
L’or s’envole après l’annonce d’une paix surprise entre Washington et Téhéran
La flambée des cours du métal jaune, qui a effacé plusieurs semaines de tensions inflationnistes, récompense un accord-cadre aussi soudain qu’inattendu entre les États-Unis et l’Iran.
Un vent d’optimisme a subitement balayé les marchés des matières premières lundi matin, propulsant l’or à des sommets inconnus depuis la mi-juin. Dans les premières minutes de cotation, le métal précieux a bondi de plus de 2 % — certaines places arabes et persanes évoquant une poussée allant jusqu’à 2,5 % — pour s’établir autour de 4 320 dollars l’once. Cette envolée, la troisième séance consécutive de hausse, fait directement suite à l’annonce, dimanche, d’un accord-cadre de paix entre les États-Unis et l’Iran. Les agences de presse du Moyen-Orient et les chaînes satellitaires arabes ont largement relayé ce revirement diplomatique, que le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif a confirmé sur le réseau social X, précisant que la signature officielle interviendrait vendredi en Suisse.
Au cœur de cette reconfiguration : la fin programmée d’un conflit qui, depuis fin février, opposait une coalition américano-israélienne à Téhéran et qui s’était soldé par un blocus maritime de facto du détroit d’Ormuz. La perspective de sa réouverture a aussitôt fait chuter les cours du brut de plus de 4 % dans les échanges asiatiques, tandis que le dollar américain reculait à son plus bas niveau en dix jours. Les médias économiques indiens et les plates-formes financières du Golfe soulignent que cet affaiblissement du billet vert joue mécaniquement en faveur de l’or, rendu moins onéreux pour les détenteurs d’autres devises. Au sein des rédactions iraniennes, on insiste sur l’effet de surprise — un « bond inattendu » (جهش غیرمنتظره) — qui a pris de court des opérateurs encore ankylosés par deux mois de fièvre inflationniste.
Ce renversement s’explique par la manière dont le conflit avait percuté les anticipations de taux. Depuis l’instauration du blocus, la flambée du pétrole nourrissait des craintes d’inflation importée et poussait les grandes banques centrales à durcir leur politique monétaire, pénalisant un or sans rendement. La presse anglophone du Pakistan et les chroniqueurs de la City rappellent qu’au plus fort de la crise, le métal jaune avait perdu environ 20 % de sa valeur. Le simple espoir d’une détente géopolitique a suffi à inverser la vapeur : en apaisant les tensions sur les prix à la consommation, l’accord-cadre réduit la probabilité de nouvelles hausses de taux directeurs, restaurant l’attrait de l’or comme actif de couverture dans un environnement de rendements réels moindres.
Pour les capitales européennes et les économies francophones d’Afrique du Nord, grandes importatrices d’hydrocarbures, la désescalade programmée promet un double dividende : un baril moins cher et un canal logistique vital rouvert. Reste que ce pacte, salué avec un enthousiasme peut-être prématuré, doit encore passer l’épreuve de sa formalisation vendredi en terre helvétique. Plusieurs analystes, cités par les agences, préviennent que la volatilité restera extrême tant que les détails de l’accord ne seront pas publics. En attendant, le métal jaune enregistre l’une de ses plus fortes progressions hebdomadaires, célébrant moins une paix encore fragile qu’un brutal reflux du scénario de stagflation qui inquiétait la planète finance.
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Un accord de paix historique entre l'Iran et les États-Unis a sidéré les marchés, propulsant l'or à la hausse et effondrant les prix du pétrole. L'accord met fin à la guerre, lève le blocus cruel et rouvre le détroit d'Ormuz, prouvant que la résistance inébranlable peut aboutir à une paix juste. La victoire de Téhéran ouvre un nouveau chapitre de stabilité régionale et de coopération internationale.
L'or a bondi de plus de 2 %, les investisseurs saluant un accord de paix préliminaire entre les États-Unis et l'Iran, qui apaise les tensions militaires et sécurise les voies maritimes vitales. L'accord calme les craintes d'inflation et réduit les coûts pétroliers, mais les capitales du Golfe restent prudentes, s'interrogeant sur la durabilité des engagements iraniens. La région espère une accalmie durable, tout en surveillant avec méfiance les gains diplomatiques de Téhéran.
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