
Trump pousserait Infantino à la tête de l'ONU : la Maison-Blanche esquive
La rumeur, lancée par le New York Post, d'une promotion du président de la FIFA au poste de secrétaire général des Nations unies suscite des réactions contrastées, de Washington à Berne.
La Maison-Blanche a refusé, jeudi, de confirmer les informations selon lesquelles Donald Trump encouragerait la candidature de Gianni Infantino au secrétariat général des Nations unies. Interrogée lors d’un point de presse, la porte-parole Karoline Leavitt a déclaré ignorer si les deux hommes avaient abordé le sujet, tout en soulignant le « grand respect » du président américain pour le dirigeant de la FIFA et sa gratitude pour l’organisation du Mondial 2026. Cette non-confirmation fait suite à un article du New York Post, qui, citant des sources proches de la présidence, affirmait que M. Trump voyait en M. Infantino un candidat « respecté » capable de « rassembler les gens ».
Dans les milieux nord-américains, cette hypothèse est perçue comme le prolongement d’une relation personnelle étroite, illustrée par l’intervention de M. Trump pour faire lever la suspension d’un joueur américain durant le tournoi et par la remise au président d’un « Prix de la paix » créé pour l’occasion par la FIFA. Selon des analystes européens, notamment dans la presse alémanique, cette idée relèverait d’une « euphorie » passagère liée au succès populaire de la Coupe du monde, que M. Trump chercherait à capitaliser à l’approche des élections de mi-mandat. En Amérique latine, où l’Argentin Rafael Grossi, directeur de l’Agence internationale de l’énergie atomique, est également pressenti, on souligne le caractère inédit d’une candidature issue du monde sportif.
Le processus de sélection du successeur d’António Guterres, dont le mandat s’achève en décembre, exige une recommandation du Conseil de sécurité, où les États-Unis disposent d’un droit de veto. Si le soutien de Washington pourrait peser, l’assentiment des autres membres permanents – Chine, Russie, France et Royaume-Uni – reste incertain. Les capitales européennes et francophones observent avec attention ce dossier, alors que l’administration Trump a multiplié les retraits d’organisations onusiennes et les coupes budgétaires, alimentant les interrogations sur sa vision du multilatéralisme.
À ce stade, aucune candidature officielle n’a été déposée et la FIFA n’a pas commenté. Le calendrier prévoit que le Conseil de sécurité entame ses consultations dans les prochains mois, avant un vote de l’Assemblée générale. La perspective d’un secrétaire général issu du monde du football, fort de son expérience à la tête d’une organisation de 211 fédérations, soulève autant d’espoirs de renouveau que de doutes sur la dépolitisation de la fonction.
| Presse latino-américaine | 0.00 | neutral |
|---|---|---|
| Presse européenne continentale | −0.50 | critical |
Nous ne confirmons ni n'infirmons ; nous rapportons ce que disent la Maison Blanche et le New York Post. Le respect de Trump pour Infantino est la seule certitude.
En citant directement les déclarations officielles et la source du rapport, on construit une apparence d'objectivité qui évite de prendre position sur la véracité de l'histoire.
Toute mention des critiques de Trump envers l'ONU ou des conflits d'intérêts potentiels est omise, ce qui remettrait en cause la neutralité de la proposition.
Trump est euphorique de la Coupe du monde et veut Infantino à l'ONU ? Quelle idée bizarre. Ne la prenons pas au sérieux.
L'utilisation d'un ton sarcastique et de descriptions comme 'euphorique' minimise la proposition sans avoir besoin d'arguments substantiels, en s'appuyant sur le ridicule.
Le fait que la Maison Blanche ait exprimé du respect pour Infantino est omis, ce qui rendrait la proposition moins absurde et plus digne d'être considérée.
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