
Liverpool : Jeff Bezos courtisé pour un investissement à 6 milliards de dollars
Un consortium mené par Amit Bhatia, gendre du magnat de l’acier Lakshmi Mittal, négocie l’achat d’une part minoritaire du club anglais, avec le fondateur d’Amazon comme possible partenaire.
La direction de Fenway Sports Group (FSG), propriétaire du Liverpool FC, a confirmé mardi être entrée en négociations avec un consortium d’investisseurs emmené par l’homme d’affaires britannico-indien Amit Bhatia. L’objectif : céder une participation minoritaire, évaluée à environ 30 % du capital, pour un montant avoisinant 1,35 milliard de livres sterling (1,5 milliard d’euros). Selon plusieurs médias britanniques, le fondateur d’Amazon, Jeff Bezos, a été approché pour se joindre à ce tour de table, sans qu’aucune décision définitive n’ait été arrêtée à ce stade.
Cette opération s’inscrit dans la stratégie de long terme de FSG, qui avait déjà ouvert son capital en 2023 en cédant une fraction minoritaire au fonds d’investissement Dynasty Equity. Le groupe américain, également propriétaire des Boston Red Sox, avait acquis Liverpool en 2010 pour 300 millions de livres, alors que le club était au bord de la faillite. Aujourd’hui, la valorisation envisagée dépasse les 6 milliards de dollars, un record pour une équipe de football mise partiellement en vente. La presse russe, citant le Financial Times, souligne l’ampleur de cette somme, qui reflète l’attractivité persistante des grands clubs de Premier League auprès des capitaux internationaux.
Amit Bhatia, 46 ans, n’est pas un inconnu dans le football anglais. Ancien copropriétaire et directeur du Queens Park Rangers, il a cédé ses parts le jour même de l’annonce des discussions avec Liverpool. Gendre du milliardaire indien Lakshmi Mittal, dont la fortune est estimée à plus de 30 milliards de dollars, il dispose de relais financiers solides. L’arrivée potentielle de Jeff Bezos, quatrième fortune mondiale avec 257 milliards de dollars selon Forbes, ajouterait une dimension supplémentaire à ce projet. Les médias indonésiens et arabes relaient largement cette information, y voyant la confirmation de l’appétit des grandes fortunes technologiques pour le sport européen.
Du côté de Bezos, l’intérêt pour le sport n’est pas nouveau. Il avait déjà exploré, sans succès, le rachat de franchises de NFL comme les Seattle Seahawks ou les Washington Commanders, et s’était positionné sur des équipes de NBA. La presse américaine rappelle que le milliardaire a vendu pour plus de 30 milliards de dollars d’actions Amazon ces dernières années, libérant des liquidités considérables. Si sa participation se confirmait, elle marquerait un tournant dans la financiarisation du football, où les fonds souverains et les grandes fortunes côtoient désormais les géants de la tech. Pour l’heure, FSG conserverait le contrôle majoritaire, mais l’entrée de tels investisseurs pourrait accélérer la course aux armements financiers en Premier League.
| Presse atlantique / anglosphère | 0.00 | neutral |
|---|---|---|
| Presse indienne et sud-asiatique | +0.60 | aligned |
Le consortium dirigé par Amit Bhatia, ancien copropriétaire de QPR, cherche à acquérir une participation minoritaire dans le Liverpool FC, FSG confirmant les discussions.
En mettant l'accent sur le départ de Bhatia de QPR et les détails commerciaux, le récit présente l'accord comme une transaction commerciale de routine, minimisant toute fierté nationaliste.
Le récit omet la conversion de la valeur de l'accord en roupies indiennes et toute célébration de l'investissement indien, gardant l'accent sur le processus commercial.
Le consortium soutenu par la famille Mittal, dirigé par Amit Bhatia, fait un pas audacieux pour acquérir une participation minoritaire dans Liverpool, montrant la puissance financière indienne sur la scène mondiale.
En convertissant la valeur en dollars en roupies et en soulignant l'implication de la famille Mittal, le récit transforme une affaire commerciale en une réussite nationale, faisant appel au sentiment patriotique.
Le récit omet le départ récent de Bhatia de QPR, qui pourrait impliquer un conflit d'intérêts ou un changement de focus, pour maintenir une image positive.
Élargis ton regard
L’Iran menace de représailles après la frappe d’un navire en mer Caspienne
6 langues · 12 sources
Depuis Economy & MarketsFace aux tarifs américains, le Brésil saisit une OMC paralysée
4 langues · 7 sources
Depuis TechnologyLa flambée des coûts de mémoire menace les smartphones d’entrée de gamme
4 langues · 7 sources