
Colombie-Ghana : l’ombre de Carlos Queiroz sur un huitième de finale inédit
Les Cafeteros, invaincus, retrouvent leur ex-entraîneur portugais à la tête des Black Stars, pour une place en huitièmes de finale du Mondial 2026.
Ce vendredi 3 juillet, au Arrowhead Stadium de Kansas City, la Colombie et le Ghana croisent le fer en seizièmes de finale de la Coupe du monde 2026. Un rendez-vous à élimination directe qui met aux prises deux sélections aux trajectoires opposées durant la phase de groupes. Les Sud-Américains, emmenés par Néstor Lorenzo, ont survolé le Groupe K avec sept points, restant invaincus face à l’Ouzbékistan, la République démocratique du Congo et le Portugal. Les Africains, eux, ont dû patienter jusqu’au bout pour valider leur billet parmi les meilleurs troisièmes, après une victoire contre le Panama, un nul inattendu face à l’Angleterre et une courte défaite devant la Croatie.
La presse sud-américaine insiste sur la solidité défensive colombienne et l’efficacité de son secteur offensif, où Luis Díaz et James Rodríguez incarnent la principale menace. Les Cafeteros n’ont encaissé qu’un seul but en trois matchs et semblent monter en puissance. Du côté ghanéen, les médias africains soulignent la résilience d’une équipe qui a su tenir tête à des nations mieux classées, portée par un collectif discipliné et un capitaine, Jordan Ayew, affichant une confiance inébranlable. « Nous avons grandi dans ce tournoi », a-t-il déclaré, promettant un spectacle à la hauteur de l’enjeu.
Mais le véritable nœud de cette rencontre réside sur le banc de touche. Carlos Queiroz, le sélectionneur portugais du Ghana, a dirigé la Colombie entre 2019 et 2020, avant d’être remercié après deux lourdes défaites en qualifications. Son face-à-face avec son ancienne équipe confère au match une dimension psychologique particulière. « Ce sont les matchs qui comptent, où le caractère et le courage priment sur le talent », a-t-il martelé, fort de sa cinquième Coupe du monde consécutive comme entraîneur. Les observateurs asiatiques, s’appuyant sur les modèles statistiques d’Opta, donnent plus de 60 % de chances de qualification à la Colombie, mais rappellent que le football à élimination directe échappe souvent aux probabilités.
Au-delà du duel tactique, ce seizième de finale revêt une portée continentale. Queiroz a évoqué un « devoir envers l’Afrique » après l’élimination de plusieurs représentants du continent, seul le Maroc ayant déjà composté son ticket pour les huitièmes. Le Ghana, quart de finaliste en 2010, espère renouer avec son glorieux passé et offrir au football africain un second qualifié. Le vainqueur de cette confrontation retrouvera la Suisse au tour suivant, une perspective qui donne à cette soirée de Kansas City des allures de tournant pour deux nations en quête de reconnaissance mondiale.
Comment la même histoire est racontée ailleurs.
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L'entraîneur colombien Lorenzo a sélectionné un groupe de joueurs expérimentés, misant sur des combattants éprouvés pour vaincre le Ghana en 32e de finale de la Coupe du monde. La presse latino-américaine souligne la fiabilité de ces vétérans, suggérant que leur expérience des tournois sera déterminante pour progresser. Le récit met l'accent sur la continuité et la confiance dans les anciens.
L'entraîneur ghanéen Queiroz a convoqué un groupe de joueurs aguerris, s'appuyant sur des guerriers éprouvés pour vaincre la Colombie. La presse africaine présente cela comme une décision stratégique, valorisant le sang-froid et le savoir-faire des vétérans. Le cadrage souligne l'importance de la force mentale et de la connaissance du tournoi.
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