
Trésors engloutis et cités oubliées : une moisson archéologique redessine les mondes anciens
De l’or byzantin au large de la Croatie aux villes chrétiennes d’Égypte, des découvertes récentes éclairent la circulation des hommes, des biens et des croyances dans l’Antiquité tardive.
Au large de l’île croate de Mljet, l’épave d’un navire byzantin du VIIe ou VIIIe siècle a livré le plus important trésor d’or jamais découvert en Méditerranée sur une épave : plus de 600 grammes de bijoux, de boucles ornées de rubis et d’émeraudes, et un anneau sigillaire à l’effigie impériale. Cette cargaison, dévoilée par l’Institut croate de conservation, atteste du rang élevé des passagers et de la persistance des échanges maritimes de luxe dans une période de repli territorial de l’Empire byzantin.
En Égypte, deux chantiers distincts confirment la vitalité des communautés du delta du Nil et des oasis du désert occidental. À Tell Athar Quesna, une mission du Conseil suprême des antiquités a mis au jour un complexe funéraire des époques tardive et gréco-romaine, renfermant 560 figurines funéraires (ouchebtis) inscrites du Livre des Morts, des amulettes et des poteries importées de Rhodes, témoignant de liens commerciaux avec le monde égéen. Dans l’oasis de Dakhla, les vestiges d’une ville chrétienne complète du IVe siècle – basilique, maisons, tours de guet et fours à pain – ont été exhumés, accompagnés d’un fonds de 200 ostraca en copte et en grec qui documentent transactions et correspondances. Ces deux sites offrent une image contrastée de la religiosité égyptienne, entre traditions pharaoniques tardives et essor du christianisme.
Plus au nord, à Vindolanda, près du mur d’Hadrien, les fouilles dirigées par les archéologues britanniques ont révélé une sculpture romaine en grès représentant un genius, esprit protecteur du foyer, dissimulée sous le sol d’une caserne pendant seize siècles. La figurine, qui tient une corne d’abondance et une patère, illustre la persistance des cultes domestiques dans les garnisons frontalières de Bretagne. Sa découverte dans un contexte archéologique bien daté enrichit le corpus, rare, des représentations sculptées de ces divinités locales.
Enfin, deux découvertes élargissent la perspective chronologique et géographique. En Pologne, plus de 2 000 volontaires participent à la restauration d’un squelette de Mastodonsaurus, amphibien géant du Trias (240 millions d’années), qui deviendra le plus grand spécimen exposé au monde. Au Salvador, un squelette humain de 3 000 ans, mis au jour dans l’ouest du pays, fera l’objet d’analyses isotopiques et génétiques pour préciser les régimes alimentaires et les liens avec les cultures mésoaméricaines du Préclassique. Les prochaines étapes scientifiques incluent l’étude des résidus organiques piégés dans les céramiques égyptiennes et la datation fine des ossements polonais, attendue pour l’automne.
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Les secrets de l'Empire byzantin sont mis au jour, montrant son influence étendue et la sophistication de ses réseaux commerciaux.
En se concentrant sur la richesse matérielle et la signification religieuse, le récit construit un sentiment de grandeur historique et de continuité.
Les découvertes précolombiennes et l'esprit gardien romain ne sont pas mentionnés, réduisant le récit au monde byzantin et paléochrétien.
Le patrimoine antique de l'Égypte continue d'étonner, chaque fouille prouvant sa position centrale dans l'histoire mondiale.
En mettant l'accent sur les liens commerciaux et la conservation des artefacts, le récit positionne l'Égypte comme un pôle historique de la civilisation.
L'or de l'épave byzantine et l'esprit gardien romain sont absents, centrant l'histoire sur le patrimoine antique de l'Égypte.
La science polonaise et l'engagement civique s'unissent pour ramener à la vie un géant préhistorique, démontrant le pouvoir de l'action collective.
En mettant en avant l'aspect bénévole et l'ampleur du projet, le récit présente la restauration comme une réussite nationale et un modèle de participation publique.
Les découvertes romaines, byzantines et précolombiennes sont complètement ignorées ; l'histoire concerne une restauration d'amphibien préhistorique en Pologne.
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