société, avec des fêtes de rue massives et en grande partie pacifiques. Tout en signalant les 40 tonnes de déchets et des incidents mineurs, ils soulignent l'impact économique positif et les préparatifs du gouvernement pour des célébrations futures plus sûres, considérant l'événement comme une catharsis collective nécessaire et une source de fierté nationale.
Les médias africains mettent l'accent sur la répression de la consommation d'alcool dans la rue après la victoire du Mexique, soulignant le nettoyage de 40 tonnes de déchets comme un signe d'excès désordonné. L'accent est mis sur les conséquences négatives des célébrations et la réponse urgente des autorités pour prévenir le chaos futur, avec peu de mention de l'exploit sportif lui-même.
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