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Droitmardi 16 juin 2026

Ken Ofori-Atta obtient la carte verte, Accra dénonce une instrumentalisation

L’ancien ministre des Finances ghanéen, poursuivi pour corruption, a obtenu la résidence permanente aux États-Unis, suscitant un bras de fer juridique et politique entre Accra et Washington.

La décision d’un tribunal américain de l’immigration d’accorder la résidence permanente à l’ancien ministre ghanéen des Finances, Ken Ofori-Atta, a ouvert un nouveau front dans la bataille judiciaire qui l’oppose aux autorités d’Accra. Poursuivi pour corruption et déclaré fugitif en février 2025, M. Ofori-Atta, qui se trouvait aux États-Unis pour des soins médicaux, a vu sa demande de carte verte approuvée le 15 juin 2026, selon ses avocats. Le tribunal aurait examiné les circonstances des poursuites engagées par le Bureau du procureur spécial (OSP) ghanéen, soulevant des doutes sur leur crédibilité. L’OSP a immédiatement rejeté toute corrélation, affirmant n’avoir pris part à aucune procédure d’immigration et rappelant que la demande d’extradition, transmise par le procureur général, reste pendante.

Du côté ghanéen, la décision américaine a ravivé les tensions politiques. Le parti au pouvoir, le Congrès démocratique national (NDC), fait face aux accusations de « justice sélective » lancées par l’opposition, le Nouveau Parti patriotique (NPP), qui dénonce l’instrumentalisation des institutions contre ses membres. L’OSP maintient que M. Ofori-Atta demeure citoyen ghanéen et justiciable devant les tribunaux nationaux, mais son avocat, Frank Davies, affirme qu’aucune notification formelle de charges n’a été reçue. Des juristes ghanéens soulignent que la carte verte ne confère pas d’immunité, tout en reconnaissant qu’elle complique l’extradition, et que l’état de santé de l’ex-ministre – opéré d’un cancer de la prostate – pourrait peser dans la balance, les autorités américaines disposant d’un pouvoir discrétionnaire en la matière.

La presse française, notamment Le Figaro, a présenté l’octroi de la résidence permanente comme le dénouement d’une saga ayant conduit à l’arrestation de l’ancien ministre par les services d’immigration américains en janvier 2025. Les observateurs ouest-africains notent que cette affaire met en lumière les limites de la coopération judiciaire entre Washington et les capitales africaines lorsque des personnalités politiques de premier plan sont en cause. Le département américain de la Justice n’a pas encore confirmé la signification des charges à l’intéressé, ce qui retarde la procédure d’extradition. Certains voix appellent le président Mahama à suspendre toute coopération en matière d’extradition avec les États-Unis tant que M. Ofori-Atta n’aura pas été renvoyé.

À plus long terme, ce dossier pourrait créer un précédent dans les relations judiciaires ghanéo-américaines. L’OSP devra démontrer la solidité de ses accusations devant les juridictions américaines si l’extradition est contestée. Parallèlement, un ancien procureur général adjoint a averti qu’un futur gouvernement NPP pourrait rouvrir les dossiers abandonnés par l’actuelle administration, laissant entrevoir un cycle de représailles politico-judiciaires. La santé de M. Ofori-Atta et la complexité des traités d’extradition laissent présager un long bras de fer, dont l’issue dépendra autant de la robustesse des preuves que de la volonté politique des deux côtés de l’Atlantique.

Comment la même histoire est racontée ailleurs.

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Stampa africana subsaharianaStampa atlantica / anglosfera
Stampa africana subsahariana/ anglofona
scetticismourgenza

Les autorités ghanéennes insistent sur le fait que l'octroi de la résidence permanente par les États-Unis n'invalide pas les accusations de corruption ; l'ex-ministre reste un fugitif et l'extradition est toujours demandée. La décision américaine est perçue comme un revers pour la responsabilité, soulevant des questions sur la crédibilité des efforts anti-corruption du Ghana.

Stampa atlantica / anglosfera
pragmatismodistacco

Le tribunal américain de l'immigration a accordé la résidence permanente après avoir examiné l'affaire, jugeant les accusations ghanéennes non fondées. L'ancien ministre, qui se trouvait aux États-Unis pour des soins médicaux, pourra désormais y séjourner légalement ; la décision souligne l'indépendance du droit américain de l'immigration vis-à-vis des accusations politiques étrangères.

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mardi 16 juin 2026

Ken Ofori-Atta obtient la carte verte, Accra dénonce une instrumentalisation

L’ancien ministre des Finances ghanéen, poursuivi pour corruption, a obtenu la résidence permanente aux États-Unis, suscitant un bras de fer juridique et politique entre Accra et Washington.

La décision d’un tribunal américain de l’immigration d’accorder la résidence permanente à l’ancien ministre ghanéen des Finances, Ken Ofori-Atta, a ouvert un nouveau front dans la bataille judiciaire qui l’oppose aux autorités d’Accra. Poursuivi pour corruption et déclaré fugitif en février 2025, M. Ofori-Atta, qui se trouvait aux États-Unis pour des soins médicaux, a vu sa demande de carte verte approuvée le 15 juin 2026, selon ses avocats. Le tribunal aurait examiné les circonstances des poursuites engagées par le Bureau du procureur spécial (OSP) ghanéen, soulevant des doutes sur leur crédibilité. L’OSP a immédiatement rejeté toute corrélation, affirmant n’avoir pris part à aucune procédure d’immigration et rappelant que la demande d’extradition, transmise par le procureur général, reste pendante.

Du côté ghanéen, la décision américaine a ravivé les tensions politiques. Le parti au pouvoir, le Congrès démocratique national (NDC), fait face aux accusations de « justice sélective » lancées par l’opposition, le Nouveau Parti patriotique (NPP), qui dénonce l’instrumentalisation des institutions contre ses membres. L’OSP maintient que M. Ofori-Atta demeure citoyen ghanéen et justiciable devant les tribunaux nationaux, mais son avocat, Frank Davies, affirme qu’aucune notification formelle de charges n’a été reçue. Des juristes ghanéens soulignent que la carte verte ne confère pas d’immunité, tout en reconnaissant qu’elle complique l’extradition, et que l’état de santé de l’ex-ministre – opéré d’un cancer de la prostate – pourrait peser dans la balance, les autorités américaines disposant d’un pouvoir discrétionnaire en la matière.

La presse française, notamment Le Figaro, a présenté l’octroi de la résidence permanente comme le dénouement d’une saga ayant conduit à l’arrestation de l’ancien ministre par les services d’immigration américains en janvier 2025. Les observateurs ouest-africains notent que cette affaire met en lumière les limites de la coopération judiciaire entre Washington et les capitales africaines lorsque des personnalités politiques de premier plan sont en cause. Le département américain de la Justice n’a pas encore confirmé la signification des charges à l’intéressé, ce qui retarde la procédure d’extradition. Certains voix appellent le président Mahama à suspendre toute coopération en matière d’extradition avec les États-Unis tant que M. Ofori-Atta n’aura pas été renvoyé.

À plus long terme, ce dossier pourrait créer un précédent dans les relations judiciaires ghanéo-américaines. L’OSP devra démontrer la solidité de ses accusations devant les juridictions américaines si l’extradition est contestée. Parallèlement, un ancien procureur général adjoint a averti qu’un futur gouvernement NPP pourrait rouvrir les dossiers abandonnés par l’actuelle administration, laissant entrevoir un cycle de représailles politico-judiciaires. La santé de M. Ofori-Atta et la complexité des traités d’extradition laissent présager un long bras de fer, dont l’issue dépendra autant de la robustesse des preuves que de la volonté politique des deux côtés de l’Atlantique.

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À quel point les sources racontent les mêmes faits de manière différente.

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Les autorités ghanéennes insistent sur le fait que l'octroi de la résidence permanente par les États-Unis n'invalide pas les accusations de corruption ; l'ex-ministre reste un fugitif et l'extradition est toujours demandée. La décision américaine est perçue comme un revers pour la responsabilité, soulevant des questions sur la crédibilité des efforts anti-corruption du Ghana.

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Le tribunal américain de l'immigration a accordé la résidence permanente après avoir examiné l'affaire, jugeant les accusations ghanéennes non fondées. L'ancien ministre, qui se trouvait aux États-Unis pour des soins médicaux, pourra désormais y séjourner légalement ; la décision souligne l'indépendance du droit américain de l'immigration vis-à-vis des accusations politiques étrangères.

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