
Colombie éliminée par la Suisse aux tirs au but : un rêve brisé, des larmes et des questions
La sélection colombienne quitte le Mondial 2026 en huitièmes de finale après une séance de penalties fatale, laissant l’Argentine seule représentante sud-américaine.
Le parcours de la Colombie dans la Coupe du monde 2026 s’est achevé mardi à Vancouver, au terme d’un huitième de finale sans but face à la Suisse (0-0 après prolongation) et d’une séance de tirs au but perdue 4-3. Dávinson Sánchez et Juan Camilo « Cucho » Hernández ont manqué leurs tentatives, tandis que le Suisse Rubén Vargas transformait le penalty décisif. Ce scénario rappelle l’élimination colombienne de 2018 face à l’Angleterre, déjà aux penalties, et prive le pays d’un deuxième quart de finale après celui de 2014.
La presse colombienne, tout en saluant l’engagement des joueurs, a relayé les réactions contrastées des figures nationales. L’ancien international Falcao a pointé les carences structurelles du football colombien, dénonçant l’absence d’une troisième division professionnelle qui « favorise la médiocrité et la paresse » et appelant à un investissement massif dans la formation des jeunes. Carlos Valderrama, autre icône du football national, a estimé que l’équipe de Néstor Lorenzo, malgré un jeu collectif de qualité, a cruellement manqué d’un buteur. Dans les rassemblements publics, comme à Medellín, les supporteurs exprimaient une fierté mêlée de résignation, certains soulignant la faiblesse récurrente de la sélection dans l’exercice des penalties.
La superstar Shakira, dont la chanson « Dai Dai » est l’hymne officiel du tournoi, a publié un message largement repris par les médias européens et latino-américains. « Ma sélection a joué ce Mondial avec un engagement qui nous rend tous fiers », a-t-elle écrit, ajoutant que « Dieu ne se mêle pas de football, sinon nous serions passés en quarts ». La chanteuse a fait des larmes de l’attaquant du Bayern Munich Luis Díaz le symbole de la douleur collective : « Ces larmes de notre Lucho Díaz sont les larmes de chacun d’entre nous, les Colombiens ». La presse germanophone, à l’image de Bild, a mis en avant la détresse de la star et de son compatriote du Bayern, tout en se tournant déjà vers le choc Suisse-Argentine.
L’élimination de la Colombie laisse l’Argentine, tenante du titre, comme unique nation sud-américaine encore en lice. La Suisse, qui n’avait plus atteint les quarts de finale depuis 1954, affrontera l’Albiceleste de Lionel Messi à Kansas City. Le défenseur Manuel Akanji, ancien joueur du Borussia Dortmund, a qualifié ce rendez-vous de « défi toujours plus difficile » mais a assuré que son équipe était prête. Pour la Colombie, le temps de l’introspection a déjà commencé, entre fierté d’un parcours sans défaite dans le temps réglementaire et conscience des réformes nécessaires pour franchir un jour le cap des quarts de finale.
| Presse latino-américaine | −0.20 | neutral |
|---|---|---|
| Presse européenne continentale | 0.00 | neutral |
La Colombie, par la voix de Shakira, exprime sa fierté et sa gratitude envers l'équipe, partageant la douleur de la défaite mais célébrant l'effort.
Le bloc utilise la personnification de la nation à travers une figure emblématique (Shakira) pour transformer une défaite sportive en un moment d'unité nationale et de résilience émotionnelle.
Le bloc omet toute analyse critique de la performance de l'équipe ou des décisions techniques, se concentrant uniquement sur l'aspect émotionnel et patriotique.
L'Europe observe le chagrin colombien avec sympathie mais maintient une distance journalistique, rapportant les déclarations de Shakira comme un fait d'actualité.
Le bloc adopte une stratégie d'universalisation : il transforme une défaite nationale en une histoire humaine universelle, rendant l'événement accessible à un public non colombien via le filtre d'une célébrité mondiale.
Le bloc omet le contexte de la performance de l'équipe suisse et le point de vue des supporters helvétiques, se concentrant uniquement sur la réaction colombienne.
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