
Cody Gakpo, un but en larmes après la perte de son enfant à naître
Le Néerlandais a ouvert le score face au Maroc en huitièmes de finale du Mondial 2026, trois jours après l’annonce du décès de son fils in utero, avant de fondre en larmes, entouré par ses coéquipiers.
À la 72e minute du huitième de finale entre les Pays-Bas et le Maroc, à Monterrey, Cody Gakpo a propulsé le ballon au fond des filets de Yassine Bounou, déclenchant une célébration qui a figé le stade. L’attaquant de Liverpool s’est effondré sur la pelouse, le visage enfoui dans son maillot, secoué de sanglots, avant de pointer le ciel du doigt. Ce geste, suivi d’une étreinte collective de tous ses coéquipiers, y compris les remplaçants, disait l’indicible : trois jours plus tôt, sa compagne Noa van der Bij avait annoncé sur les réseaux sociaux la perte de leur deuxième enfant, un garçon prénommé Elijah Raphael, décédé pendant la grossesse.
La nouvelle, partagée le 27 juin, a provoqué une onde de choc bien au-delà du camp néerlandais. Dans un message commun, le couple a remercié pour le soutien reçu et demandé le respect de sa vie privée. La Fédération royale néerlandaise de football (KNVB) a confirmé que Gakpo, après avoir consulté sa compagne, avait choisi de rester avec le groupe. Le sélectionneur Ronald Koeman et le capitaine Virgil van Dijk ont salué la maturité du joueur de 27 ans, rappelant que « le football est secondaire » face à une telle épreuve. La presse européenne, des quotidiens néerlandais aux médias italiens et britanniques, a unanimement souligné la dignité de l’attaquant, déjà auteur d’un doublé contre la Suède en phase de groupes.
Sur le terrain, le but de Gakpo a semblé libérer les Oranje, jusqu’alors tenus en échec par une défense marocaine compacte. Mais le scénario a basculé dans le temps additionnel : selon des sources asiatiques, le défenseur Issa Diop a égalisé de la tête, renvoyant les deux équipes à un avenir incertain. La presse latino-américaine, très suivie dans les Amériques, a mis l’accent sur la charge émotionnelle de la rencontre, tandis que les médias francophones d’Afrique et d’Europe ont relevé la portée symbolique de ce moment, où la tragédie intime a rencontré la dramaturgie du sport mondial.
Ce sixième but en Coupe du monde pour Gakpo, le troisième dans ce tournoi, le place parmi les meilleurs buteurs néerlandais de l’histoire de la compétition. Mais au-delà des statistiques, c’est l’image d’un homme brisé par le chagrin, trouvant la force de marquer pour son pays, qui restera. Le vainqueur de ce duel affrontera le Canada en huitièmes de finale à Houston, une échéance qui, pour l’heure, semble presque anecdotique au regard de la charge humaine de ce match.
| Presse latino-américaine | +0.40 | aligned |
|---|---|---|
| Presse atlantique / anglosphère | 0.00 | neutral |
| Presse africaine subsaharienne | −0.20 | neutral |
Cody Gakpo transforme le chagrin en un but qui émeut le monde : sa force intérieure triomphe de la tragédie.
Le récit met l'accent sur le héros individuel qui surmonte la souffrance, faisant de la performance sportive une métaphore de la résilience humaine.
Le but de Gakpo est un fait statistique : deux jours après une perte personnelle, l'attaquant néerlandais a marqué.
La composante émotionnelle est réduite à une note marginale, traitant l'événement comme un fait sportif normal, normalisant ainsi la tragédie.
Le but de Gakpo arrive dans un système qui ne laisse aucune place au deuil : l'athlète est contraint de produire immédiatement.
L'attention se déplace de l'événement individuel à la structure du sport professionnel, suggérant que la performance est imposée par la logique du marché.
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