
Un mois après le double séisme au Venezuela, le bilan humain et matériel s’alourdit
Les tremblements de terre du 24 juin ont fait près de 5 400 morts, tandis que le nombre de disparus reste incertain et que la reconstruction s’annonce titanesque.
Le 24 juin, deux violents séismes de magnitudes 7,2 et 7,5 ont secoué le centre-nord du Venezuela, causant des destructions massives dans l’État côtier de La Guaira et le District de la capitale Caracas. Selon les autorités vénézuéliennes, le bilan provisoire s’établit à 5 398 morts et 16 740 blessés, faisant de cette catastrophe la plus meurtrière dans le pays depuis 1812. Des centaines de bâtiments résidentiels se sont effondrés, laissant près de 18 000 personnes sans abri d’après les estimations officielles.
Un mois après la catastrophe, l’incertitude demeure sur le nombre réel de disparus. Le gouvernement se refuse à publier un chiffre officiel, jugé « spéculatif » par le président de l’Assemblée nationale, Jorge Rodríguez. Des plateformes citoyennes, comme Venezuela Te Busca, recensent pourtant jusqu’à 29 500 personnes non localisées. Les opérations de recherche, massivement portées par des volontaires et des équipes internationales, ont souffert d’un manque de coordination et d’équipement, dénoncé aussi bien par des secouristes locaux que par des organisations humanitaires. L’apparition, la semaine dernière, de rumeurs sur des survivants retrouvés sous les décombres a été rapidement démentie par la Protection civile, alimentant la colère des familles.
Les pertes matérielles directes sont évaluées à 19,6 milliards de dollars par la Banque mondiale, soit environ 18 % du PIB vénézuélien, bien qu’une première estimation de l’ONU les ait chiffrées à 37 milliards. Sans un afflux rapide d’investissements publics et privés, la reconstruction pourrait s’étaler sur plus d’une décennie, prévient l’institution. Le Fonds monétaire international a débloqué 346 millions de dollars provenant des réserves du pays, tandis que l’UNICEF lance un appel de 65,7 millions pour répondre aux besoins sanitaires et nutritionnels des enfants. Les autorités provisoires ont promis la construction de 4 000 logements d’ici la fin de l’année, mais les défis logistiques et financiers restent immenses dans un pays en pleine transition politique.
| Presse latino-américaine | 0.00 | neutral |
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| Presse africaine subsaharienne | 0.00 | neutral |
| Presse nippo-coréenne | +0.50 | aligned |
The tragedy is humanized through stories of pets and pregnant women, and international solidarity is urged.
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