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Géopolitique et Politiquemardi 23 juin 2026

Keiko Fujimori s’assure une victoire étroite mais irréversible à la présidentielle péruvienne

Keiko Fujimori devance Roberto Sánchez de 43 000 voix après dépouillement quasi complet ; le camp de gauche dénonce un « fraude » et refuse de reconnaître la victoire.

Selon les chiffres publiés par l’Office national des processus électoraux (ONPE) dans la nuit du 23 au 24 juin, la candidate de droite Keiko Fujimori a atteint une avance de 43 386 voix sur son rival de gauche Roberto Sánchez, avec 99,86 % des procès-verbaux dépouillés. Les quelque 40 000 suffrages restant à comptabiliser ne permettent plus de combler l’écart, rendant sa victoire mathématiquement irréversible. Le scrutin du 7 juin, l’un des plus serrés de l’histoire latino-américaine récente, a basculé en faveur de la fille de l’ex-président Alberto Fujimori grâce au vote des Péruviens de l’étranger, où elle recueille plus de 63 % des voix, notamment aux États-Unis et au Japon.

Le camp de Roberto Sánchez, qui se présente comme l’héritier politique de l’ex-président Pedro Castillo – aujourd’hui incarcéré pour tentative d’autogolpe –, a immédiatement dénoncé une « fraude en cours » et annoncé qu’il ne reconnaîtrait pas un gouvernement Fujimori. Son parti, Juntos por el Perú, a demandé l’annulation des votes émis dans les consulats, invoquant des irrégularités administratives dans leur acheminement vers Lima. Le Jury électoral spécial (JEE) a déclaré cette requête irrecevable pour tardiveté et défaut de paiement des taxes électorales. La mission d’observation de l’Union européenne a pour sa part qualifié le second tour de « calme et ordonné », sans relever de situation compromettant l’intégrité du processus. Le parti Fuerza Popular de Mme Fujimori a appelé à attendre le décompte intégral avant toute proclamation, tout en qualifiant la posture de Sánchez d’« antidémocratique ».

Cette victoire, si elle est confirmée par le Jury national des élections (JNE) d’ici la mi-juillet, consacrerait le retour du fujimorisme au pouvoir plus de deux décennies après la chute de l’autocrate Alberto Fujimori, condamné pour corruption et violations des droits humains. Elle s’inscrit dans un basculement à droite de l’Amérique latine, illustré quelques jours plus tôt par l’élection en Colombie du populiste Abelardo de la Espriella. Selon plusieurs analystes de la région, la campagne de Keiko Fujimori a capitalisé sur l’insécurité et la criminalité organisée, thèmes qui préoccupent près de 70 % des Péruviens, en promettant un retour à l’ordre et des mesures militarisées évoquant l’héritage paternel. Roberto Sánchez, de son côté, avait mis l’accent sur le renforcement des institutions et la réduction des inégalités, recueillant ses meilleurs scores dans les régions andines rurales, tandis que Fujimori dominait sur la côte et dans les centres urbains.

Le Pérou, qui a connu neuf présidents en dix ans et où aucun mandat n’est allé à son terme depuis 2016, reste profondément polarisé. La nouvelle présidente, qui prendra ses fonctions le 28 juillet, disposera de la première force parlementaire mais devra négocier des alliances dans un Congrès fragmenté. La contestation du résultat par Sánchez, qui a appelé à des mobilisations de rue et annoncé des recours devant des instances internationales, fait craindre, selon des observateurs péruviens, une prolongation de la crise politique post-électorale, dans un pays où le précédent scrutin de 2021 avait déjà donné lieu à six semaines de contentieux avant la proclamation officielle.

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Le candidat de gauche Sánchez dénonce une fraude en cours, refuse de reconnaître le résultat et exige l'annulation des votes de l'étranger, appelant ses partisans à se mobiliser. Les médias régionaux rapportent ces accusations avec alarme, soulignant parfois l'absence de preuves et le risque d'une crise politique prolongée.

Presse européenne continentale
DétachementPragmatisme

Le candidat de gauche au Pérou a demandé l'annulation des votes de l'étranger au second tour, alors que le décompte le montre en retard d'environ 40 000 voix sur sa rivale conservatrice. Les autorités électorales examinent encore les procès-verbaux contestés avant de déclarer un vainqueur.

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Keiko Fujimori s’assure une victoire étroite mais irréversible à la présidentielle péruvienne

Keiko Fujimori devance Roberto Sánchez de 43 000 voix après dépouillement quasi complet ; le camp de gauche dénonce un « fraude » et refuse de reconnaître la victoire.

Selon les chiffres publiés par l’Office national des processus électoraux (ONPE) dans la nuit du 23 au 24 juin, la candidate de droite Keiko Fujimori a atteint une avance de 43 386 voix sur son rival de gauche Roberto Sánchez, avec 99,86 % des procès-verbaux dépouillés. Les quelque 40 000 suffrages restant à comptabiliser ne permettent plus de combler l’écart, rendant sa victoire mathématiquement irréversible. Le scrutin du 7 juin, l’un des plus serrés de l’histoire latino-américaine récente, a basculé en faveur de la fille de l’ex-président Alberto Fujimori grâce au vote des Péruviens de l’étranger, où elle recueille plus de 63 % des voix, notamment aux États-Unis et au Japon.

Le camp de Roberto Sánchez, qui se présente comme l’héritier politique de l’ex-président Pedro Castillo – aujourd’hui incarcéré pour tentative d’autogolpe –, a immédiatement dénoncé une « fraude en cours » et annoncé qu’il ne reconnaîtrait pas un gouvernement Fujimori. Son parti, Juntos por el Perú, a demandé l’annulation des votes émis dans les consulats, invoquant des irrégularités administratives dans leur acheminement vers Lima. Le Jury électoral spécial (JEE) a déclaré cette requête irrecevable pour tardiveté et défaut de paiement des taxes électorales. La mission d’observation de l’Union européenne a pour sa part qualifié le second tour de « calme et ordonné », sans relever de situation compromettant l’intégrité du processus. Le parti Fuerza Popular de Mme Fujimori a appelé à attendre le décompte intégral avant toute proclamation, tout en qualifiant la posture de Sánchez d’« antidémocratique ».

Cette victoire, si elle est confirmée par le Jury national des élections (JNE) d’ici la mi-juillet, consacrerait le retour du fujimorisme au pouvoir plus de deux décennies après la chute de l’autocrate Alberto Fujimori, condamné pour corruption et violations des droits humains. Elle s’inscrit dans un basculement à droite de l’Amérique latine, illustré quelques jours plus tôt par l’élection en Colombie du populiste Abelardo de la Espriella. Selon plusieurs analystes de la région, la campagne de Keiko Fujimori a capitalisé sur l’insécurité et la criminalité organisée, thèmes qui préoccupent près de 70 % des Péruviens, en promettant un retour à l’ordre et des mesures militarisées évoquant l’héritage paternel. Roberto Sánchez, de son côté, avait mis l’accent sur le renforcement des institutions et la réduction des inégalités, recueillant ses meilleurs scores dans les régions andines rurales, tandis que Fujimori dominait sur la côte et dans les centres urbains.

Le Pérou, qui a connu neuf présidents en dix ans et où aucun mandat n’est allé à son terme depuis 2016, reste profondément polarisé. La nouvelle présidente, qui prendra ses fonctions le 28 juillet, disposera de la première force parlementaire mais devra négocier des alliances dans un Congrès fragmenté. La contestation du résultat par Sánchez, qui a appelé à des mobilisations de rue et annoncé des recours devant des instances internationales, fait craindre, selon des observateurs péruviens, une prolongation de la crise politique post-électorale, dans un pays où le précédent scrutin de 2021 avait déjà donné lieu à six semaines de contentieux avant la proclamation officielle.

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Le candidat de gauche Sánchez dénonce une fraude en cours, refuse de reconnaître le résultat et exige l'annulation des votes de l'étranger, appelant ses partisans à se mobiliser. Les médias régionaux rapportent ces accusations avec alarme, soulignant parfois l'absence de preuves et le risque d'une crise politique prolongée.

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Le candidat de gauche au Pérou a demandé l'annulation des votes de l'étranger au second tour, alors que le décompte le montre en retard d'environ 40 000 voix sur sa rivale conservatrice. Les autorités électorales examinent encore les procès-verbaux contestés avant de déclarer un vainqueur.

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