
Bras de fer autour du détroit d’Ormuz : l’Iran annonce sa fermeture, Washington dément
En riposte à de nouvelles frappes américaines, Téhéran déclare le détroit fermé jusqu’à la fin des interventions américaines, tandis que le Centcom assure que la navigation se poursuit.
Dimanche, le Corps des gardiens de la révolution islamique a annoncé la fermeture du détroit d’Ormuz « jusqu’à nouvel ordre » et la suspension de tout transit maritime, invoquant la nécessité de mettre fin aux « interventions américaines dans la région ». Cette décision, présentée comme une réponse à l’arraisonnement d’un navire accusé d’emprunter un couloir non autorisé, a immédiatement été contestée par le commandement central américain (Centcom), qui affirme que le passage stratégique reste ouvert à la navigation commerciale et que l’Iran n’en détient pas le contrôle. Cette contradiction s’inscrit dans un cycle d’escalade militaire marqué par une troisième série de frappes américaines contre des cibles iraniennes et des ripostes de Téhéran contre des bases américaines dans les monarchies du Golfe.
Selon les autorités iraniennes, la fermeture du détroit perdurera tant que les États-Unis maintiendront leur présence militaire dans la zone, une exigence qui conditionne également la délivrance de permis de transit pour les navires marchands. D’après le négociateur en chef iranien, Mohammad-Bagher Ghalibaf, l’époque des « accords déséquilibrés » est révolue, et Téhéran entend gérer le détroit en coordination avec le sultanat d’Oman. Du côté américain, le Centcom souligne que plus de 140 bâtiments ont traversé le détroit au cours des sept derniers jours et que les forces américaines sont déployées pour garantir la liberté de navigation, en dépit de ce que Washington qualifie d’« agression, harcèlement et menaces arbitraires » de la part de l’Iran. Le président Donald Trump a de son côté affirmé qu’un accord de principe avait été trouvé avec Téhéran avant qu’une attaque de drone contre un porte-conteneurs ne vienne rompre les discussions, qualifiant les dirigeants iraniens de « très mauvaises personnes ».
Les répercussions de cette confrontation dépassent le seul cadre du détroit. En représailles aux raids américains ayant visé près de 140 sites militaires en une seule nuit (et plus de 300 en trois nuits), l’Iran a lancé des salves de missiles et de drones contre des installations américaines au Qatar, aux Émirats arabes unis, au Koweït, à Bahreïn, en Jordanie et à Oman. Ces attaques ont été unanimement condamnées par les capitales du Golfe, qui y voient une violation de leur souveraineté et une menace pour la stabilité régionale. Le Qatar, qui jouait un rôle de médiateur avec le Pakistan, a déploré des victimes civiles, tandis que Ryad a dénoncé un « comportement déstabilisateur » de la part de Téhéran. La feuille de route négociée en juin pour un cessez-le-feu apparaît désormais caduque, bien que des efforts diplomatiques subsistent.
La crise actuelle trouve ses racines dans l’offensive américano-israélienne de février contre l’Iran, qui a entraîné la mort du guide suprême Ali Khamenei et plongé la région dans une guerre ouverte. Le statut du détroit d’Ormuz, par où transitait avant le conflit environ 20 % du pétrole mondial, constitue l’un des principaux points d’achoppement d’un éventuel accord de paix. L’Agence internationale de l’énergie met en garde contre les conséquences d’une perturbation prolongée sur les marchés énergétiques mondiaux, déjà secoués par une volatilité accrue des prix et des primes d’assurance maritime record. Alors que Téhéran conditionne toute normalisation à la reconnaissance de son autorité sur le passage, Washington campe sur le principe de libre circulation maritime, laissant présager une impasse prolongée.
| Presse iranienne et apparentée | −0.70 | critical |
|---|---|---|
| Presse du Golfe arabe | +0.60 | aligned |
| Presse arabe Levant-Maghreb | 0.00 | neutral |
Iran rejects US claims and reasserts its sovereign control over the Strait of Hormuz, closing it until the US intervention ends.
Iran employs a symmetric counter-narrative: as the US declares free transit, Iran declares closure, opposing its territorial authority to the alleged illegitimacy of the US military presence.
Omits US assertions of continued navigation and international consensus on right of passage.
The United States guarantees freedom of navigation as an international right, while Iran unlawfully attempts to control the strait.
The discourse universalizes the US position as a global norm, branding Iranian claims as 'arbitrary' and inconsistent with international maritime law.
Omits Iran's declared closure and its justifications.
The two sides face off: the US reiterates freedom of navigation, Iran imposes conditions for transit.
The balanced coverage, but with slight skepticism toward Iran's position (using 'waving' for the condition), creates an appearance of neutrality while subtly favoring the US line.
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