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Sportmercredi 1 juillet 2026

Mondial 2026 : la chute de l’Allemagne face au Paraguay, symptôme d’un malaise plus vaste

L’élimination précoce de la Mannschaft en seizièmes de finale, après une séance de tirs au but ratée, a déclenché une tempête médiatique et des interrogations sur la gestion de l’équipe et l’état du pays.

Le 30 juin à Boston, l’Allemagne, quadruple championne du monde, a été sortie du Mondial 2026 par le Paraguay (1-1, 4-3 aux tirs au but) dès les seizièmes de finale. Après l’égalisation de Kai Havertz, la séance de penalties a viré au psychodrame : le capitaine Joshua Kimmich a cherché en vain des volontaires pour le sixième tir, Leon Goretzka s’étant dérobé, et c’est le défenseur Jonathan Tah, sans expérience dans l’exercice, qui a vu sa tentative repoussée. Ce scénario a confirmé les fragilités entrevues lors de la défaite contre l’Équateur en phase de groupes, malgré un départ tonitruant face à Curaçao (7-1).

Au-delà du terrain, la presse allemande a mis au jour des fractures internes. Lothar Matthäus, champion du monde 1990, a dénoncé dans le podcast de Bild l’omniprésence des familles des joueurs, source de jalousies et de distractions, rappelant le fiasco de 1994. Le quotidien Bild a révélé que plusieurs cadres avaient refusé de s’engager lors de la loterie des penalties, un renoncement collectif qui, pour l’ancien gardien Oliver Kahn, illustre une incapacité à assumer les responsabilités dans les grands moments.

Dans la presse italienne, cette élimination est lue comme le miroir d’un déclin national. Le Libero Quotidiano a établi un parallèle entre la « débâcle » sportive et la spirale économique allemande, tandis que la directrice de Bild, Marion Horn, a fustigé un « pays qui vit de sa réputation passée ». Le chancelier Friedrich Merz, dont le message de soutien aux joueurs a été perçu comme déconnecté, a dû corriger sa communication, alimentant un débat qui dépasse le cadre du football.

L’avenir du sélectionneur Julian Nagelsmann, sous contrat jusqu’en 2028, est en suspens. L’entraîneur a refusé de démissionner, mais la Fédération allemande (DFB) a annoncé une évaluation dans les prochains jours. La presse espagnole a souligné l’entretien télévisé tendu avec la journaliste Lili Engels, où Nagelsmann est apparu sur la défensive. Le nom de Jürgen Klopp, actuellement chez Red Bull, circule avec insistance : selon des médias brésiliens et italiens, l’ancien coach de Liverpool serait disposé à écouter une proposition, à condition de pouvoir redéfinir les méthodes de travail.

La DFB doit désormais trancher entre la continuité et un nouveau cycle, alors que l’Allemagne n’a plus franchi les huitièmes de finale d’un Mondial depuis 2014. La reconstruction devra être menée avant l’Euro 2028, avec une génération talentueuse mais en quête de caractère.

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mercredi 1 juillet 2026

Mondial 2026 : la chute de l’Allemagne face au Paraguay, symptôme d’un malaise plus vaste

L’élimination précoce de la Mannschaft en seizièmes de finale, après une séance de tirs au but ratée, a déclenché une tempête médiatique et des interrogations sur la gestion de l’équipe et l’état du pays.

Le 30 juin à Boston, l’Allemagne, quadruple championne du monde, a été sortie du Mondial 2026 par le Paraguay (1-1, 4-3 aux tirs au but) dès les seizièmes de finale. Après l’égalisation de Kai Havertz, la séance de penalties a viré au psychodrame : le capitaine Joshua Kimmich a cherché en vain des volontaires pour le sixième tir, Leon Goretzka s’étant dérobé, et c’est le défenseur Jonathan Tah, sans expérience dans l’exercice, qui a vu sa tentative repoussée. Ce scénario a confirmé les fragilités entrevues lors de la défaite contre l’Équateur en phase de groupes, malgré un départ tonitruant face à Curaçao (7-1).

Au-delà du terrain, la presse allemande a mis au jour des fractures internes. Lothar Matthäus, champion du monde 1990, a dénoncé dans le podcast de Bild l’omniprésence des familles des joueurs, source de jalousies et de distractions, rappelant le fiasco de 1994. Le quotidien Bild a révélé que plusieurs cadres avaient refusé de s’engager lors de la loterie des penalties, un renoncement collectif qui, pour l’ancien gardien Oliver Kahn, illustre une incapacité à assumer les responsabilités dans les grands moments.

Dans la presse italienne, cette élimination est lue comme le miroir d’un déclin national. Le Libero Quotidiano a établi un parallèle entre la « débâcle » sportive et la spirale économique allemande, tandis que la directrice de Bild, Marion Horn, a fustigé un « pays qui vit de sa réputation passée ». Le chancelier Friedrich Merz, dont le message de soutien aux joueurs a été perçu comme déconnecté, a dû corriger sa communication, alimentant un débat qui dépasse le cadre du football.

L’avenir du sélectionneur Julian Nagelsmann, sous contrat jusqu’en 2028, est en suspens. L’entraîneur a refusé de démissionner, mais la Fédération allemande (DFB) a annoncé une évaluation dans les prochains jours. La presse espagnole a souligné l’entretien télévisé tendu avec la journaliste Lili Engels, où Nagelsmann est apparu sur la défensive. Le nom de Jürgen Klopp, actuellement chez Red Bull, circule avec insistance : selon des médias brésiliens et italiens, l’ancien coach de Liverpool serait disposé à écouter une proposition, à condition de pouvoir redéfinir les méthodes de travail.

La DFB doit désormais trancher entre la continuité et un nouveau cycle, alors que l’Allemagne n’a plus franchi les huitièmes de finale d’un Mondial depuis 2014. La reconstruction devra être menée avant l’Euro 2028, avec une génération talentueuse mais en quête de caractère.

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