
Multinationales suisses : la vigueur des ventes ne sauve pas les profits au premier semestre
Swatch Group déçoit avec un bénéfice net de 16 millions, loin des attentes, tandis que Schindler, Novartis et Julius Bär dépassent les prévisions de résultat opérationnel, dans un contexte de franc fort.
Les résultats semestriels des grands groupes helvétiques publiés mardi dessinent un tableau contrasté : une dynamique commerciale souvent robuste en monnaies locales, mais une profitabilité sous pression, notamment en raison de l’appréciation du franc et de facteurs géopolitiques. Swatch Group incarne cette dichotomie : ses ventes ont progressé de 8,5 % hors effets de change, pourtant le bénéfice net a reculé de 5,8 % à 16 millions de francs, très en deçà des 95 millions anticipés par les analystes européens. Cette contre-performance s’explique par un impact de change négatif de près de 200 millions de francs et par le choix du groupe de renoncer au chômage partiel, ce qui a pesé sur les marges. Paradoxalement, l’horloger biennois revendique d’importants gains de parts de marché dans une branche dont les exportations ont cédé 0,7 % sur six mois, signe d’une demande soutenue pour son portefeuille de marques.
À l’inverse, d’autres fleurons suisses ont amélioré leur rentabilité opérationnelle. Schindler, le constructeur d’ascenseurs, a vu son chiffre d’affaires reculer de 0,7 % en francs mais a accru son EBIT ajusté de 1,9 % à 379 millions, portant la marge à 13,9 %. La direction attribue ce gain à des hausses de prix et à une optimisation du mix produits. Novartis renoue avec une croissance de 3 % de ses revenus à 14,4 milliards de dollars, après un premier trimestre plombé par l’arrivée de génériques pour des blockbusters. Bien que le bénéfice net ait chuté de 3,3 à 4,0 milliards en raison de charges fiscales plus élevées, le résultat opérationnel « core » de 5,9 milliards a dépassé de 600 millions le consensus de marché. La banque privée Julius Bär a quant à elle plus que doublé son résultat net semestriel à 673 millions de francs, bénéficiant de l’absence des provisions sur crédits qui avaient grevé l’exercice précédent et d’une activité clientèle soutenue sur des marchés volatils, les actifs sous gestion atteignant un niveau record de 547 milliards.
Du côté américain, General Motors a annoncé une baisse de 31 % de son profit trimestriel à 1,3 milliard de dollars, affecté par des provisions liées aux véhicules électriques et par des coûts tarifaires, mais le constructeur a relevé sa prévision de bénéfice par action ajusté pour l’année, la situant entre 12 et 14 dollars. Les analystes nord-américains ont salué la résilience des volumes au Brésil, où les livraisons ont bondi de 23 %, tandis que les ventes mondiales reculaient de 7,2 %. En Europe, l’attention se porte surtout sur la capacité des exportateurs suisses à répercuter la force du franc et à comprimer leurs coûts.
Les prochains mois seront déterminants. Swatch Group anticipe un net rebond de sa rentabilité au second semestre, porté par une meilleure absorption de ses capacités industrielles, une accélération déjà confirmée en mai, juin et juillet. Schindler maintient son objectif de croissance organique basse à moyenne et une marge EBIT de 13 %, sous réserve d’absence d’événements imprévus. Novartis table sur une progression modeste de ses ventes à taux constants et une légère contraction de son résultat « core » sur l’année, laissant penser que le creux des expirations de brevets est désormais franchi. Julius Bär réaffirme sa cible de croissance des apports nets d’argent frais de 4 à 5 % d’ici 2028, tout en poursuivant la mise en conformité de son dispositif de gestion des risques. Les prochaines publications trimestrielles et les décisions des banques centrales sur les taux d’intérêt constitueront les jalons à surveiller, car une volatilité monétaire persistante demeure le principal aléa pour ces champions industriels et financiers.
| Presse européenne continentale | +0.20 | neutral |
|---|---|---|
| Presse latino-américaine | −0.10 | neutral |
| Presse d'Asie du Sud-Est | −0.60 | critical |
| Presse du Golfe arabe | −0.30 | critical |
Les entreprises suisses montrent que les réductions de coûts fonctionnent, même lorsque les ventes stagnent.
Mettre en avant les améliorations de marges et les records de bénéfices tout en minimisant les baisses de revenus comme temporaires ou liées aux devises.
Ne mentionne pas que le bénéfice de Swatch a manqué les attentes des analystes d'un facteur six.
Le marché envoie des signaux mitigés : 3M prospère, GM peine.
Présenter les résultats positifs et négatifs côte à côte sans commentaire, laissant les chiffres parler d'eux-mêmes.
Ne relie pas la baisse du bénéfice de GM aux tendances sectorielles plus larges ni ne la compare aux entreprises suisses.
L'effondrement du bénéfice de Swatch est un échec clair, bien en dessous de toute attente raisonnable.
Dramatiser l'écart entre le bénéfice réel et les prévisions des analystes pour présenter le résultat comme une déception majeure.
Ne mentionne pas que Swatch a gagné des parts de marché ou que les ventes à taux de change constants ont augmenté de 8,5%.
Swatch fait face à une baisse de bénéfice mais est confiante dans un rebond ; l'histoire n'est pas finie.
Reconnaître le résultat négatif mais l'associer immédiatement à des déclarations prospectives pour atténuer le choc et maintenir un ton neutre-optimiste.
Ne met pas en évidence l'ampleur du manque à gagner par rapport aux attentes des analystes (16 millions contre 95 millions).
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