
Le prince George rejoindra Eton College, perpétuant une tradition royale britannique
À 13 ans, le futur roi intégrera en septembre l’internat d’élite anglais, dont les frais annuels dépassent 63 000 livres, confirmant l’ancrage monarchique dans les institutions de l’establishment.
Le palais de Kensington a officialisé mardi l’inscription du prince George à Eton College pour la rentrée de septembre, mettant fin à des années de spéculations relayées par la presse mondiale. Fils aîné du prince William et de Kate Middleton, le jeune garçon, qui fêtera ses 13 ans en juillet, suivra ainsi les traces de son père et de son oncle Harry, tous deux anciens élèves de ce pensionnat situé dans le Berkshire, à quelques minutes du château de Windsor. La nouvelle, d’abord révélée par le Daily Mail il y a quatre ans, a été largement commentée, des médias brésiliens à la presse indienne, en passant par les journaux italiens et la télévision russe, soulignant l’intérêt planétaire pour les choix éducatifs de la famille royale britannique.
Fondé en 1440 par le roi Henri VI, Eton College est l’un des internats masculins les plus exclusifs au monde, accueillant environ 270 élèves par an, de 13 à 18 ans. Il a formé vingt premiers ministres du Royaume-Uni, d’innombrables aristocrates et des figures culturelles comme George Orwell ou Ian Fleming. Les frais de scolarité s’élèvent à 63 000 livres sterling par an, soit plus de 67 000 francs suisses ou environ 300 000 réals brésiliens, auxquels s’ajoute désormais une TVA de 20 % récemment imposée aux écoles privées, comme le rappelle la presse russophone. Ce tarif place Eton parmi les établissements les plus onéreux d’Europe, comparable aux pensions helvétiques d’élite telles que Le Rosey, mais à l’opposé du modèle français où l’excellence scolaire reste largement associée aux lycées publics prestigieux comme Henri-IV ou Louis-le-Grand.
Le choix d’Eton marque une rupture avec la tradition initiée par le prince Philip, qui avait envoyé le roi Charles à Gordonstoun en Écosse. William et Harry avaient déjà brisé cette lignée dans les années 1990, et George perpétue désormais cette nouvelle norme dynastique. La proximité géographique a pesé : la résidence familiale d’Adelaide Cottage se trouve à seulement quinze minutes en voiture, un argument souligné par les médias indiens. La princesse Charlotte et le prince Louis poursuivent quant à eux leur scolarité à la Lambrook School, une école préparatoire mixte, laissant ouverte la question de leur futur parcours, relève la presse italienne.
Pour un lectorat francophone, cette décision illustre la persistance d’un modèle éducatif aristocratique où l’internat fonctionne comme un creuset de reproduction des élites. À l’heure où le Royaume-Uni débat de la suppression des avantages fiscaux pour les écoles privées, l’inscription du prince George à Eton réaffirme le lien indéfectible entre la monarchie et les institutions qui ont façonné son establishment. Elle préfigure aussi la formation d’un futur roi dans un environnement qui valorise le réseau, la tradition et une certaine idée du service public à l’anglaise, tout en rappelant que, dans une Europe traversée par des questionnements sur l’égalité des chances, les voies royales de l’élitisme conservent leur pouvoir d’attraction.
Comment la même histoire est racontée ailleurs.
2 groupes éditoriaux · 8 langues
L'annonce de l'entrée du prince George à Eton est centrée sur le coût annuel astronomique – plus de 300 000 reals – et sur le statut de bastion du privilège de l'école. La couverture adopte un ton sceptique, s'interrogeant sur l'accessibilité de ces institutions d'élite, même pour un futur monarque.
L'inscription du prince George à Eton est présentée comme une continuation naturelle de la tradition royale, son père et son oncle y ayant étudié. La couverture mentionne les frais de scolarité de manière factuelle, conservant un ton neutre et descriptif.
Articles liés
Brésil : Eduardo Bolsonaro condamné à la prison pour avoir orchestré des pressions depuis Washington
5 langues · 16 sources
PolitiqueLéon XIV salue l’accord de paix américano-iranien et appelle à une fin définitive de la guerre
7 langues · 11 sources
GéopolitiqueLa cathédrale de la Dormition à Kiev endommagée : deux ans de travaux et une guerre des récits
7 langues · 9 sources