
Le Nikkei franchit brièvement les 70 000 points, une première historique après le relèvement des taux japonais
La Bourse de Tokyo a atteint un sommet inédit mardi, portée par une décision conforme aux attentes de la Banque du Japon, tandis que les autres places asiatiques tempéraient l’optimisme lié à l’accord entre Washington et Téhéran.
L’indice phare de la Bourse de Tokyo, le Nikkei 225, a franchi mardi en séance le seuil symbolique des 70 000 points pour la première fois de son histoire, culminant à 70 020,68 points, avant de clôturer en hausse de 0,12 % à 69 404,50 points. Ce mouvement a suivi l’annonce par la Banque du Japon (BoJ) d’un relèvement d’un quart de point de son taux directeur, porté à 1 %, son plus haut niveau depuis trente et un ans. L’institution a toutefois signalé qu’elle n’envisageait pas de resserrement précipité, ce qui a rassuré les investisseurs nippons après une matinée d’attentisme. Le yen est resté remarquablement stable autour de 160 pour un dollar, un seuil que les cambistes considèrent comme une ligne rouge susceptible de déclencher une intervention des autorités japonaises.
Dans le reste de l’Asie, la tonalité était plus mitigée. L’indice élargi Topix a cédé 0,2 %, tandis que le Kospi sud-coréen a inscrit un nouveau record, soutenu par les valeurs technologiques. Les places de Shanghai et de Hong Kong ont effacé leurs gains initiaux, le MSCI Asie-Pacifique hors Japon terminant quasi inchangé. Les marchés du Golfe et d’Asie du Sud-Est ont, eux, digéré l’essoufflement de l’optimisme né la veille de l’accord préliminaire entre Washington et Téhéran. Les cours du brut, qui avaient touché un plus bas de trois mois, se sont stabilisés autour de 83 dollars le baril, les armateurs jugeant qu’un retour à la normale dans le détroit d’Ormuz prendrait plusieurs semaines.
La presse économique italienne et les analystes basés à Singapour soulignent que la décision de la BoJ a d’abord été accueillie avec soulagement, car elle ne préfigure pas un cycle de hausse agressif. Mais le repli du Topix et l’effacement des gains à Hong Kong révèlent une prudence persistante face aux incertitudes géopolitiques mondiales. Les investisseurs européens, qui avaient salué l’accord iranien la veille, ont nuancé leur enthousiasme en constatant que la confiance des transporteurs maritimes restait fragile, ce qui a pesé sur les valeurs énergétiques et logistiques.
L’attention se tourne désormais vers la conférence de presse du gouverneur de la BoJ, dont les propos sur la trajectoire future des taux et le calendrier de réduction des achats d’obligations d’État – repoussé à avril 2027 – seront scrutés. Le yen, maintenu à un niveau proche de 160 pour un dollar, demeure au cœur des préoccupations : toute nouvelle dépréciation pourrait provoquer une intervention de Tokyo. Au-delà du Japon, les investisseurs surveillent les prochaines décisions des grandes banques centrales, alors que le reflux de l’euphorie liée au dossier iranien rappelle la fragilité des équilibres au Moyen-Orient et leur impact immédiat sur les chaînes d’approvisionnement mondiales.
Comment la même histoire est racontée ailleurs.
2 groupes éditoriaux · 3 langues
L'indice Nikkei 225 a brièvement franchi les 70 000 points pour la première fois, porté par la hausse attendue des taux de la Banque du Japon. Il a clôturé à un nouveau record, tandis que le TOPIX plus large a légèrement reculé. La réaction du marché est restée calme et conforme aux prévisions.
Le Nikkei a dépassé les 70 000 points après que la BoJ a décidé de suspendre la réduction de ses achats d'obligations jusqu'en 2027 et de relever ses taux à 1 %, leur plus haut niveau en 31 ans. Le yen s'est affaibli et ces mesures étaient largement anticipées. Cette décision souligne l'approche prudente de la banque centrale.
Articles liés
Tensions dans la Manche : un navire russe tire des coups de semonce contre un yacht britannique
9 langues · 37 sources
GéopolitiqueWashington lève les sanctions pétrolières contre l’Iran dès la signature du mémorandum
7 langues · 13 sources
SportAC Milan mise sur Ruben Amorim pour tourner la page d’une saison désastreuse
6 langues · 14 sources