
Téhéran somme Israël de quitter le Liban sud, Washington hausse le ton
Le commandant de la Force Qods iranienne menace d’un retrait forcé similaire à celui de 2000, tandis que les États-Unis exigent de Téhéran qu’il freine ses alliés régionaux.
Le commandant de la Force Qods du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI), le général Esmaïl Qaani, a adressé un ultimatum aux forces israéliennes déployées au Liban sud. Dans un message diffusé sur les réseaux sociaux, il a averti que si Tsahal ne se retirait pas volontairement, elle subirait une expulsion comparable à celle de mai 2000, lorsque l’armée israélienne avait évacué unilatéralement le sud du Liban après dix-huit ans d’occupation. Selon des sources iraniennes, le général Qaani a évoqué les pertes récentes de l’armée israélienne — « cent victimes en moins de quatre jours » — pour souligner la précarité de sa position.
Cette mise en garde s’inscrit dans un concert de pressions régionales. Le Hezbollah, par la voix de son secrétaire général Naïm Qasem, a exigé le retrait total des troupes israéliennes, faute de quoi « aucune zone ne sera sûre » pour elles au Liban sud. Téhéran, de son côté, a lié la cessation des hostilités au Liban à la poursuite des pourparlers avec Washington. Un conseiller du guide suprême iranien, Mohsen Rezaï, a imputé à la Maison Blanche la responsabilité des « agressions et provocations israéliennes », accusant les États-Unis d’être à l’origine de l’escalade actuelle.
Face à ces déclarations, l’administration américaine a adopté une posture de fermeté. Le président Donald Trump a menacé de frappes plus sévères contre l’Iran si celui-ci ne contenait pas ses « proxys » au Liban, appelant Téhéran à cesser ses « activités déstabilisatrices ». Parallèlement, des négociations indirectes entre l’Iran et les États-Unis se sont tenues en Suisse, sous médiation pakistanaise et qatarie. Selon des sources diplomatiques, les deux délégations sont convenues de créer un groupe de prévention des conflits réunissant Washington, Téhéran et Beyrouth, avec pour objectif de faire cesser les combats entre Israël et le Hezbollah.
L’état-major israélien, quant à lui, a qualifié le cessez-le-feu de « très fragile » et a ordonné le maintien d’une « haute préparation au combat ». Le chef d’état-major, le général Eyal Zamir, a indiqué que toutes les ressources de Tsahal étaient mobilisées en vue d’une éventuelle reprise des hostilités. Le dossier libanais se trouve ainsi au cœur d’une triangulation complexe entre menaces militaires, pressions diplomatiques et négociations exploratoires, sans qu’aucune des parties n’ait, à ce stade, annoncé de calendrier précis pour le retrait israélien ou la mise en œuvre du groupe de prévention.
Comment la même histoire est racontée ailleurs.
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Le commandant de la Force Qods avertit les soldats israéliens : si vous ne quittez pas le sud du Liban de votre propre gré, vous serez expulsés dans le déshonneur, comme lors de l'épopée de 2000. En moins de quatre jours, vous avez subi cent pertes ; le choix vous appartient, mais la défaite vous attend.
Le général iranien menace Israël de répéter le retrait humiliant de 2000, lorsque l'armée d'occupation a fui le sud du Liban dans la honte. Si les soldats sionistes ne partent pas volontairement, ils seront expulsés à coups de pied, vaincus et déshonorés comme à l'époque.
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