
Coupe du monde 2026 : le Brésil d'Ancelotti trébuche d'entrée contre un Maroc audacieux
Tenue en échec par le Maroc (1-1) dans le groupe C, la Seleçao a déçu, révélant des failles que son entraîneur italien attribue à la nervosité de ses joueurs.
Pour son premier match de Coupe du monde sur le banc, Carlo Ancelotti espérait des débuts éclatants avec le Brésil. Il a dû se contenter d’un nul poussif face au Maroc (1-1) au MetLife Stadium du New Jersey. Menés après un but précoce d’Ismaël Saibari, les quintuples champions du monde ont évité le naufrage grâce à une frappe lumineuse de Vinícius Junior, mais la performance d’ensemble a inquiété jusqu’au sélectionneur lui-même, qui a publiquement présenté ses excuses. La presse brésilienne, prompte à manier le scalpel, a dénoncé un « fiasco » et jugé la prestation plus alarmante que le résultat.
L’excuse avancée par le technicien transalpin – une équipe « anxieuse » et « les nerfs à fleur de peau » – n’a guère convaincu les observateurs européens et sud-américains. Plusieurs médias indonésiens, relais fidèles de la passion du football au Brésil, ont souligné le contraste entre le palmarès exceptionnel d’Ancelotti et son impuissance du soir, lui qui avouait redouter un adversaire marocain « capable de mordre ». Dans l’autre camp, la presse italienne, à l’image du Libero Quotidiano, rappelle que l’ancien entraîneur du Real Madrid est déjà « sur le gril », mis en cause pour n’avoir su imposer la supériorité technique de ses stars dans une partie où le collectif a failli.
Ce match nul consacre surtout la montée en puissance d’une sélection marocaine qui, depuis sa demi-finale historique en 2022, a cessé d’être une simple équipe surprise. Sa maîtrise tactique en première période, sa capacité à étouffer le Brésil dans les duels et à le contraindre à de longues phases stériles confirment que le football africain, et maghrébin en particulier, s’invite désormais au banquet des favoris. Le résultat ouvre aussi le groupe C à toutes les conjectures : le Brésil, provisoirement devancé par l’Écosse au classement, devra batailler ferme pour éviter un parcours périlleux vers les huitièmes de finale.
La suite s’annonce donc comme un test de caractère pour Ancelotti, dont l’expérience en club n’a jamais été confrontée à la temporalité si particulière d’un Mondial. Il s’agit désormais de transformer la frustration en élan collectif, sous peine de voir le scepticisme enfler au pays du futebol. Car si le Brésil possède un réservoir technique inépuisable, les attentes y sont immenses, et la patience – comme l’a rappelé le technicien – a ses limites lorsqu’elle est mise à l’épreuve dès le coup d’envoi.
Comment la même histoire est racontée ailleurs.
2 groupes éditoriaux · 1 langues
Continental European press highlights how Brazil's draw with Morocco is a symptom of a deep problem, known to Ancelotti since his Real Madrid days. The performance is described as disappointing and worrying, with the team unable to show its potential. The only positive note is Vinícius's goal, but overall criticism is harsh, pointing out lack of balance and ideas.
Sub-Saharan African press reports Ancelotti's statements attributing the draw to nervousness and lack of possession, urging patience. Focus is on initial difficulties and need for improvement, without alarmist tones. Confidence in the team and coach is reiterated despite the poor start.
Articles liés
Erling Haaland et la Norvège frappent fort pour leur retour en Coupe du monde
7 langues · 39 sources
DroitBrésil : le fils de Jair Bolsonaro condamné pour avoir tenté d’infléchir la justice via Washington
5 langues · 26 sources
GéopolitiqueLe Liban, pomme de discorde du fragile mémorandum entre l’Iran et les États-Unis
6 langues · 15 sources