
Mondial 2026 : l’entraîneur argentin Beccacece quitte l’Équateur après l’élimination
Le technicien a confirmé son départ après la défaite 2-0 face au Mexique en seizièmes de finale, clôturant un cycle de deux ans marqué par des succès historiques et une fin amère.
La défaite de l’Équateur face au Mexique (2-0) en seizièmes de finale du Mondial 2026, mardi 30 juin au stade Azteca, a scellé le sort de Sebastián Beccacece. L’entraîneur argentin a annoncé son départ, conformément à un contrat qui prenait fin avec l’élimination de la Tri. « Mon contrat se terminait avec la Coupe du monde, aujourd’hui la Coupe du monde est terminée », a-t-il déclaré après une longue réunion avec ses joueurs. Les buts de Julián Quiñones et Raúl Jiménez, conjugués à l’expulsion de Piero Hincapié, ont mis un terme brutal à un parcours qui avait pourtant suscité l’espoir de tout un pays.
Arrivé en août 2024 pour succéder à Félix Sánchez Bas, Beccacece avait redressé une sélection alors en proie au doute. Sous sa direction, l’Équateur a terminé deuxième des éliminatoires sud-américaines, derrière l’Argentine, avec des victoires de prestige contre l’Albiceleste (1-0) et, surtout, contre l’Allemagne (2-1) en phase de groupes du Mondial. Ce succès contre la Mannschaft, arraché après un nul contre Curaçao et une défaite initiale face à la Côte d’Ivoire, avait déclenché des scènes de liesse : l’entraîneur avait escaladé les grilles pour embrasser son épouse en tribunes, un geste largement relayé par la presse allemande. Pourtant, la dynamique s’est brisée net face au Mexique, où l’équipe n’a jamais retrouvé son allant, comme l’a reconnu le sélectionneur mexicain Javier Aguirre, surpris par le manque de pressing équatorien.
Les réactions dans la presse latino-américaine oscillent entre reconnaissance et amertume. Les médias argentins et équatoriens soulignent le bilan chiffré honorable (9 victoires, 12 nuls, 3 défaites en 24 matchs) et l’émotion dans le vestiaire, où Beccacece a reçu les remerciements de cadres comme Enner Valencia. Au Brésil, on relève surtout la fin d’un cycle qui laisse un goût d’inachevé pour une génération talentueuse (Caicedo, Páez). La presse allemande, de son côté, rappelle le contraste saisissant entre l’euphorie du succès contre la Nationalelf et la sortie précoce, tout en mentionnant les critiques virulentes essuyées par le technicien avant le match décisif, y compris des insultes visant sa famille.
Ce départ s’inscrit dans une hécatombe d’entraîneurs à ce stade du tournoi : Beccacece est le septième à quitter son poste depuis le début de la compétition. La Fédération équatorienne doit désormais lui trouver un successeur, avec la mission de capitaliser sur les fondations posées. « Nous avons construit un héritage, je pars avec gratitude et la conviction que ces jeunes iront loin », a conclu l’Argentin, qui a aussi annoncé la retraite internationale de Valencia et du gardien Hernán Galíndez. L’Équateur, qui n’a franchi qu’une seule fois les huitièmes de finale (en 2006), voit s’éloigner une nouvelle occasion de marquer l’histoire.
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Ce bloc de presse ne rapporte pas le départ de Sebastián Beccacece comme entraîneur de l'Équateur, se concentrant plutôt sur des actualités locales, des divertissements et d'autres sports.
La presse européenne continentale présente la démission de Beccacece comme une conséquence de l'élimination et de son comportement peu professionnel, soulignant ses retards et ses plaintes. Le ton est critique et légèrement ironique, centré sur la controverse.
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