
L’Iran exclut toute négociation sur ses missiles, Islamabad confirme l’absence du sujet dans l’accord
En visite au Pakistan, le président Pezeshkian a déclaré que le programme balistique ne figurera jamais dans les pourparlers avec Washington, une position corroborée par le premier ministre pakistanais.
Le président iranien Massoud Pezeshkian a affirmé mardi 23 juin à Islamabad que le programme de missiles balistiques de Téhéran « n’a jamais fait partie du mémorandum d’entente signé avec les États-Unis, et n’en fera jamais partie ». Cette déclaration, tenue lors d’une conférence de presse conjointe avec le premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, intervient quelques jours après la publication par Washington du texte intégral de l’accord-cadre en quatorze points. Le dirigeant iranien a justifié l’intangibilité de son arsenal par une logique de dissuasion, estimant que sans ces capacités, « Israël et les États-Unis auraient dévasté l’Iran comme ils l’ont fait à Gaza, sans pitié pour les jeunes ni pour les vieux ».
Shehbaz Sharif, dont le pays a joué un rôle de médiateur aux côtés du Qatar, a confirmé que le mémorandum ne contient « aucune mention des missiles balistiques iraniens » et que la question « n’a jamais été mise sur la table ». Le chef du gouvernement pakistanais a dénoncé un « deux poids, deux mesures » inacceptable, soulignant que certains États possèdent des missiles balistiques sans que cela soit contesté. Selon des sources proches des négociations citées par la presse pakistanaise, des acteurs extérieurs chercheraient à faire dérailler le processus en propageant des informations erronées sur un prétendu volet balistique de l’accord.
Le texte du mémorandum, tel que rendu public par l’administration américaine, prévoit la réouverture du détroit d’Ormuz, l’allègement de certaines restrictions financières visant l’Iran et un cadre pour de futures discussions techniques sur le programme nucléaire. Le seul engagement contraignant en matière d’armement consiste pour Téhéran à ne pas « se procurer ni développer d’armes nucléaires ». Aucune disposition ne limite les capacités balistiques conventionnelles ou la posture militaire plus large de l’Iran. Cette omission marque un recul par rapport aux justifications avancées précédemment par le président Donald Trump pour les opérations militaires américaines, lui qui déclarait lors du sommet du G7 que « les missiles ne sont pas le problème ». Washington maintient toutefois que l’Iran a accepté des inspections de l’AIEA, ce que Téhéran dément, creusant un écart entre les narratifs des deux capitales.
Sur le plan régional, l’accord a déjà produit des effets concrets : l’Organisation maritime internationale a annoncé l’évacuation de plus de 11 000 marins bloqués dans le Golfe, et le trafic dans le détroit d’Ormuz est resté stable. Parallèlement, la présidence libanaise a révélé que Washington étudie un mécanisme tripartite avec Beyrouth et Téhéran pour consolider le cessez-le-feu au Sud-Liban, tandis que l’ambassadeur israélien aux États-Unis met en garde contre une « collision frontale » imminente. Les discussions techniques sur le volet nucléaire doivent se poursuivre, mais l’exclusion explicite du programme balistique, confirmée par les médiateurs, laisse entière une divergence de fond que les chancelleries occidentales considèrent comme un obstacle à un règlement global et durable.
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Le président iranien a averti que sans ses missiles défensifs, l'Iran aurait été rasé comme Gaza par Israël et les États-Unis. Il a souligné que Téhéran ne négociera jamais ses capacités défensives, quelles que soient les circonstances. Cette déclaration présente le programme balistique comme une nécessité existentielle face à des adversaires impitoyables.
Le président iranien a déclaré que le programme balistique ne fait pas partie du mémorandum d'entente avec les États-Unis et ne le sera jamais. Il a défendu ce programme comme un pilier fondamental de la défense nationale, affirmant que sans lui, Israël et les États-Unis auraient détruit l'Iran. Le compte rendu présente les propos de manière factuelle, sans jugement éditorial explicite.
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