
Meliá quitte Cuba : le blocus américain met fin à 36 ans d’activité hôtelière
L’entreprise espagnole invoque l’impossibilité d’une stabilité opérationnelle minimale face au durcissement de l’embargo et au blocus pétrolier imposé par Washington.
Le groupe hôtelier espagnol Meliá a annoncé, mardi 21 juillet, la cessation de l’ensemble de ses activités à Cuba à compter du vendredi 24 juillet. Cette décision met un terme à une présence de 36 ans sur l’île, où la chaîne exploitait 34 établissements totalisant plus de 14 000 chambres, et fait suite à un premier retrait partiel en juin dernier, lorsque 15 hôtels gérés avec le conglomérat militaire Gaesa avaient déjà été fermés.
Dans un communiqué transmis au régulateur boursier espagnol, la direction de Meliá justifie ce retrait par les « importantes difficultés opérationnelles, juridiques, économiques et financières » qui rendent « impossible, de facto et de jure, une stabilité opérationnelle minimale ». Le groupe pointe directement les sanctions américaines renforcées depuis le début de l’année : un embargo commercial déjà en vigueur depuis 1962, auquel s’est ajouté en janvier un blocus pétrolier n’ayant autorisé qu’un seul pétrolier russe, et un décret signé le 1er mai par le président Donald Trump menaçant les entreprises étrangères collaborant avec des entités cubaines sanctionnées.
La presse économique espagnole souligne que cette sortie complète aura des répercussions financières encore en cours d’évaluation, que Meliá détaillera lors de la publication de ses résultats semestriels. La filiale portugaise du groupe, par laquelle il opérait à Cuba, s’efforce d’organiser une transition ordonnée pour limiter l’impact sur les employés, les fournisseurs et les clients. Au premier trimestre, le taux d’occupation des hôtels cubains de Meliá était tombé à 34,1 %, contre 58,8 % en moyenne pour l’ensemble de son portefeuille, et le revenu par chambre disponible (RevPAR) s’établissait à 34,4 euros, bien en deçà des 84 euros de la moyenne du groupe.
Ce départ s’inscrit dans un mouvement plus large de désengagement d’entreprises étrangères, notamment une compagnie minière et une banque, selon des médias francophones. Il illustre la pression croissante exercée par Washington sur les partenaires commerciaux de La Havane, alors que l’île traverse une crise énergétique et économique aggravée par la raréfaction du carburant. La prochaine échéance à surveiller sera la publication des comptes semestriels de Meliá, qui précisera l’impact financier de cette sortie et pourrait donner des indications sur la stratégie du groupe dans la région.
| Presse latino-américaine | −0.30 | critical |
|---|---|---|
| Presse atlantique / anglosphère | 0.00 | neutral |
| Presse européenne continentale | −0.10 | neutral |
Cuba est victime du blocus américain, qui force les entreprises étrangères à quitter l'île.
La répétition du terme 'blocus' associe automatiquement la cause à la politique étrangère américaine, sans considérer d'autres facteurs économiques internes.
Ne mentionne pas le lien avec le groupe Gaviota, lié à l'armée cubaine, ni la sortie partielle antérieure de juin.
Washington exerce une pression croissante qui rend impossible d'opérer à Cuba.
L'utilisation de 'pression' et 'sanctions' comme faits objectifs, sans attribuer de blâme, mais en reconnaissant implicitement la force extérieure.
N'utilise pas le terme 'blocus' et ne mentionne pas le lien avec le groupe Gaviota ni la présence de 30 ans.
Le blocus américain et les sanctions ont rendu la présence de Meliá à Cuba insoutenable.
En alternant 'blocus' et 'pression', on crée un récit de causes multiples mais toutes externes.
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