
Cessez-le-feu au Sud-Liban : les affrontements se poursuivent entre Israël et le Hezbollah
Malgré l’annonce d’un cessez-le-feu vendredi sous médiation américano-qataro-iranienne, les combats ont repris samedi, faisant de nouvelles victimes et menaçant les pourparlers de paix.
Annoncé vendredi 20 juin sous la médiation des États-Unis, du Qatar et de l’Iran, le cessez-le-feu entre Israël et le Hezbollah au Liban sud n’a pas tenu vingt-quatre heures. Dans la journée de samedi, les frappes israéliennes ont fait au moins dix morts en territoire libanais, tandis que le Hezbollah a lancé plus de cinquante projectiles contre les forces israéliennes, selon des sources militaires. Côté israélien, un soldat a été tué et douze autres blessés dans une attaque près de Kfar Tebnit, portant le bilan à cinq militaires morts depuis la veille. Le ministère libanais de la Santé rappelle que depuis le 2 mars, date du déclenchement de cette nouvelle guerre, le pays déplore 4 057 tués – dont 135 secouristes – et plus de 12 000 blessés.
Les belligérants campent sur des positions irréconciliables. Un responsable de l’armée israélienne a indiqué avoir reçu « des instructions actualisées du niveau politique pour cesser le feu », précisant que les troupes se limitaient à une posture « défensive à l’intérieur de la zone de sécurité ». Mais dans le même temps, le premier ministre Benyamin Netanyahou a prévenu que les forces resteraient « aussi longtemps que nécessaire » et qu’Israël répondrait à toute agression par un « prix très lourd ». De son côté, le Hezbollah rejette ce qu’il qualifie de tentative d’expansion de l’occupation israélienne et refuse d’accorder à l’État hébreu toute « liberté d’action ». Un député du mouvement, Hassan Fadlallah, a revendiqué un « droit complet de riposte », tandis que les Gardiens de la révolution iraniens, parrains du Parti de Dieu, continuent d’encourager le rejet des pourparlers directs entre Beyrouth et Tel-Aviv.
Face à l’escalade, le président libanais Joseph Aoun multiplie les contacts avec les capitales influentes. Il s’est entretenu avec des responsables américains et qataris pour tenter de contenir les tensions et éviter une détérioration incontrôlable. M. Aoun a réaffirmé que les attaques ne devaient pas faire dérailler la quête d’un cessez-le-feu global, qu’il voit comme le préalable à un retrait israélien, au déploiement de l’armée libanaise dans le sud et au retour des prisonniers. La délégation libanaise se prépare d’ailleurs à un cinquième cycle de négociations directes avec Israël, attendu prochainement à Washington. Cette perspective est vivement combattue par le Hezbollah et Téhéran, qui redoutent qu’un accord final n’aboutisse au désarmement de la milice chiite – condition sine qua non pour une paix durable aux yeux de nombreuses chancelleries occidentales et arabes.
L’accord de trêve, fragile, s’inscrit dans un mémorandum d’entente américano-iranien plus vaste censé éteindre les multiples foyers de guerre au Moyen-Orient. Mais la poursuite des violences – frappes de drones et d’artillerie sur le sud et la Békaa, tirs de roquettes vers la Haute Galilée – affaiblit la crédibilité de ce schéma diplomatique. Le ministre israélien de la Défense, Yoav Gallant, a qualifié les pertes de « coup dur », tandis que des voix dans l’opposition appellent le gouvernement à transformer les « acquis militaires » en solution politique pour éviter un enlisement. À ce stade, l’effectivité du cessez-le-feu dépend de la volonté des parrains – Washington, Doha, Téhéran – à imposer un arrêt réel des hostilités avant l’ouverture du prochain round de discussions, dont la date n’a pas encore été officiellement communiquée.
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Iranian media highlight Israeli losses in southern Lebanon, portraying Hezbollah's resistance as inflicting deadly blows. The rising enemy soldier toll is framed as evidence of Israel's military fragility. The narrative is overtly partisan, with tones of revenge and celebration of tactical victories.
Continental European media condemn Israeli strikes in Lebanon hours after a ceasefire announcement, reporting over 10 civilian deaths. The credibility of the truce is questioned as lethal escalation continues. The tone is critical of Israel, focusing on humanitarian suffering and the urgency of de-escalation.
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