
L’ONU renforce la lutte contre l’impunité des attaques visant les Casques bleus
Le Conseil de sécurité adopte à l’unanimité une résolution exigeant enquêtes et poursuites, après une série d’incidents meurtriers, notamment au Liban.
Le Conseil de sécurité des Nations unies a adopté mardi 23 juin à l’unanimité la résolution 2823, qui vise à renforcer la responsabilité pénale pour les attaques contre les soldats de la paix. Coparrainé par 152 États membres, le texte a été porté par le Danemark et le Pakistan. Il impose la désignation d’un coordonnateur de haut niveau au sein du Secrétariat, la production d’un rapport annuel sur les enquêtes et poursuites, et demande au secrétaire général de présenter sous 120 jours des options pour consolider les mécanismes de redevabilité.
Selon les délégations nordiques et sud-asiatiques à l’origine du projet, la résolution traduit une volonté politique de dépasser les déclarations de condamnation. L’ambassadeur du Pakistan a souligné que près de 4 500 Casques bleus ont péri en opération, dont 183 ressortissants pakistanais, et que les attaques se sont multipliées en nombre et en sophistication sans que les responsables soient systématiquement poursuivis. La représentante danoise a, pour sa part, insisté sur le message adressé aux auteurs de crimes : la communauté internationale ne restera pas silencieuse. Le Secrétariat de l’ONU, tout en saluant l’initiative, a rappelé que des progrès restaient nécessaires, citant 103 condamnations depuis 2020 pour des faits liés au meurtre de 35 Casques bleus et de deux experts en République centrafricaine, au Congo, au Liban et au Mali.
Le texte réaffirme que la responsabilité première de la sécurité des personnels incombe aux États hôtes, tout en exhortant l’ensemble des parties à coopérer avec les investigations. Il encourage les pays contributeurs de troupes et de police à déployer des enquêteurs à la demande des États hôtes. La résolution qualifie en outre les attaques contre les forces de maintien de la paix de possibles crimes de guerre, et le Conseil se dit prêt à envisager des mesures supplémentaires. Cette évolution intervient dans un contexte de violence accrue : selon les médias libanais, sept membres de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL) ont été tués début mars lors d’une reprise des combats entre Israël et le Hezbollah, illustrant la vulnérabilité des contingents déployés.
La résolution 2823 s’inscrit dans le prolongement d’un texte de 2021 qui avait déjà cherché à renforcer la lutte contre l’impunité. Le taux de poursuites demeure toutefois très bas, un constat partagé par l’ensemble des capitales ayant soutenu l’initiative. Le secrétaire général doit désormais remettre au Conseil, d’ici à la fin octobre, des propositions concrètes pour combler les lacunes identifiées. Le Conseil examinera ensuite ces options, avec la perspective d’un suivi annuel destiné à mesurer les avancées en matière d’enquêtes et de condamnations.
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Le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté à l'unanimité une résolution visant à renforcer la responsabilité pour les attaques contre les casques bleus, évoquant le faible taux de poursuites et les récents incidents meurtriers. Le texte, élaboré par le Danemark et le Pakistan, entend garantir que les auteurs soient traduits en justice. Cette initiative fait suite aux violences au Liban et ailleurs, soulignant les risques encourus par les soldats de la paix.
L'adoption unanime de la résolution par le Conseil de sécurité marque un pas en avant pour obliger les agresseurs à répondre de leurs crimes contre les casques bleus. Soutenue par plus de 100 pays, cette mesure insiste sur la nécessité d'enquêter et de poursuivre les attaques, notamment à la lumière des récents incidents meurtriers au Liban. Elle envoie un message clair : s'en prendre au personnel de l'ONU ne restera pas impuni.
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