
Trump annonce un accord imminent avec l'Iran : entre promesses nucléaires et menaces de bombardement
Le président américain a déclaré au G7 qu'un accord mettant fin au conflit au Moyen-Orient serait signé d'ici vendredi, tout en avertissant Téhéran qu'il serait 'bombardé' en cas de violation.
Depuis la station thermale d'Évian, en France, où se tenait le sommet du G7, le président américain Donald Trump a annoncé mercredi que l'accord conclu avec l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient serait signé « prochainement », peut-être dès jeudi ou vendredi. Cette déclaration, relayée par les agences internationales et la presse du Golfe, confirme l'imminence d'un texte dont une copie a déjà été transmise à Israël. M. Trump a exprimé l'espoir que cet accord serve de prélude à une paix élargie dans toute la région, tout en maintenant une tonalité comminatoire à l'égard de Téhéran.
Selon les informations circulant dans les capitales régionales, l'Iran s'engagerait à ne jamais produire ni acquérir d'arme nucléaire, et Washington « prendrait » l'uranium enrichi iranien, même jugé sans valeur marchande. Des discussions techniques sur le stock nucléaire doivent débuter immédiatement. Le président américain a opposé ce nouveau mémorandum à l'accord de 2015 signé par Barack Obama, qu'il a qualifié de « stupide » et de « voie vers l'arme nucléaire », tandis que le sien serait « un mur contre une arme nucléaire que l'Iran ne possédera jamais ». Il a toutefois prévenu que si Téhéran ne respectait pas ses engagements, les États-Unis seraient prêts à « bombarder l'enfer » hors de l'Iran, reprenant une rhétorique de frappe massive déjà utilisée lors de l'escalade du 28 février.
La dimension maritime de l'accord a précipité le calendrier. La Suisse, qui joue les bons offices, avait initialement prévu une cérémonie de signature en présence vendredi à Lucerne, avec le vice-président américain JD Vance. Mais des sources italiennes et américaines indiquent que médiateurs envisagent une signature électronique dès ce jeudi, afin d'activer sans délai les dispositions relatives au détroit d'Ormuz. La plateforme TankerTrackers a signalé que des pétroliers iraniens ont déjà franchi la zone de blocus imposée par les États-Unis il y a deux mois, et la navigation dans le détroit aurait nettement augmenté, selon les médias arabes. Ce volet logistique illustre l'urgence économique qui sous-tend les négociations.
Si la signature imminente ouvre une perspective de désescalade, la méthode Trump – mêlant promesses de paix et ultimatums de frappe – laisse planer le doute sur la pérennité de l'accord. La presse israélienne, bien que discrète, s'interroge sur les concessions faites à Téhéran, tandis que le président américain a publiquement critiqué la campagne israélienne contre le Hezbollah au Liban, estimant qu'Israël « pourrait faire un bien meilleur travail ». Les chancelleries européennes, échaudées par le retrait unilatéral de Washington de l'accord de 2015, observent avec prudence ce nouveau chapitre, conscients qu'un échec replongerait la région dans un cycle de violences dont le détroit d'Ormuz reste le baromètre.
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La presse du Golfe aborde l'accord avec pragmatisme : la reprise de la navigation dans le détroit d'Ormuz soulage les marchés pétroliers, tout en soulignant les frictions entre Trump et Netanyahou sur la campagne au Liban. L'accord est perçu comme une étape concrète pour geler le programme nucléaire iranien.
La presse latino-américaine célèbre l'accord comme un triomphe de Trump : un 'mur nucléaire' qui empêchera à jamais Téhéran de développer des armes atomiques. Le contraste avec l'accord raté d'Obama est souligné, et la promesse d'une paix durable est exaltée.
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