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Au Comic-Con 2026, le retour masqué de Johnny Depp et le rêve global du Ramayana

Entre le come-back cinématographique de l'acteur dans la peau de Scrooge et la percée mondiale de la mythologie indienne, l'événement a confirmé sa place de carrefour des imaginaires.

Dans une rue de San Diego, un homme au visage ridé, à la barbe grisonnante et au manteau épais, s’est arrêté devant une foule hilare pour lâcher d’un ton bourru : « C’est beau de revenir. » Sous les prothèses d’Ebenezer Scrooge se cachait Johnny Depp, venu promouvoir Ebenezer : A Christmas Carol, le nouveau film de Ti West. L’acteur, absent des productions hollywoodiennes majeures depuis des années en raison de ses déboires judiciaires, a fait une réapparition remarquée au Comic-Con de San Diego, déambulant dans le Gaslamp District avant de monter sur scène pour dévoiler la bande-annonce. Une mise en scène qui mêlait cynisme dickensien et deuxième chance personnelle.

La 56e édition de la grand-messe californienne, fin juillet, a ainsi offert une galerie de métamorphoses. Non loin du Scrooge dickensien, Ranbir Kapoor et Yash, stars du cinéma indien, ont présenté Ramayana : Part One, une adaptation d’envergure de l’épopée fondatrice de l’hindouisme. Le producteur Namit Malhotra y a annoncé un partenariat mondial avec Sony Pictures, assorti d’une campagne promotionnelle de 40 millions de dollars — un budget inédit pour un film indien. Selon les analystes d’Asie du Sud, cette alliance vise à briser le « plafond de verre » culturel qui confine souvent les superproductions de Bollywood à leur marché domestique, en propulsant le Ramayana au rang de blockbuster universel.

Tandis que la mythologie indienne cherchait une audience mondiale, la science-fiction occidentale revisitait ses classiques. Le panel de Blade Runner 2099, série très attendue de Prime Video avec Michelle Yeoh et Hunter Schafer, a plongé le Hall H dans un Los Angeles post-apocalyptique. Dans une veine plus feutrée, l’actrice Adria Arjona a esquivé avec humour les rumeurs l’envoyant enfiler le costume de Wonder Woman : interrogée lors de la promotion de son thriller Onslaught, elle a feint de quitter la salle, avant d’évoquer son amitié avec le réalisateur James Gunn. La presse brésilienne a relevé que l’absence d’un panel Marvel Studios n’avait pas empêché les spéculations de prospérer, preuve que le public reste en quête de figures héroïques pour capter les anxiétés contemporaines.

La réception de ces annonces a varié selon les latitudes. En Inde, les industries de Tolllywood et Bollywood se sont enflammées sur les réseaux sociaux pour cette méga-production identitaire, tandis qu’en Europe, les critiques italiens soulignaient surtout le retour de Johnny Depp comme un événement cinéphilique teinté de nostalgie, la bande-annonce jouant de la citation « C’est beau de revenir ». Pour sa part, le public nord-américain, familier des retournements de carrière, a paru surtout sensible à la résurrection d’un acteur marginalisé par les tribunaux.

Alors que les lumières du Comic-Con s’éteignaient, c’est peut-être l’image d’un Johnny Depp grimé, confondant sa propre histoire avec celle d’un vieil avare en rédemption, qui résumait le mieux l’esprit du lieu : un carnaval de masques où le cinéma se régénère en puisant dans les mythes, anciens comme nouveaux.

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samedi 25 juillet 2026

Au Comic-Con 2026, le retour masqué de Johnny Depp et le rêve global du Ramayana

Entre le come-back cinématographique de l'acteur dans la peau de Scrooge et la percée mondiale de la mythologie indienne, l'événement a confirmé sa place de carrefour des imaginaires.

Dans une rue de San Diego, un homme au visage ridé, à la barbe grisonnante et au manteau épais, s’est arrêté devant une foule hilare pour lâcher d’un ton bourru : « C’est beau de revenir. » Sous les prothèses d’Ebenezer Scrooge se cachait Johnny Depp, venu promouvoir Ebenezer : A Christmas Carol, le nouveau film de Ti West. L’acteur, absent des productions hollywoodiennes majeures depuis des années en raison de ses déboires judiciaires, a fait une réapparition remarquée au Comic-Con de San Diego, déambulant dans le Gaslamp District avant de monter sur scène pour dévoiler la bande-annonce. Une mise en scène qui mêlait cynisme dickensien et deuxième chance personnelle.

La 56e édition de la grand-messe californienne, fin juillet, a ainsi offert une galerie de métamorphoses. Non loin du Scrooge dickensien, Ranbir Kapoor et Yash, stars du cinéma indien, ont présenté Ramayana : Part One, une adaptation d’envergure de l’épopée fondatrice de l’hindouisme. Le producteur Namit Malhotra y a annoncé un partenariat mondial avec Sony Pictures, assorti d’une campagne promotionnelle de 40 millions de dollars — un budget inédit pour un film indien. Selon les analystes d’Asie du Sud, cette alliance vise à briser le « plafond de verre » culturel qui confine souvent les superproductions de Bollywood à leur marché domestique, en propulsant le Ramayana au rang de blockbuster universel.

Tandis que la mythologie indienne cherchait une audience mondiale, la science-fiction occidentale revisitait ses classiques. Le panel de Blade Runner 2099, série très attendue de Prime Video avec Michelle Yeoh et Hunter Schafer, a plongé le Hall H dans un Los Angeles post-apocalyptique. Dans une veine plus feutrée, l’actrice Adria Arjona a esquivé avec humour les rumeurs l’envoyant enfiler le costume de Wonder Woman : interrogée lors de la promotion de son thriller Onslaught, elle a feint de quitter la salle, avant d’évoquer son amitié avec le réalisateur James Gunn. La presse brésilienne a relevé que l’absence d’un panel Marvel Studios n’avait pas empêché les spéculations de prospérer, preuve que le public reste en quête de figures héroïques pour capter les anxiétés contemporaines.

La réception de ces annonces a varié selon les latitudes. En Inde, les industries de Tolllywood et Bollywood se sont enflammées sur les réseaux sociaux pour cette méga-production identitaire, tandis qu’en Europe, les critiques italiens soulignaient surtout le retour de Johnny Depp comme un événement cinéphilique teinté de nostalgie, la bande-annonce jouant de la citation « C’est beau de revenir ». Pour sa part, le public nord-américain, familier des retournements de carrière, a paru surtout sensible à la résurrection d’un acteur marginalisé par les tribunaux.

Alors que les lumières du Comic-Con s’éteignaient, c’est peut-être l’image d’un Johnny Depp grimé, confondant sa propre histoire avec celle d’un vieil avare en rédemption, qui résumait le mieux l’esprit du lieu : un carnaval de masques où le cinéma se régénère en puisant dans les mythes, anciens comme nouveaux.

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