
Sberbank met fin aux cartes Visa en devises, accélérant la dédollarisation financière russe
Sberbank cessera de maintenir les cartes Visa et Mastercard en devises inactives à partir de septembre, tout en déployant des automates de change, dans un mouvement plus large de repli des systèmes de paiement occidentaux en Russie.
L'annonce a d'abord semé le trouble : Sberbank, premier établissement bancaire russe, informait ses clients de la fin prochaine du service des cartes Visa en devises. Une clarification est rapidement intervenue, précisant que seules les cartes inactives, aux soldes nuls ou à la fonctionnalité multidevises obsolète, seraient concernées. Selon plusieurs médias russes, cette mesure prendra effet à compter du 1ᵉʳ septembre 2025 (ou 2026, selon les sources), marquant une nouvelle étape dans le démantèlement progressif de l'infrastructure des paiements internationaux en Russie.
Le contexte remonte à mars 2022, lorsque Visa et Mastercard ont suspendu leurs activités en Russie en réaction à l'offensive en Ukraine. Depuis, les transactions domestiques continuent d'être traitées via le système national de cartes de paiement (NSPK), mais les opérations à l'étranger sont impossibles. La Banque centrale russe souligne que le retrait s'opère sans calendrier contraignant, de manière « naturelle », à mesure que les certificats de sécurité des puces arrivent à expiration. La part des cartes Mir, émises par la NSPK, a atteint 85 % du marché, selon les estimations officielles.
Cette transition s'accompagne d'un développement parallèle : Sberbank vient de lancer des automates permettant le change de devises en espèces, sans carte bancaire, pour des sommes limitées à 40 000 roubles. Un service qui vise à la fois les voyageurs russes et les touristes étrangers, illustrant une volonté de maintenir des services en devises tout en se détachant des réseaux occidentaux. L'orientation est claire : bâtir un écosystème monétique souverain, comme l'a souligné le patron de Sberbank, German Gref, plaidant pour une concurrence accrue dans les paiements.
Loin de Moscou, la réalité des paiements est autre : aux États-Unis, la dette des cartes de crédit atteint des records, poussant les ménages vers des programmes de consolidation ou de règlement de dette. La législation fédérale protège en partie les salariés contre un licenciement lié à une saisie sur salaire, reflet d'un quotidien économique sous pression. Ainsi, d'un côté, une sortie orchestrée des systèmes globaux, de l'autre, une lutte pour contenir l'endettement privé. Les prochains mois diront si les banques russes accélèrent le mouvement ou si des solutions hybrides, à l'image des cartes co-badgées Mir-UnionPay, permettront de préserver une connexion minimale au réseau financier mondial.
| Presse russe et CEI | 0.00 | neutral |
|---|---|---|
| Presse européenne continentale | +0.20 | neutral |
Sberbank clarifies that the decision is limited and reassures customers about service continuity.
Through press releases and clarifications, the bank downplays the scope of the news, emphasizing that only unused cards are affected.
It does not mention that the closure is part of a broader withdrawal of international cards in Russia, nor that the currency exchange service is a compensation for lost functionality.
The innovation of currency exchange at ATMs simplifies life for Russian customers.
It omits the closure of Visa cards and presents the new service as progress, shifting focus to a positive aspect.
It makes no mention of the cessation of Visa cards, giving the impression that the bank is only adding services.
Élargis ton regard
Inde : le pouvoir cède sur la faim mais pas sur la démission, la jeunesse maintient la pression
11 langues · 28 sources
Depuis TechnologyMusk reconnaît ses excès politiques tout en promettant une ère d’abondance par l’IA
3 langues · 5 sources
Depuis Science & HealthThérapies géniques : premiers succès cliniques dans la SLA, le syndrome de Bardet-Biedl et la SPG50
4 langues · 6 sources