
Kim Jong Un consolide le statut nucléaire nord-coréen et ordonne un réarmement accéléré
Lors d’une réunion du Parti des travailleurs, le dirigeant a qualifié la dissuasion atomique d’unique rempart face à un environnement sécuritaire mondial imprévisible, imputant aux États-Unis l’aggravation des conflits en Europe et au Moyen-Orient.
Le Comité central du Parti des travailleurs de Corée du Nord, réuni du 20 au 22 juin 2026, a adopté une ligne de renforcement militaire tous azimuts, selon l’agence officielle KCNA. Kim Jong Un y a affirmé que « l’exercice de la position de l’État doté d’armes nucléaires constitue la seule voie pour faire face à une situation sécuritaire internationale imprévisible et complexe ». Il a accusé les États-Unis de nourrir, par leur « avidité gangster », les effusions de sang en Europe et au Moyen-Orient, et a dénoncé la modernisation de la posture nucléaire combinée américano-sud-coréenne, qu’il juge destinée à attaquer Pyongyang. Le dirigeant a ordonné l’accélération de la construction d’un croiseur lance-missiles stratégique de 10 000 tonnes, le renforcement des forces conventionnelles et la fortification de la frontière méridionale.
Cette rhétorique s’inscrit dans la doctrine nord-coréenne de dissuasion « irréversible », réaffirmée depuis l’échec du sommet de Hanoï en 2019 entre Kim Jong Un et Donald Trump. Selon KCNA, le plénum a unanimement reconnu que l’expansion des forces nucléaires est « la manière la plus correcte et unique » de répondre aux manœuvres militaires régionales. Des analystes sud-coréens, cités par la presse brésilienne, estiment que Pyongyang exclut toute négociation sur la dénucléarisation et n’accepterait de discuter qu’en tant qu’État nucléaire, sur un pied d’égalité, éventuellement pour une réduction des armements plutôt qu’un démantèlement. Séoul et Washington sont pointés du doigt pour leurs exercices conjoints, la création d’un groupe consultatif nucléaire trilatéral avec le Japon, et les ambitions sud-coréennes d’acquérir des sous-marins à propulsion nucléaire – autant de justifications avancées par Pyongyang pour légitimer son programme.
Au-delà du volet nucléaire, les décisions du plénum traduisent une mobilisation industrielle et militaire de longue haleine. Kim Jong Un a appelé à moderniser l’industrie charbonnière, pilier énergétique du pays, et à rénover les zones minières pour remédier aux pénuries chroniques. La presse russe souligne que le dirigeant a exigé de « dépasser le monde » en matière de potentiel militaire, avec des plans de construction de nouvelles bases navales et de transformation de la frontière sud en « forteresse ». Ces annonces confirment une trajectoire d’autosuffisance armée, en dépit des sanctions onusiennes et américaines qui frappent le pays depuis 2006.
La péninsule coréenne demeure techniquement en état de guerre, le conflit de 1950-1953 n’ayant été conclu que par un armistice. Les puissances régionales – Chine, Russie, Japon – observent avec inquiétude cette montée en puissance, tandis que les diplomaties occidentales, y compris européennes, ont jusqu’ici échoué à infléchir Pyongyang. La réunion du Parti s’est achevée sans annonce de nouvelles provocations immédiates, mais les ordres de Kim Jong Un engagent une accélération concrète des programmes d’armement. Aucune fenêtre de dialogue n’est ouverte, et la reconnaissance de fait du statut nucléaire nord-coréen semble s’imposer comme un préalable à toute discussion future, selon les observateurs sud-coréens.
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Le dirigeant nord-coréen a déclaré que le statut nucléaire de son pays est irréversible et constitue la seule réponse à la cupidité gangster des États-Unis, qui alimente les effusions de sang en Europe et au Moyen-Orient. Il a ordonné la construction d'un navire de guerre de 10 000 tonnes et l'accélération du renforcement militaire. Pyongyang présente sa posture nucléaire comme un bouclier indispensable face aux ambitions hégémoniques de Washington.
Kim Jong Un a exhorté la Corée du Nord à dépasser le monde entier dans la montée en puissance militaire, présentant l'expansion des forces nucléaires comme la seule réponse adéquate à la détérioration de la sécurité internationale. Il a pointé la modernisation des forces armées régionales avec le soutien américain et les provocations continues du Sud. Le parti au pouvoir a approuvé à l'unanimité l'accélération des capacités défensives du pays pour devancer les menaces mondiales.
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