
Belgique-Égypte : un nul qui expose les fragilités belges et l’élan égyptien
Grâce à un but contre son camp provoqué par Lukaku, la Belgique évite la défaite face à une Égypte entreprenante, en ouverture du groupe G du Mondial 2026 à Seattle.
Le choc inaugural du groupe G entre la Belgique et l’Égypte, lundi 15 juin à Seattle, s’est soldé par un match nul (1-1) qui laisse un goût d’inachevé des deux côtés. Les Pharaons, portés par un Mohamed Salah célébrant ses 34 ans, ont ouvert le score à la 19e minute grâce à une frappe lumineuse d’Emam Ashour, servi par leur capitaine. Longtemps maîtres du jeu, les Égyptiens ont vu leur rêve de première victoire en Coupe du monde s’évanouir à la 66e minute, lorsque Romelu Lukaku, entré en jeu quelques secondes plus tôt, a provoqué le but contre son camp du défenseur Mohamed Hany. Ce scénario, aussi cruel que révélateur, prolonge l’attente historique de l’Égypte — toujours sans succès en phase finale — tout en confirmant les difficultés belges à assumer leur statut de favori.
Les observateurs européens, de Bruxelles à Berlin en passant par Paris et Madrid, pointent une prestation belge poussive, symptomatique d’une génération dorée sur le déclin. Le technicien français Rudi Garcia avait osé un pari tactique en se passant d’avant-centre de métier au coup d’envoi, misant sur un faux neuf. L’entrée salvatrice de Lukaku, buteur providentiel du Napoli, a masqué les carences d’un collectif qui n’a cadré aucun tir en première période et s’est longtemps heurté à la solidité égyptienne. La presse germanophone souligne que la Belgique, éliminée dès la phase de groupes au Qatar en 2022, se retrouve déjà sous pression avant d’affronter l’Iran. Pour beaucoup, ce nul est un avertissement : sans réaction collective, les Diables rouges pourraient revivre le scénario du dernier Mondial.
Du côté africain et moyen-oriental, le résultat est accueilli avec une fierté teintée de frustration. Les médias égyptiens et panafricains saluent la performance tactique des hommes de Hossam Hassan, qui ont su museler De Bruyne et Doku tout en se projetant rapidement vers l’avant. Salah, libre de tout contrat après son départ de Liverpool, a rappelé son influence sur le jeu, tandis que la jeune garde incarnée par Ashour et Marmoush a confirmé la montée en puissance d’une sélection septuple championne d’Afrique. L’autogoal est vécu comme un accident malheureux, mais l’essentiel est ailleurs : l’Égypte a démontré qu’elle pouvait rivaliser avec les meilleures nations, et le match nul face à un adversaire de ce calibre renforce sa crédibilité avant les duels contre la Nouvelle-Zélande et l’Iran.
Au-delà des lectures régionales, ce résultat s’inscrit dans une dynamique plus large qui traverse ce Mondial 2026. Les commentateurs latino-américains et asiatiques relèvent que, après le nul vierge de l’Espagne face au Cap-Vert, l’égalisation arrachée par la Belgique confirme une tendance : les sélections dites « modestes » bousculent les hiérarchies établies. Le groupe G, qui mettra aux prises l’Iran et la Nouvelle-Zélande dans la foulée, s’annonce plus ouvert que prévu. La Belgique, tête de série, n’a pas rassuré, et l’Égypte a prouvé qu’elle pouvait viser la qualification. Ce match nul redistribue les cartes et promet une lutte serrée pour les deux billets en huitièmes de finale.
Les prochaines journées diront si ce partage des points n’était qu’un accident ou le reflet d’un rééquilibrage durable. La Belgique retrouvera l’Iran à Los Angeles le 21 juin avec l’obligation de gagner pour éviter une crise. L’Égypte, de son côté, se rendra à Vancouver pour y défier la Nouvelle-Zélande avec l’espoir, cette fois, de briser son plafond de verre mondial. Dans un tournoi où les surprises s’accumulent, le verdict de Seattle rappelle que le football ne se joue plus seulement sur le papier, mais aussi sur la capacité à saisir l’instant — une leçon que Lukaku a incarnée en vingt-huit secondes.
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La presse indonésienne présente ce match Belgique-Égypte comme le choc inaugural déterminant du groupe G, en fournissant les horaires de diffusion et en soulignant le rôle de Kevin De Bruyne et Mohamed Salah. Bien qu'elle reconnaisse la valeur des deux équipes, elle penche légèrement en faveur de la Belgique. L'approche est informative, mesurée et centrée sur l'aspect pratique du direct.
Les médias latino-américains abordent Belgique-Égypte avec scepticisme, en insistant sur l'incapacité récurrente de la Belgique à transformer l'essai malgré sa génération dorée. Même si la Belgique fait figure de favori sur le papier, le poids des attentes et les déceptions passées pourraient ouvrir la porte à une Égypte motivée. Le récit met l'accent sur le potentiel inabouti et la fragilité du statut de favori.
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