
Andrés Tovar face à la justice mexicaine : un conflit télévisuel aux multiples ramifications
Le producteur, époux de l'actrice Maite Perroni, est poursuivi pour fraude après avoir réclamé des droits d'auteur à la chaîne Imagen Televisión.
Le 19 mai 2026, un juge de contrôle du Reclusorio Sur a ordonné la vinculación a proceso d'Andrés Tovar, producteur de télévision et époux de l'actrice Maite Perroni, pour fraude et fausses déclarations. Cette décision, rendue publique seulement le 16 juin par le magazine TVNotas, ne constitue pas une condamnation mais indique que le parquet de Mexico dispose d'éléments suffisants pour engager des poursuites pénales. Si la culpabilité de Tovar est établie, il encourt jusqu'à huit ans de prison selon le code pénal de la capitale mexicaine.
L'affaire trouve son origine dans un litige civil initié par le producteur en 2024 contre Imagen Televisión, la chaîne pour laquelle il a travaillé plusieurs années. Tovar revendiquait la propriété intellectuelle de formats d'émissions qu'il avait créés et demandait à un juge de fixer une compensation, sans avancer de montant précis. La presse mexicaine rapporte que la chaîne a réagi en déposant une plainte pénale pour fraude et fausses déclarations, estimant le préjudice à 150 millions de pesos. Ce chiffre, relayé par plusieurs médias, est fermement contesté par le producteur, qui dénonce une campagne de désinformation orchestrée par TVNotas.
Sur les réseaux sociaux, Andrés Tovar affirme que la chaîne a utilisé la voie pénale pour faire pression après son action civile. Il nie avoir réclamé une somme spécifique, expliquant avoir simplement demandé qu'un expert judiciaire évalue le montant dû si ses droits étaient reconnus. Cette stratégie de défense, largement commentée dans les médias mexicains, met en lumière les tensions entre créateurs et diffuseurs dans l'industrie audiovisuelle latino-américaine, où les contrats laissent souvent les droits de propriété intellectuelle dans un flou juridique.
Au-delà du cas individuel, cette affaire illustre les rapports de force asymétriques entre producteurs indépendants et grands groupes médiatiques. En Europe, des dispositifs légaux protègent davantage les auteurs de formats, mais au Mexique, la frontière entre revendication légitime et fraude peut devenir un terrain de bataille judiciaire. L'issue de ce procès pourrait créer un précédent pour les créateurs de contenu qui, comme Tovar, estiment être spoliés de leurs droits. En attendant, le producteur reste présumé innocent et prépare sa défense, tandis que l'attention médiatique se concentre sur l'époux d'une figure célèbre du petit écran.
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