
Zelensky lance un ultimatum à Minsk sur les relais russes à la frontière
Le président ukrainien exige le retrait sous sept jours des équipements de guidage des frappes, menaçant d’intervenir militairement, tandis que Moscou dénonce une provocation.
Le 19 juin, lors d’une conférence de presse conjointe avec le président hondurien Nasry Asfura, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a exigé que la Biélorussie retire dans un délai d’une semaine les relais de transmission installés le long de la frontière, qu’il accuse de servir à corriger les tirs de missiles et de drones russes contre les populations civiles ukrainiennes. « S’il ne le fait pas, nous le ferons », a-t-il déclaré, sans préciser la nature de l’action envisagée.
Selon Kyiv, ces équipements, situés dans deux régions biélorusses limitrophes, contredisent les assurances répétées d’Alexandre Loukachenko selon lesquelles Minsk ne souhaite pas être entraîné dans le conflit. La présidence ukrainienne rappelle que des missiles russes ont été tirés depuis le territoire biélorusse dès février 2022 et que la Biélorussie demeure un fournisseur majeur de carburant pour l’armée russe. En réponse, Minsk a réaffirmé, par la voix de Loukachenko et de parlementaires, son refus de toute implication directe, tout en qualifiant de « fascisme ouvert » une récente attaque de drone ukrainien contre un autocar transportant une équipe de football junior biélorusse dans la région de Briansk, incident que Kyiv n’a pas revendiqué.
À Moscou, le président de la commission des affaires internationales de la Douma, Leonid Sloutski, a estimé que les menaces de Zelensky constituent une « provocation à l’escalade » destinée au public occidental, et a averti que toute menace contre Minsk serait considérée comme une menace contre la Russie, membre de l’État d’union. Le Kremlin a qualifié l’attaque contre l’autocar d’« acte terroriste ». Ces échanges tendent à accroître le risque d’une extension géographique des hostilités, alors que l’armée ukrainienne a déjà renforcé ses fortifications et le minage le long de la frontière nord.
La Biélorussie, tout en se présentant comme un médiateur potentiel, a mis son territoire et son espace aérien à disposition des forces russes depuis le début de l’invasion, sans engager ses propres troupes. Les chancelleries occidentales, qui ont imposé des sanctions à Minsk pour son soutien à Moscou, suivent avec attention cette nouvelle tension. La déclaration de Zelensky intervient dans le cadre d’une offensive diplomatique ukrainienne en direction de l’Amérique latine, illustrée par la visite du chef de l’État hondurien. À ce stade, aucune réponse officielle de Loukachenko au délai d’une semaine n’a été rendue publique, et aucun mouvement militaire consécutif à l’ultimatum n’a été signalé.
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Les médias d'État russes présentent la déclaration de Zelensky comme un ultimatum agressif, jetant le doute sur l'existence des relais avec le mot 'prétendument'. Ils juxtaposent immédiatement l'information à une attaque de drone ukrainien contre un bus transportant des enfants, suggérant que Kiev est l'agresseur et Minsk la victime.
Les médias d'Europe continentale rapportent la demande de Zelensky à Loukachenko de retirer les relais utilisés pour corriger les tirs russes, en notant que malgré les démentis, la Biélorussie est impliquée dans la guerre. Le délai d'une semaine et la menace d'une action ukrainienne sont présentés comme un développement factuel.
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