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Sportmardi 30 juin 2026

L’Iran quitte la Coupe du monde entre gratitude mexicaine et amertume géopolitique

Éliminée en phase de groupes après un nul contre l’Égypte et un but refusé, la sélection iranienne a dénoncé un traitement inéquitable tout en saluant l’hospitalité de Tijuana.

Un but annulé pour un hors-jeu millimétré dans le temps additionnel face à l’Égypte, puis l’égalisation autrichienne contre l’Algérie quelques jours plus tard : l’Iran a vu son parcours en Coupe du monde s’achever à la troisième place du groupe G, sans la moindre défaite mais sans qualification. Les trois matches nuls concédés face à la Nouvelle-Zélande, la Belgique et l’Égypte n’ont pas suffi à figurer parmi les meilleurs troisièmes, scellant l’élimination d’une équipe qui espérait atteindre pour la première fois les huitièmes de finale.

Le tournoi de la « Team Melli » s’est déroulé dans des conditions extra-sportives inédites. En raison des frappes aériennes menées par les États-Unis et Israël contre l’Iran en février, la fédération iranienne a dû renoncer à son camp de base initialement prévu à Tucson, en Arizona, pour s’installer à la dernière minute à Tijuana, ville frontalière mexicaine. Les autorités américaines ont refusé des visas à onze membres de l’encadrement, dont le président de la fédération, Mehdi Taj, ancien membre des Gardiens de la révolution, organisation classée comme terroriste par Washington. L’équipe n’a été autorisée à entrer sur le sol américain que la veille de ses deux premiers matchs à Los Angeles, une restriction partiellement assouplie pour le dernier déplacement à Seattle, où elle a pu arriver deux jours avant la rencontre.

Dans une déclaration écrite laissée à Tijuana après son élimination, la sélection iranienne a remercié le peuple mexicain pour son accueil, affirmant que le pays était devenu « notre deuxième maison et notre deuxième équipe ». Le texte, largement relayé par les médias latino-américains et européens, interrogeait toutefois l’équité de la compétition : « Ce que nous avons vécu, c’est une série de décisions, d’arrangements logistiques et de circonstances qui ont miné le sentiment de justice. » Sans nommer directement la Fifa ni les organisateurs, l’Iran a souligné que le fair-play ne saurait se réduire à un slogan publicitaire. La presse française, notamment Le Figaro, a rapporté que plus de 150 supporteurs mexicains s’étaient rassemblés devant l’hôtel de l’équipe pour réclamer des autographes et scander « Iran, mon frère, tu es désormais mexicain ! ».

La dimension politique a été ravivée par les propos du secrétaire américain à la Sécurité intérieure, Markwayne Mullin, qui a déclaré lors d’un point presse avoir « dansé une danse de joie » en apprenant l’élimination iranienne, tout en justifiant les restrictions de déplacement par un accord préalable avec la Fifa. La réponse de la délégation iranienne, citée par l’agence Associated Press, a dénoncé une « mesquinerie » indigne d’un pays hôte, tandis que des membres de la diaspora iranienne présents à Tijuana, interrogés par ABC News, exprimaient leur fierté malgré la défaite, certains refusant de mêler sport et politique.

Au moment de quitter le continent américain, l’Iran a tenu à inscrire son aventure dans une temporalité plus longue que celle d’un tournoi. « Les Coupes du monde prennent fin, les dirigeants changent, mais les civilisations comme l’Iran, l’Égypte et le Mexique – bâties sur la vérité, le respect et la dignité humaine – perdurent à travers l’histoire », concluait le message. Une manière de rappeler que, par-delà les contingences sportives et diplomatiques, le football demeure un révélateur des rapports de force entre nations.

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mardi 30 juin 2026

L’Iran quitte la Coupe du monde entre gratitude mexicaine et amertume géopolitique

Éliminée en phase de groupes après un nul contre l’Égypte et un but refusé, la sélection iranienne a dénoncé un traitement inéquitable tout en saluant l’hospitalité de Tijuana.

Un but annulé pour un hors-jeu millimétré dans le temps additionnel face à l’Égypte, puis l’égalisation autrichienne contre l’Algérie quelques jours plus tard : l’Iran a vu son parcours en Coupe du monde s’achever à la troisième place du groupe G, sans la moindre défaite mais sans qualification. Les trois matches nuls concédés face à la Nouvelle-Zélande, la Belgique et l’Égypte n’ont pas suffi à figurer parmi les meilleurs troisièmes, scellant l’élimination d’une équipe qui espérait atteindre pour la première fois les huitièmes de finale.

Le tournoi de la « Team Melli » s’est déroulé dans des conditions extra-sportives inédites. En raison des frappes aériennes menées par les États-Unis et Israël contre l’Iran en février, la fédération iranienne a dû renoncer à son camp de base initialement prévu à Tucson, en Arizona, pour s’installer à la dernière minute à Tijuana, ville frontalière mexicaine. Les autorités américaines ont refusé des visas à onze membres de l’encadrement, dont le président de la fédération, Mehdi Taj, ancien membre des Gardiens de la révolution, organisation classée comme terroriste par Washington. L’équipe n’a été autorisée à entrer sur le sol américain que la veille de ses deux premiers matchs à Los Angeles, une restriction partiellement assouplie pour le dernier déplacement à Seattle, où elle a pu arriver deux jours avant la rencontre.

Dans une déclaration écrite laissée à Tijuana après son élimination, la sélection iranienne a remercié le peuple mexicain pour son accueil, affirmant que le pays était devenu « notre deuxième maison et notre deuxième équipe ». Le texte, largement relayé par les médias latino-américains et européens, interrogeait toutefois l’équité de la compétition : « Ce que nous avons vécu, c’est une série de décisions, d’arrangements logistiques et de circonstances qui ont miné le sentiment de justice. » Sans nommer directement la Fifa ni les organisateurs, l’Iran a souligné que le fair-play ne saurait se réduire à un slogan publicitaire. La presse française, notamment Le Figaro, a rapporté que plus de 150 supporteurs mexicains s’étaient rassemblés devant l’hôtel de l’équipe pour réclamer des autographes et scander « Iran, mon frère, tu es désormais mexicain ! ».

La dimension politique a été ravivée par les propos du secrétaire américain à la Sécurité intérieure, Markwayne Mullin, qui a déclaré lors d’un point presse avoir « dansé une danse de joie » en apprenant l’élimination iranienne, tout en justifiant les restrictions de déplacement par un accord préalable avec la Fifa. La réponse de la délégation iranienne, citée par l’agence Associated Press, a dénoncé une « mesquinerie » indigne d’un pays hôte, tandis que des membres de la diaspora iranienne présents à Tijuana, interrogés par ABC News, exprimaient leur fierté malgré la défaite, certains refusant de mêler sport et politique.

Au moment de quitter le continent américain, l’Iran a tenu à inscrire son aventure dans une temporalité plus longue que celle d’un tournoi. « Les Coupes du monde prennent fin, les dirigeants changent, mais les civilisations comme l’Iran, l’Égypte et le Mexique – bâties sur la vérité, le respect et la dignité humaine – perdurent à travers l’histoire », concluait le message. Une manière de rappeler que, par-delà les contingences sportives et diplomatiques, le football demeure un révélateur des rapports de force entre nations.

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