Se connecter
Édition de 20:00 CETvendredi 26 juin 2026
307 sources · 17 langues153 briefings aujourd'hui
Géopolitique et Politiquevendredi 26 juin 2026

Washington lève temporairement ses sanctions pour l’aide d’urgence au Venezuela après les séismes

Le Trésor américain émet une licence jusqu’en octobre 2026 pour les opérations de secours, sans dégeler les avoirs ni modifier le régime de sanctions en vigueur.

Le 26 juin, l’Office of Foreign Assets Control (OFAC) du département du Trésor des États-Unis a émis une licence autorisant toutes les transactions liées aux secours après les deux séismes qui ont frappé le Venezuela la veille. D’une magnitude de 7,2 et 7,4, survenus à 39 secondes d’intervalle, ces tremblements de terre ont causé la mort d’au moins 235 personnes, selon le ministère vénézuélien de la Santé, et fait plus de 4 300 blessés, principalement dans l’État côtier de La Guaira. La licence, valable jusqu’au 23 octobre 2026, lève temporairement l’interdiction de transactions financières et commerciales imposée par le Règlement sur les sanctions visant le Venezuela (VSR), mais exclut explicitement tout dégel d’avoirs ou toute autre activité prohibée par d’autres décrets exécutifs.

Cette décision humanitaire s’accompagne d’une aide de 150 millions de dollars annoncée par le département d’État, dont 100 millions destinés au Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA) au Venezuela et 50 millions pour les opérations sur le terrain. Le secrétaire d’État Marco Rubio a précisé que des équipes de recherche et de sauvetage, du matériel médical et une assistance humanitaire seraient « immédiatement » déployés. Du côté vénézuélien, la présidente par intérim Delcy Rodríguez a remercié le président Donald Trump pour sa « solidarité avec le peuple vénézuélien ». Les capitales latino-américaines, à l’image de Brasilia qui a dépêché une mission de 36 pompiers et un hôpital de campagne, ont également réagi, tandis que les organisations internationales s’efforcent de coordonner l’aide.

La licence de l’OFAC permet aux banques, aux agences onusiennes et aux ONG de transférer des fonds sans crainte de sanctions secondaires, mais elle ne modifie pas l’architecture globale des sanctions américaines. Depuis 2017, Washington a imposé des restrictions sévères au secteur financier et pétrolier vénézuélien, accusant le gouvernement de Caracas de saper la démocratie et de faciliter le narcotrafic. La capture de Nicolás Maduro en janvier 2026 a ouvert une période de transition politique, durant laquelle les États-Unis ont accordé quelques licences limitées dans le domaine pétrolier, avant de les révoquer en mai dernier. L’exception humanitaire actuelle s’inscrit donc dans une stratégie de pression économique maintenue, tout en répondant à une catastrophe naturelle d’ampleur.

Les secours font face à une situation encore incertaine : un site non officiel de personnes disparues recense plus de 50 000 signalements, tandis que les équipes de sauvetage recherchent des survivants sous les décombres. La licence expire le 23 octobre 2026, laissant aux acteurs humanitaires une fenêtre de plusieurs mois pour acheminer l’aide. Au-delà de cette échéance, le régime de sanctions reste en vigueur, et le dossier vénézuélien demeure un levier dans les relations entre Washington et Caracas. Aucune annonce n’a été faite quant à une éventuelle révision plus large des sanctions, alors que la reconstruction du pays s’annonce longue et coûteuse.

Comment la même histoire est racontée ailleurs.

2 groupes éditoriaux · 3 langues

47%
TonTempératureFocusPositionnementHorizon
Presse latino-américainePresse russe et CEI
Presse latino-américaine
PragmatismeDétachement

Les États-Unis ont temporairement levé les sanctions pour autoriser des transactions humanitaires avec le Venezuela après les deux séismes dévastateurs. La licence, valable jusqu'en octobre 2026, est présentée comme une réponse pragmatique à une tragédie qui a fait plus de 180 morts et des dizaines de milliers de disparus. L'accent est mis sur l'urgence des secours, sans commentaire explicite sur les restrictions antérieures.

Presse russe et CEI/ État
ScepticismeSchadenfreude

Washington a été contraint d'assouplir ses sanctions contre le Venezuela pour permettre les secours après les séismes catastrophiques, exposant ainsi la cruauté de ses restrictions antérieures. Cette décision est présentée comme une étape inévitable face à l'urgence humanitaire, avec une reconnaissance implicite de l'échec de la politique de sanctions. L'autorisation temporaire est accueillie avec scepticisme, comme un geste tardif qui n'efface pas les souffrances infligées.

Élargis ton regard

Lire plus
Dernières
L’Ukraine lance une attaque de drones sans précédent, la Crimée sous état d’urgence·Enfants et usagers vulnérables : la sécurité routière aux abords des écoles, un défi mondial·Mondial 2026 : Uruguay-Espagne dans l’impasse, le Cap-Vert aux portes de l’histoire·Israël, le Liban et les États-Unis signent un accord-cadre trilatéral à Washington·Venezuela : le footballeur Yimvert Berroterán, 18 ans, retrouvé mort après les séismes·Échange de 320 prisonniers entre Kiev et Moscou : le rôle croissant de la médiation émiratie·Milan frappe fort : Gonçalo Ramos, le transfert record qui relance le projet rossonero·Le Texas impose la Bible dans les lectures obligatoires, une première aux États-Unis·L’Ukraine lance une attaque de drones sans précédent, la Crimée sous état d’urgence·Enfants et usagers vulnérables : la sécurité routière aux abords des écoles, un défi mondial·Mondial 2026 : Uruguay-Espagne dans l’impasse, le Cap-Vert aux portes de l’histoire·Israël, le Liban et les États-Unis signent un accord-cadre trilatéral à Washington·Venezuela : le footballeur Yimvert Berroterán, 18 ans, retrouvé mort après les séismes·Échange de 320 prisonniers entre Kiev et Moscou : le rôle croissant de la médiation émiratie·Milan frappe fort : Gonçalo Ramos, le transfert record qui relance le projet rossonero·Le Texas impose la Bible dans les lectures obligatoires, une première aux États-Unis·
Màj 12:543 langues · 8 sources
PrécédentGéopolitique et PolitiqueSuivant
8 sources|3 langues|3 min de lecture
vendredi 26 juin 2026

Washington lève temporairement ses sanctions pour l’aide d’urgence au Venezuela après les séismes

Le Trésor américain émet une licence jusqu’en octobre 2026 pour les opérations de secours, sans dégeler les avoirs ni modifier le régime de sanctions en vigueur.

Le 26 juin, l’Office of Foreign Assets Control (OFAC) du département du Trésor des États-Unis a émis une licence autorisant toutes les transactions liées aux secours après les deux séismes qui ont frappé le Venezuela la veille. D’une magnitude de 7,2 et 7,4, survenus à 39 secondes d’intervalle, ces tremblements de terre ont causé la mort d’au moins 235 personnes, selon le ministère vénézuélien de la Santé, et fait plus de 4 300 blessés, principalement dans l’État côtier de La Guaira. La licence, valable jusqu’au 23 octobre 2026, lève temporairement l’interdiction de transactions financières et commerciales imposée par le Règlement sur les sanctions visant le Venezuela (VSR), mais exclut explicitement tout dégel d’avoirs ou toute autre activité prohibée par d’autres décrets exécutifs.

Cette décision humanitaire s’accompagne d’une aide de 150 millions de dollars annoncée par le département d’État, dont 100 millions destinés au Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA) au Venezuela et 50 millions pour les opérations sur le terrain. Le secrétaire d’État Marco Rubio a précisé que des équipes de recherche et de sauvetage, du matériel médical et une assistance humanitaire seraient « immédiatement » déployés. Du côté vénézuélien, la présidente par intérim Delcy Rodríguez a remercié le président Donald Trump pour sa « solidarité avec le peuple vénézuélien ». Les capitales latino-américaines, à l’image de Brasilia qui a dépêché une mission de 36 pompiers et un hôpital de campagne, ont également réagi, tandis que les organisations internationales s’efforcent de coordonner l’aide.

La licence de l’OFAC permet aux banques, aux agences onusiennes et aux ONG de transférer des fonds sans crainte de sanctions secondaires, mais elle ne modifie pas l’architecture globale des sanctions américaines. Depuis 2017, Washington a imposé des restrictions sévères au secteur financier et pétrolier vénézuélien, accusant le gouvernement de Caracas de saper la démocratie et de faciliter le narcotrafic. La capture de Nicolás Maduro en janvier 2026 a ouvert une période de transition politique, durant laquelle les États-Unis ont accordé quelques licences limitées dans le domaine pétrolier, avant de les révoquer en mai dernier. L’exception humanitaire actuelle s’inscrit donc dans une stratégie de pression économique maintenue, tout en répondant à une catastrophe naturelle d’ampleur.

Les secours font face à une situation encore incertaine : un site non officiel de personnes disparues recense plus de 50 000 signalements, tandis que les équipes de sauvetage recherchent des survivants sous les décombres. La licence expire le 23 octobre 2026, laissant aux acteurs humanitaires une fenêtre de plusieurs mois pour acheminer l’aide. Au-delà de cette échéance, le régime de sanctions reste en vigueur, et le dossier vénézuélien demeure un levier dans les relations entre Washington et Caracas. Aucune annonce n’a été faite quant à une éventuelle révision plus large des sanctions, alors que la reconstruction du pays s’annonce longue et coûteuse.

Divergence des sources

Géopolitique et Politique · 8 sources · 3 langues

47%Moyenne

À quel point les sources racontent les mêmes faits de manière différente.

Comment ils se divisent

Neutre63%
Critique37%

Comment la même histoire est racontée ailleurs.

2 groupes éditoriaux · 3 langues

TonTempératureFocusPositionnementHorizon
Presse latino-américainePresse russe et CEI
Presse latino-américaine
PragmatismeDétachement

Les États-Unis ont temporairement levé les sanctions pour autoriser des transactions humanitaires avec le Venezuela après les deux séismes dévastateurs. La licence, valable jusqu'en octobre 2026, est présentée comme une réponse pragmatique à une tragédie qui a fait plus de 180 morts et des dizaines de milliers de disparus. L'accent est mis sur l'urgence des secours, sans commentaire explicite sur les restrictions antérieures.

Presse russe et CEI/ État
ScepticismeSchadenfreude

Washington a été contraint d'assouplir ses sanctions contre le Venezuela pour permettre les secours après les séismes catastrophiques, exposant ainsi la cruauté de ses restrictions antérieures. Cette décision est présentée comme une étape inévitable face à l'urgence humanitaire, avec une reconnaissance implicite de l'échec de la politique de sanctions. L'autorisation temporaire est accueillie avec scepticisme, comme un geste tardif qui n'efface pas les souffrances infligées.

Cette actualité est parue dans

8 sources · 3 langues

Élargis ton regard

Depuis Economy & Markets

Volkswagen envisage 100 000 suppressions d’emplois et la fermeture de quatre usines

7 langues · 20 sources

Depuis Technology

Alerte sismique Android au Venezuela : une technologie salvatrice, mais aux limites révélées

4 langues · 11 sources

Depuis Science & Health

Obésité et diabète : la nouvelle donne thérapeutique redessine la prise en charge

2 langues · 6 sources

Lire plus