
Chine et Pakistan appellent à un cessez-le-feu immédiat entre Washington et Téhéran
Face à l'escalade militaire dans le détroit d'Ormuz, Pékin et Islamabad exhortent les États-Unis et l'Iran à reprendre les négociations après l'effondrement du mémorandum d'entente de juin.
La Chine et le Pakistan ont lancé, vendredi 17 juillet, un appel conjoint à un cessez-le-feu immédiat entre les États-Unis et l'Iran, ainsi qu'à la reprise des pourparlers, a annoncé le ministère chinois des Affaires étrangères à l'issue d'une rencontre à Shanghai entre Wang Yi et son homologue Ishaq Dar. Cette initiative intervient alors que les deux pays ont repris leurs frappes militaires depuis le 8 juillet, après l'échec de la mise en œuvre du mémorandum d'entente négocié par Islamabad en juin.
Selon le communiqué chinois, les deux ministres se sont dits « préoccupés par la détérioration de la situation » et ont exhorté les parties à « surmonter les difficultés, éliminer les interférences et reprendre le dialogue ». Wang Yi a souligné que l'accord de principe obtenu en juin était « difficilement acquis » et que la paix était « à portée de main ». De son côté, Ishaq Dar a réaffirmé la disposition du Pakistan à poursuivre sa médiation. À Washington, le président Donald Trump avait qualifié quelques jours plus tôt les négociations avec l'Iran de « perte de temps », tandis que le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaeil Baghaei, déclarait que Téhéran se concentrait exclusivement sur sa défense territoriale. Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Kazem Gharibabadi, a estimé que les États-Unis avaient « pulvérisé » le mémorandum en rétablissant le blocus naval, de sorte que l'Iran ne se considérait plus lié par aucun engagement.
Sur le terrain, l'escalade s'est traduite par des frappes aériennes américaines contre l'aéroport et la gare de Bandar Abbas, ainsi que contre cinq ponts dans le sud de l'Iran, faisant au moins sept morts selon les médias d'État iraniens. Le Commandement central américain a confirmé des opérations visant à « affaiblir les capacités militaires iraniennes », notamment les sites de lancement de missiles et de drones menaçant la navigation. En riposte, les forces armées iraniennes ont mené l'opération « Nasr 2 », avec des tirs de missiles et de drones contre des bases et intérêts américains dans la région, tandis que le Koweït a détecté 32 drones tirés depuis l'Iran. Le détroit d'Ormuz, par où transite une part significative du commerce pétrolier mondial, est devenu le point névralgique de cet affrontement, faisant craindre des répercussions sur les économies asiatiques et européennes dépendantes des approvisionnements du Golfe.
Le mémorandum d'entente du 17 juin, arraché après plusieurs rounds de discussions sous médiation pakistanaise, prévoyait une cessation des hostilités et l'ouverture de négociations sur la sécurité régionale, la navigation dans le détroit et les sanctions économiques. Mais les accusations mutuelles de violation – Téhéran dénonçant des tentatives américaines de contourner les arrangements de circulation, Washington pointant des attaques contre des navires commerciaux – ont rapidement fait voler en éclats cette trêve fragile. Selon des sources diplomatiques à Moscou, la situation actuelle reproduit un schéma où « la pression militaire et la diplomatie avancent en parallèle », laissant toujours une fenêtre pour de nouveaux pourparlers. La Chine, deuxième puissance mondiale et partenaire de l'Iran comme des pays du Golfe, entend jouer un rôle de facilitateur aux côtés du Pakistan, dont la médiation est reconnue par toutes les parties. Aucune nouvelle date de négociation n'a été annoncée, mais les capitales européennes, qui suivent avec inquiétude les risques de déstabilisation régionale, pourraient être appelées à appuyer ces efforts de paix.
| Presse iranienne et apparentée | −0.70 | critical |
|---|---|---|
| Presse latino-américaine | 0.00 | neutral |
| Presse russe et CEI | 0.00 | neutral |
L'Iran dénonce les violations américaines et soutient l'appel de la Chine et du Pakistan pour un cessez-le-feu.
En mettant l'accent sur la violation américaine du mémorandum de cessez-le-feu, l'Iran se positionne comme victime et légitime l'appel au cessez-le-feu comme une réponse à l'agression.
L'Amérique latine exhorte à un cessez-le-feu immédiat et au retour aux négociations pour arrêter l'escalade du conflit.
En présentant la situation comme une crise qui s'aggrave rapidement, le cadre crée un sentiment d'urgence qui rend l'appel au cessez-le-feu impératif et non controversé.
Omet le blocus naval américain qui a déclenché la crise, comme rapporté par les médias iraniens.
La Russie soutient les efforts diplomatiques de la Chine et du Pakistan et appelle à un accord de paix global.
En présentant l'appel comme une procédure diplomatique de routine, le récit normalise l'implication de la Chine et du Pakistan et dépolitise le conflit.
Omet le blocus naval américain et la perspective iranienne sur la violation du mémorandum de cessez-le-feu.
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