
Le G7 appuie l’accord Iran-États-Unis et mise sur une sécurisation du détroit d’Ormuz
Les dirigeants des Sept saluent une « opportunité historique » pour empêcher Téhéran d’accéder à l’arme nucléaire, tout en conditionnant tout allègement à un changement de comportement régional.
Réunis en France, les chefs d’État et de gouvernement du G7 ont apporté un soutien appuyé à l’accord annoncé entre Washington et Téhéran, saluant une « opportunité historique » de priver l’Iran de l’arme nucléaire et de répondre aux menaces balistiques et régionales qu’il fait peser. Dans une déclaration commune diffusée dans la nuit de mardi à mercredi, les Sept se sont dits prêts à contribuer à la mise en œuvre de ce compromis, dont la signature est attendue vendredi en Suisse. Ils insistent sur le rôle central joué par le président Donald Trump et les pays médiateurs, tout en soulignant que l’accord doit s’inscrire dans une refonte plus large des équilibres au Moyen-Orient.
Au cœur des préoccupations du G7 figure la liberté de circulation dans le détroit d’Ormuz, qualifiée de « pierre angulaire du commerce international ». Les dirigeants ont réaffirmé le droit de passage sans entraves ni taxes, et annoncé leur intention de réduire la dépendance énergétique à ce goulet stratégique, notamment en diversifiant les routes d’approvisionnement et en augmentant les stocks. Une initiative de défense multinationale, pilotée par la France et le Royaume-Uni, a été mise en avant : elle vise à escorter les navires commerciaux, rassurer les opérateurs de transport maritime et vérifier les opérations de déminage, afin de faciliter une reprise durable du trafic dans cette zone sous tension.
La dimension régionale de l’accord a été précisée par le vice-président américain J. D. Vance, qui a affirmé que le règlement inclurait également Israël, le Liban et les États du Golfe. Cette approche élargie entend traiter les foyers de crise interconnectés, à commencer par le Liban, où le G7 soutient un cessez-le-feu immédiat et les efforts des autorités libanaises pour désarmer le Hezbollah et instaurer le monopole de l’État sur la force armée. Les capitales occidentales conditionnent toute avancée à un changement radical de comportement de Téhéran : selon M. Vance, les Iraniens « n’obtiendront rien » sans une transformation profonde, et aucun financement américain ne sera accordé, quelles que soient les circonstances.
Les détails de l’entente préliminaire restent parcimonieux, mais les grandes lignes esquissées dessinent un marché exigeant : en échange d’un allègement des sanctions, l’Iran devrait accepter des limitations permanentes de son programme nucléaire, un démantèlement vérifiable de ses capacités balistiques et un retrait de ses proxies régionaux. Si Téhéran ne respecte pas ses engagements, Washington prévient que ses infrastructures nucléaires, militaires et balistiques demeureront « détruites et paralysées ». Le G7, de son côté, se prépare à accompagner la mise en œuvre, tout en maintenant la pression sur la Russie dans le dossier ukrainien, avec de nouvelles sanctions sur les hydrocarbures et un renforcement des livraisons d’armes à longue portée à Kiev.
Au-delà de l’horizon immédiat, cette séquence illustre une recomposition des rapports de force au Moyen-Orient. La mobilisation franco-britannique sur le détroit d’Ormuz traduit une volonté européenne de ne pas laisser la sécurité des voies maritimes aux seules fluctuations des négociations nucléaires. Reste à savoir si l’architecture de vérification et les garanties de conformité seront assez robustes pour transformer une déclaration d’intention en une paix régionale durable, alors que les méfiances demeurent vives entre les capitales du Golfe, Téhéran et les opinions publiques occidentales.
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La presse iranienne présente la déclaration du G7 comme un soutien ferme à l'accord Iran-États-Unis, le qualifiant d'opportunité historique pour empêcher l'accès aux armes nucléaires et répondre aux menaces régionales. Les médias soulignent la disposition du G7 à aider à la mise en œuvre, tout en accueillant avec réserve l'affirmation d'un 'leadership fort' de Trump. Ils réaffirment que l'Iran ne cherchera jamais l'arme atomique et rapportent le soutien au désarmement du Hezbollah comme partie intégrante de l'entente plus large.
Les médias du Golfe arabe présentent le soutien du G7 comme une chance historique de bloquer définitivement l'accès de l'Iran à l'arme nucléaire et de contrer ses menaces régionales et balistiques. L'accent mis sur le transit sans péage dans le détroit d'Ormuz et sur l'initiative de défense franco-britannique est perçu comme vital pour la sécurité du commerce international. Le bloc salue l'appel à un cessez-le-feu immédiat au Liban et au désarmement du Hezbollah, en phase avec les priorités sécuritaires du Golfe.
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