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Économie & Marchésjeudi 25 juin 2026

L'inflation américaine atteint 4,1 % en mai, son plus haut niveau depuis trois ans

La flambée des prix de l'essence liée au conflit avec l'Iran a propulsé l'indice PCE à 4,1 %, ravivant les anticipations de hausse des taux de la Fed et les tensions politiques à l'approche des élections de mi-mandat.

L'indice des prix des dépenses de consommation personnelle (PCE), mesure privilégiée par la Réserve fédérale américaine, a bondi à 4,1 % en rythme annuel en mai, contre 3,8 % en avril, selon les données publiées jeudi par le département du Commerce. Il s'agit du niveau le plus élevé depuis avril 2023 et du premier dépassement durable du seuil de 4 % en trois ans. L'inflation sous-jacente, hors énergie et alimentation, s'est également accélérée à 3,4 % sur un an, confirmant une pression généralisée sur les prix.

Le choc initial provient de la flambée des cours pétroliers consécutive à la guerre menée par les États-Unis et Israël contre l'Iran, qui a perturbé les flux via le détroit d'Ormuz. Si les négociations de paix entre Washington et Téhéran ont depuis permis un recul des prix du brut, les contrats West Texas Intermediate étant repassés sous les 70 dollars, le contrecoup sur les prix à la pompe persiste. En mai, le gallon d'essence ordinaire frôlait les 4,50 dollars en moyenne nationale, et demeure fin juin environ 31 % au-dessus de son niveau d'avant-guerre, selon l'association automobile AAA. La demande en semi-conducteurs tirée par l'intelligence artificielle a également contribué à la hausse des prix des équipements informatiques.

Face à cette résurgence, les marchés financiers évaluent désormais à plus de 80 % la probabilité d'un relèvement des taux directeurs dès septembre, d'après les outils de suivi comme le FedWatch du CME Group, et anticipent jusqu'à trois hausses sur l'année. Le nouveau président de la Fed, Kevin Warsh, a réaffirmé la semaine dernière la détermination de l'institution à ramener l'inflation vers la cible de 2 %, sans préciser le calendrier. Lors de sa dernière réunion, le Comité de politique monétaire a maintenu le taux des fonds fédéraux dans la fourchette de 3,50 % à 3,75 %, mais une majorité de ses membres se dit favorable à une action plus restrictive si la dynamique des prix ne s'inverse pas prochainement.

La hausse du coût de la vie représente une menace politique pour le président Trump, qui avait fait de la baisse de l'inflation un argument central de sa campagne de 2024, et dont le parti républicain espère conserver la majorité au Congrès lors des élections de mi-mandat de novembre. Des figures démocrates, comme la sénatrice Elizabeth Warren, dénoncent déjà l'inaction d'une administration qui, selon elles, n'a pas tenu ses promesses. En réponse, la Maison Blanche met en avant la révision à la hausse de la croissance du premier trimestre, de 1,6 % à 2,1 % en rythme annualisé, et la résilience des dépenses de consommation, qui ont progressé de 0,7 % en mai, portées par des remboursements d'impôts plus généreux et une épargne amoindrie.

L'évolution des prix pétroliers et la mise en œuvre effective de l'accord de paix avec l'Iran constitueront les principaux baromètres à court terme. Le retour à une inflation compatible avec l'objectif de la Fed pourrait, selon des économistes cités par la presse nord-américaine, nécessiter plusieurs trimestres, à mesure que les effets des tarifs douaniers et la normalisation des chaînes d'approvisionnement énergétique se répercutent dans l'économie réelle.

Comment la même histoire est racontée ailleurs.

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TonTempératureFocusPositionnementHorizon
Presse atlantique / anglosphèrePresse arabe Levant-Maghreb
Presse atlantique / anglosphère/ Économique
AlarmeUrgence

L'inflation américaine a grimpé à son plus haut niveau en trois ans, alimentant les paris sur un resserrement monétaire agressif de la Fed et créant des vents contraires politiques pour l'administration Trump à l'approche des élections de mi-mandat. Les prix à la consommation ont augmenté de 4,1 % en mai, soulignant une crise de l'accessibilité qui pourrait redessiner le paysage électoral.

Presse arabe Levant-Maghreb
PragmatismeDétachement

Les marchés anticipent trois hausses de taux de la Fed cette année après que l'inflation a atteint un sommet de trois ans. L'attention se porte sur l'impact sur le prix de l'or, directement sensible aux perspectives de politique monétaire américaine.

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jeudi 25 juin 2026

L'inflation américaine atteint 4,1 % en mai, son plus haut niveau depuis trois ans

La flambée des prix de l'essence liée au conflit avec l'Iran a propulsé l'indice PCE à 4,1 %, ravivant les anticipations de hausse des taux de la Fed et les tensions politiques à l'approche des élections de mi-mandat.

L'indice des prix des dépenses de consommation personnelle (PCE), mesure privilégiée par la Réserve fédérale américaine, a bondi à 4,1 % en rythme annuel en mai, contre 3,8 % en avril, selon les données publiées jeudi par le département du Commerce. Il s'agit du niveau le plus élevé depuis avril 2023 et du premier dépassement durable du seuil de 4 % en trois ans. L'inflation sous-jacente, hors énergie et alimentation, s'est également accélérée à 3,4 % sur un an, confirmant une pression généralisée sur les prix.

Le choc initial provient de la flambée des cours pétroliers consécutive à la guerre menée par les États-Unis et Israël contre l'Iran, qui a perturbé les flux via le détroit d'Ormuz. Si les négociations de paix entre Washington et Téhéran ont depuis permis un recul des prix du brut, les contrats West Texas Intermediate étant repassés sous les 70 dollars, le contrecoup sur les prix à la pompe persiste. En mai, le gallon d'essence ordinaire frôlait les 4,50 dollars en moyenne nationale, et demeure fin juin environ 31 % au-dessus de son niveau d'avant-guerre, selon l'association automobile AAA. La demande en semi-conducteurs tirée par l'intelligence artificielle a également contribué à la hausse des prix des équipements informatiques.

Face à cette résurgence, les marchés financiers évaluent désormais à plus de 80 % la probabilité d'un relèvement des taux directeurs dès septembre, d'après les outils de suivi comme le FedWatch du CME Group, et anticipent jusqu'à trois hausses sur l'année. Le nouveau président de la Fed, Kevin Warsh, a réaffirmé la semaine dernière la détermination de l'institution à ramener l'inflation vers la cible de 2 %, sans préciser le calendrier. Lors de sa dernière réunion, le Comité de politique monétaire a maintenu le taux des fonds fédéraux dans la fourchette de 3,50 % à 3,75 %, mais une majorité de ses membres se dit favorable à une action plus restrictive si la dynamique des prix ne s'inverse pas prochainement.

La hausse du coût de la vie représente une menace politique pour le président Trump, qui avait fait de la baisse de l'inflation un argument central de sa campagne de 2024, et dont le parti républicain espère conserver la majorité au Congrès lors des élections de mi-mandat de novembre. Des figures démocrates, comme la sénatrice Elizabeth Warren, dénoncent déjà l'inaction d'une administration qui, selon elles, n'a pas tenu ses promesses. En réponse, la Maison Blanche met en avant la révision à la hausse de la croissance du premier trimestre, de 1,6 % à 2,1 % en rythme annualisé, et la résilience des dépenses de consommation, qui ont progressé de 0,7 % en mai, portées par des remboursements d'impôts plus généreux et une épargne amoindrie.

L'évolution des prix pétroliers et la mise en œuvre effective de l'accord de paix avec l'Iran constitueront les principaux baromètres à court terme. Le retour à une inflation compatible avec l'objectif de la Fed pourrait, selon des économistes cités par la presse nord-américaine, nécessiter plusieurs trimestres, à mesure que les effets des tarifs douaniers et la normalisation des chaînes d'approvisionnement énergétique se répercutent dans l'économie réelle.

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L'inflation américaine a grimpé à son plus haut niveau en trois ans, alimentant les paris sur un resserrement monétaire agressif de la Fed et créant des vents contraires politiques pour l'administration Trump à l'approche des élections de mi-mandat. Les prix à la consommation ont augmenté de 4,1 % en mai, soulignant une crise de l'accessibilité qui pourrait redessiner le paysage électoral.

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PragmatismeDétachement

Les marchés anticipent trois hausses de taux de la Fed cette année après que l'inflation a atteint un sommet de trois ans. L'attention se porte sur l'impact sur le prix de l'or, directement sensible aux perspectives de politique monétaire américaine.

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