
Jérémy Doku, forfait face à l’Iran, et la polémique de la paternité
Le joueur belge est indisponible pour le match crucial de la Belgique contre l’Iran, tandis que son désir d’assister à la naissance de son enfant divise l’opinion.
Le sélectionneur belge Rudy Garcia devra se passer de Jérémy Doku pour le match décisif du groupe G contre l’Iran, ce dimanche à Los Angeles. Le dynamiteur de Manchester City est terrassé par une infection respiratoire qui a provoqué une rechute juste avant l’entraînement de groupe. Après un match nul (1-1) frustrant face à l’Égypte, la Belgique n’a plus le droit à l’erreur, mais elle avance diminuée : Romelu Lukaku, pas encore apte à débuter, manque lui aussi à l’appel.
Le jeune ailier de 24 ans incarne pourtant les promesses d’une sélection belge en transition, toujours portée par ses derniers grands noms mais en quête de certitudes. Face aux Pharaons, entravé par son état, Doku n’était que l’ombre du joueur capable d’éliminer en un contre-un. Avec sa mise hors de combat, c’est tout un pan du plan belge qui s’effondre. En conférence de presse, le manager sportif Vincent Mannaert a annoncé que le joueur était sous antibiotiques et que le staff se concentrait désormais sur son rétablissement en vue de la troisième journée.
Mais au-delà de l’épisode viral, une autre interrogation, plus intime, pèse sur la suite du tournoi des Diables Rouges. Avant même le coup d’envoi du Mondial, Jérémy Doku confiait son intention d’assister à la naissance de son premier enfant, prévue pour la deuxième semaine de juillet — en pleine phase éliminatoire. « Si vous me demandez ce que j’aimerais, la réponse est simple : personne ne veut rater la naissance de son premier enfant », a-t-il déclaré, tout en reconnaissant la complexité de la situation. La fédération belge, soucieuse de préserver l’équilibre de son joueur, envisage un aller-retour éclair en jet privé.
Ces propos ont provoqué une tempête médiatique, notamment en France, où la chroniqueuse France Pierron de L’Équipe a jugé que l’attaquant devait faire passer le Mondial avant tout, qualifiant le père d’« inutile » lors de l’accouchement. Des termes qui ont suscité une vague d’indignation, bien au-delà des frontières. L’ancien champion olympique Brahim Asloum, présent sur le même plateau, a rétorqué qu’« un enfant, c’est toute une vie », tandis que de nombreux observateurs francophones, du Québec à Bruxelles, ont défendu la légitimité du choix paternel. Face au tollé, France Pierron a présenté ses excuses, affirmant que son intention n’avait jamais été de minimiser le rôle des pères.
En attendant, sur le terrain, la Belgique joue son avenir immédiat sans l’une de ses armes principales. Une victoire face à l’Iran est impérative pour aborder sereinement la dernière journée face à la Nouvelle-Zélande et éviter une sortie de route prématurée. Au-delà de l’enjeu sportif, c’est la capacité du collectif à gérer les aspérités humaines qui déterminera, peut-être, la trajectoire d’une génération qui rêve encore d’écrire une grande page de son histoire.
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La couverture sud-est asiatique présente la décision de Doku comme un choix humain et familial : le joueur souhaite être auprès de sa femme pour la naissance de leur premier enfant, même si cela implique de quitter le camp belge pendant la Coupe du Monde. L'accent est mis sur les valeurs familiales, sans aucune critique.
Les médias iraniens considèrent l'absence potentielle de Doku comme un atout pour leur équipe nationale : l'ailier le plus redouté pourrait manquer le match contre l'Iran, soulageant la pression sur leurs défenseurs. La couverture est pragmatique, avec un soupçon de soulagement.
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