
Belgique et Iran se neutralisent, le groupe G plongé dans l’incertitude
Un match nul sans but à Los Angeles, marqué par l’expulsion d’un défenseur belge et un but iranien refusé, maintient les deux équipes à deux points et reporte tout suspense sur la dernière journée.
Le verdict est tombé sur la pelouse du SoFi Stadium d’Inglewood, en Californie : la Belgique et l’Iran se sont quittés sur un score nul et vierge (0-0) qui ne satisfait personne mais laisse le groupe G grand ouvert. Dominatrice dans la possession, la sélection belge a buté sur une défense iranienne regroupée et sur un gardien, Alireza Beiranvand, auteur de sept arrêts décisifs. L’Iran, qui avait pourtant ouvert le score par Mehdi Taremi à la 25e minute sur un coup franc astucieusement joué, a vu son but annulé pour un hors-jeu millimétré après intervention de l’assistance vidéo. La seconde période a basculé à la 66e minute lorsque le défenseur belge Nathan Ngoy, coupable d’une passe en retrait mal ajustée, a accroché Taremi qui filait au but, écopant d’un carton rouge direct. Réduite à dix, la Belgique a continué de pousser, mais ni Kevin De Bruyne ni Romelu Lukaku n’ont trouvé la faille, tandis que Thibaut Courtois a dû, lui aussi, s’employer pour préserver le point du match nul.
La presse européenne, notamment belge et allemande, souligne l’inefficacité chronique des « Diables rouges » et s’interroge sur la fin d’une génération dorée. Avec seulement deux points en deux matchs, après un premier nul contre l’Égypte (1-1), la Belgique n’a toujours pas marqué le moindre but dans le jeu depuis le début du tournoi. Les commentateurs francophones évoquent une équipe en transition, orpheline de ses cadres historiques, et un manque de créativité criant, accentué par l’absence pour maladie de Jérémy Doku. En face, les médias iraniens et une partie de la diaspora exilée à Los Angeles – qui a copieusement sifflé l’hymne national – saluent la résilience du « Team Melli ». Malgré des conditions de préparation extrêmement perturbées par les restrictions de voyage imposées par les États-Unis, l’Iran, contraint de résider au Mexique entre ses matchs, reste invaincu et en course pour une qualification historique en phase à élimination directe.
Ce résultat nul s’inscrit dans un groupe G où toutes les rencontres disputées jusqu’ici se sont soldées par des partages de points. L’Iran et la Belgique comptent deux unités, tandis que la Nouvelle-Zélande et l’Égypte, qui s’affrontent dans la foulée, en totalisent une chacune. La dernière journée, programmée le 27 juin, revêt donc un caractère décisif : la Belgique devra impérativement battre la Nouvelle-Zélande à Vancouver pour éviter une élimination précoce, tandis que l’Iran tentera de faire de même face à l’Égypte à Seattle. Dans ce groupe le plus indécis du tournoi, chaque point comptera, et le scénario d’une qualification arrachée au goal-average ou via la place de meilleur troisième ne peut être exclu.
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La Belgique trébuche encore : l’équipe étincelante ne parvient pas à percer la muraille défensive iranienne et s’enfonce dans une crise sportive. Une domination stérile et le carton rouge de Ngoy placent les Diables Rouges la corde au cou, condamnés à gagner au dernier tour pour survivre. L’Iran, porté par l’héroïsme de Beiranvand, caresse un rêve historique de phase à élimination directe.
La Belgique peine toujours dans ce Mondial, toujours sans victoire après un 0-0 face à un Iran tenace. Les Diables Rouges ont tenu la possession et se sont créé des occasions, mais se sont heurtés aux arrêts de Beiranvand et au carton rouge de Ngoy. Il leur faudra des points lors du dernier match, tandis que l’Iran garde l’espoir d’un historique tour suivant.
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