
L’or reprend de l’éclat après l’accord préliminaire entre Washington et Téhéran
La perspective d’une réouverture du détroit d’Ormuz et d’une trêve au Moyen-Orient a propulsé le métal jaune lundi, soulageant les craintes inflationnistes mondiales avant une semaine décisive pour les banques centrales.
L'annonce lundi par le président américain Donald Trump d'un accord préliminaire entre les États-Unis et l'Iran a provoqué une onde de choc sur les marchés des matières premières. Le métal jaune, qui avait perdu près de 17 % depuis le début du conflit au Moyen-Orient et touché un plus bas depuis novembre la semaine dernière, a bondi de 3,6 % en séance lundi, atteignant son plus haut niveau depuis le 5 juin, à 4 315,87 dollars l'once sur le marché spot. Sur le Comex, le contrat pour août a clôturé en hausse de 2,7 % à 4 351,6 dollars. Dans le même temps, les cours du pétrole ont plongé, l'accord prévoyant la réouverture du détroit d'Ormuz sous trente jours en échange de la levée du blocus américain. La cérémonie de signature est prévue le 19 juin à Genève.
Dans le monde arabe, les analystes, cités par la presse économique, évoquent un « rallye d'euphorie » qui pourrait se prolonger jusqu'à la cérémonie de signature vendredi, tout en soulignant l'absence de détails sur un cessez-le-feu permanent. En Inde, les experts mettent en garde : si la détente géopolitique soutient l'or à court terme, la réunion de la Réserve fédérale américaine cette semaine reste le facteur déterminant. Les marchés brésiliens, quant à eux, insistent sur l'effet désinflationniste de la chute du brut, qui allège les anticipations de resserrement monétaire.
Pour l'Europe, particulièrement dépendante des importations énergétiques, la perspective d'une normalisation des flux pétroliers via le détroit d'Ormuz constitue une bouffée d'oxygène. La baisse des prix du baril pourrait atténuer les pressions inflationnistes dans la zone euro, offrant à la Banque centrale européenne une marge de manœuvre supplémentaire dans un contexte de croissance fragile. Le reflux du dollar et des rendements obligataires américains, observé lundi, renforce l'attrait de l'or, actif sans rendement, alors que les investisseurs révisent leurs scénarios de hausse des taux.
Toutefois, la prudence reste de mise. L'accord n'est qu'un mémorandum d'entente, et les négociations pour une trêve permanente s'annoncent complexes. Si la signature du 19 juin à Genève déçoit ou si des obstacles surgissent, le rallye de l'or pourrait s'essouffler rapidement. À plus long terme, la trajectoire du métal précieux dépendra de l'arbitrage entre la dissipation des risques géopolitiques – qui réduit son rôle de valeur refuge – et la persistance d'un environnement de taux réels bas, favorisé par la détente sur le front énergétique. Les décisions des grandes banques centrales, au premier rang desquelles la Fed, donneront le ton pour les semaines à venir.
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L'accord de cessez-le-feu entre les États-Unis et l'Iran a provoqué une forte hausse de l'or et une chute marquée des prix du pétrole, atténuant les craintes inflationnistes mondiales. Les marchés se tournent désormais vers les prochaines décisions des banques centrales, pariant que l'énergie moins chère et la réduction des risques géopolitiques modéreront les hausses de taux.
Les prix de l'or se sont stabilisés après une première flambée, les investisseurs attendant les détails complets de l'accord américano-iranien. Malgré l'optimisme selon lequel l'accord pourrait atténuer les pressions sur l'inflation et les taux, la prudence domine jusqu'à la cérémonie de signature et la publication des termes concrets.
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