
Angleterre-Croatie : un premier acte haletant au Mondial 2026
Quatre buts en une mi-temps ont relancé la rivalité entre les deux nations, en ouverture du groupe L à Dallas.
Le stade AT&T d’Arlington, au Texas, a vibré dès les premières minutes du choc entre l’Angleterre et la Croatie, mercredi 17 juin, pour l’entrée en lice des deux favoris du groupe L. À la pause, les deux sélections européennes se sont quittées sur un score de parité (2-2) qui reflète autant l’intensité du combat que la fragilité défensive des deux blocs. Harry Kane, par deux fois, a cru offrir l’avantage aux Three Lions, mais la résilience croate, incarnée par Martin Baturina puis Petar Musa, a répondu avec éclat, laissant présager une seconde période tout aussi indécise.
Cette confrontation ravive le souvenir cuisant de la demi-finale du Mondial 2018 en Russie, où la Croatie avait brisé le rêve anglais en prolongation (2-1). Depuis, les chemins ont divergé : l’Angleterre, vice-championne d’Europe en 2024, aborde le tournoi nord-américain avec l’ambition affichée de mettre fin à soixante ans de disette mondiale, sous la houlette du technicien allemand Thomas Tuchel. La presse européenne souligne le pari de Tuchel, qui a écarté des cadres comme Phil Foden ou Trent Alexander-Arnold pour lancer de jeunes talents tels que Noni Madueke et Elliot Anderson. En face, la Croatie de Luka Modric – dont c’est probablement la dernière Coupe du monde – s’appuie sur un noyau vieillissant mais toujours capable de renverser des situations compromises, comme l’ont rappelé les médias latino-américains, fascinés par la longévité du capitaine croate.
Le scénario de la première période a été à l’image de ces trajectoires opposées. Dès la 9e minute, une faute de Modric sur Madueke a offert un penalty à l’Angleterre. Kane, après un premier arrêt de Livaković invalidé par le VAR pour position avancée du gardien, a transformé sa seconde tentative (12e). La Croatie a pourtant égalisé à la 36e par une frappe enroulée de Baturina, avant que Kane ne redonne l’avantage d’une tête sur corner (42e). Mais dans le temps additionnel, Ivan Perišić a délivré une passe décisive pour Musa, dont la volée a glacé le stade texan (45+5). Les commentateurs asiatiques ont particulièrement souligné l’impact du VAR et la performance en deux temps de Kane, pendant que les analystes sud-américains insistaient sur la fébrilité défensive anglaise.
Au-delà du spectacle, ce match nul à la pause place le groupe L sous haute tension. Avec le Ghana et le Panama en embuscade, chaque point comptera pour la qualification. Les observateurs francophones, notamment au Canada et en Afrique, notent que ce résultat pourrait redistribuer les cartes dans un groupe où l’Angleterre partait favorite. La seconde mi-temps dira si les Three Lions parviennent à muscler leur arrière-garde ou si la Croatie, fidèle à sa réputation de miraculée, saura une nouvelle fois déjouer les pronostics.
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La couverture italienne présente le match comme une simple rencontre de phase de groupes, en listant l'heure du coup d'envoi, les compositions probables et les détails de diffusion. Il n'y a pas de construction narrative, juste un aperçu calme et orienté service.
Les médias indonésiens présentent Angleterre-Croatie comme un choc européen classique prêt à offrir un grand drame. Ils mettent en avant les débuts de Tuchel sur la scène mondiale et la quête de titre senior de l'Angleterre depuis 60 ans, traitant ce match d'ouverture comme un test crucial.
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