Se connecter
Édition de 10:00 CETmercredi 17 juin 2026
289 sources · 16 langues1062 briefings aujourd'hui
Économielundi 15 juin 2026

L’Argentine voit son inflation mensuelle repasser sous les 2 %, un cap scruté par les marchés émergents

En mai, la dynamique des prix a ralenti à Buenos Aires, tandis que le Nigeria, l’Indonésie et l’Arabie saoudite présentent des trajectoires contrastées entre pressions alimentaires et hausses administrées.

La désinflation argentine franchit un seuil psychologique majeur. Pour la première fois depuis huit mois, l’inflation sous-jacente – qui exclut les prix saisonniers et régulés – est passée sous la barre des 2 % en mai, à 1,9 %, alors que l’indice général s’établissait à 2,1 %. Ce double reflux, salué par le ministre de l’Économie Luis Caputo, conforte le plan de stabilisation du gouvernement Milei. Les cabinets de conseil privés de Buenos Aires y voient le « meilleur signal » depuis septembre 2024, et plusieurs d’entre eux anticipent une nouvelle décrue en juin, avec un indice général qui pourrait descendre à 1,9 %, voire 1,8 %, porté par la modération des tarifs régulés et la stabilité des prix alimentaires, notamment des légumes.

Au Nigeria, la trajectoire est plus heurtée. L’inflation globale a atteint 15,93 % en mai, son plus haut niveau depuis décembre, sous l’effet de la flambée des prix du maïs, de l’oignon et de la tomate. Pourtant, le rythme mensuel de hausse a décéléré, passant de 2,13 % en avril à 1,75 % en mai, selon le Bureau national des statistiques. Ce paradoxe – une inflation annuelle qui s’accélère tandis que la dynamique mensuelle s’essouffle – reflète la persistance des tensions sur les produits de base, mais aussi un possible tassement de la demande intérieure. Les analystes nigérians restent prudents, conscients que la sécurité alimentaire et les coûts de transport continueront de dicter l’évolution des prix dans les mois à venir.

En Asie et au Moyen-Orient, les chiffres de mai dessinent des situations plus modérées mais non dénuées de points de vigilance. En Indonésie, l’inflation mensuelle s’est limitée à 0,28 %, pour une hausse annuelle de 3,08 %, poussée par la montée des carburants non subventionnés, des tarifs aériens et de l’huile de cuisson. L’agence centrale des statistiques souligne que la pression reste inférieure à celle observée lors des fêtes religieuses, mais les ajustements administrés sur l’énergie rappellent la vulnérabilité du pouvoir d’achat. L’Arabie saoudite, de son côté, a enregistré une inflation annuelle de 1,8 %, principalement imputable au logement, à l’eau et à l’électricité (+3,7 %), ainsi qu’à une envolée de 20 % des prix des bijoux et montres, tirant la catégorie des soins personnels vers une hausse de 5,6 %.

Les perspectives à court terme restent suspendues à des décisions de politique économique. En Argentine, le risque majeur identifié par les économistes locaux réside dans le calendrier de révision des tarifs publics, des prix des carburants et de la gestion du taux de change à partir de juillet, autant de facteurs qui pourraient interrompre la dynamique désinflationniste. Au Nigeria, la pression alimentaire continuera de dépendre des récoltes et des chaînes d’approvisionnement, tandis que l’Indonésie doit composer avec la délicate équation des subventions énergétiques. Dans ce panorama fragmenté, les banques centrales des grands émergents avancent en ordre dispersé, illustrant combien la bataille contre l’inflation demeure une équation locale, même dans un contexte mondial de reflux progressif des prix.

Comment la même histoire est racontée ailleurs.

2 groupes éditoriaux · 1 langues

57%
TonTempératureFocusPositionnementHorizon
Stampa latinoamericanaStampa africana subsahariana
Stampa latinoamericana/ mercato
pragmatismodistacco

L'inflation sous-jacente en Argentine est passée sous la barre des 2 % pour la première fois en huit mois, un chiffre que le gouvernement et les analystes privés considèrent comme une validation du plan économique. Les projections pour juin indiquent une nouvelle décélération, certaines estimations plaçant déjà le taux mensuel sous les 2 %.

Stampa africana subsahariana/ anglofona
allarmescetticismo

L'inflation globale au Nigeria a atteint 15,93 % en mai, son plus haut niveau en six mois, sous l'effet de la flambée des prix du maïs, des oignons, des tomates et d'autres denrées de base. Cette hausse inverse la tendance à la baisse observée précédemment, suscitant des inquiétudes quant à l'accessibilité des aliments.

Articles liés

Lire plus
Dernières
Trump menace l’Iran de nouvelles frappes si l’accord préliminaire n’est pas respecté·L’Otan face au désengagement américain : l’Europe appelée à combler le vide capacitaire·Moscou sous les drones : une raffinerie touchée, la défense russe à l’épreuve·Ozempic, curcuma et fertilité : les nouvelles facettes thérapeutiques qui intriguent la science·Longévité et qualité de vie : la musculation, nouvelle alliée du bien-vieillir mondial·Entrée historique de la Jordanie au Mondial ternie par une défaite face à l’Autriche·Espagne : l’ex-premier ministre Zapatero inculpé, une première historique·Les paradoxes de l’alimentation moderne : entre quête de minceur et addiction aux produits ultra-transformés·Trump menace l’Iran de nouvelles frappes si l’accord préliminaire n’est pas respecté·L’Otan face au désengagement américain : l’Europe appelée à combler le vide capacitaire·Moscou sous les drones : une raffinerie touchée, la défense russe à l’épreuve·Ozempic, curcuma et fertilité : les nouvelles facettes thérapeutiques qui intriguent la science·Longévité et qualité de vie : la musculation, nouvelle alliée du bien-vieillir mondial·Entrée historique de la Jordanie au Mondial ternie par une défaite face à l’Autriche·Espagne : l’ex-premier ministre Zapatero inculpé, une première historique·Les paradoxes de l’alimentation moderne : entre quête de minceur et addiction aux produits ultra-transformés·
Màj 03:181 langue · 3 sources
3 sources|1 langue|3 min de lecture
lundi 15 juin 2026

L’Argentine voit son inflation mensuelle repasser sous les 2 %, un cap scruté par les marchés émergents

En mai, la dynamique des prix a ralenti à Buenos Aires, tandis que le Nigeria, l’Indonésie et l’Arabie saoudite présentent des trajectoires contrastées entre pressions alimentaires et hausses administrées.

La désinflation argentine franchit un seuil psychologique majeur. Pour la première fois depuis huit mois, l’inflation sous-jacente – qui exclut les prix saisonniers et régulés – est passée sous la barre des 2 % en mai, à 1,9 %, alors que l’indice général s’établissait à 2,1 %. Ce double reflux, salué par le ministre de l’Économie Luis Caputo, conforte le plan de stabilisation du gouvernement Milei. Les cabinets de conseil privés de Buenos Aires y voient le « meilleur signal » depuis septembre 2024, et plusieurs d’entre eux anticipent une nouvelle décrue en juin, avec un indice général qui pourrait descendre à 1,9 %, voire 1,8 %, porté par la modération des tarifs régulés et la stabilité des prix alimentaires, notamment des légumes.

Au Nigeria, la trajectoire est plus heurtée. L’inflation globale a atteint 15,93 % en mai, son plus haut niveau depuis décembre, sous l’effet de la flambée des prix du maïs, de l’oignon et de la tomate. Pourtant, le rythme mensuel de hausse a décéléré, passant de 2,13 % en avril à 1,75 % en mai, selon le Bureau national des statistiques. Ce paradoxe – une inflation annuelle qui s’accélère tandis que la dynamique mensuelle s’essouffle – reflète la persistance des tensions sur les produits de base, mais aussi un possible tassement de la demande intérieure. Les analystes nigérians restent prudents, conscients que la sécurité alimentaire et les coûts de transport continueront de dicter l’évolution des prix dans les mois à venir.

En Asie et au Moyen-Orient, les chiffres de mai dessinent des situations plus modérées mais non dénuées de points de vigilance. En Indonésie, l’inflation mensuelle s’est limitée à 0,28 %, pour une hausse annuelle de 3,08 %, poussée par la montée des carburants non subventionnés, des tarifs aériens et de l’huile de cuisson. L’agence centrale des statistiques souligne que la pression reste inférieure à celle observée lors des fêtes religieuses, mais les ajustements administrés sur l’énergie rappellent la vulnérabilité du pouvoir d’achat. L’Arabie saoudite, de son côté, a enregistré une inflation annuelle de 1,8 %, principalement imputable au logement, à l’eau et à l’électricité (+3,7 %), ainsi qu’à une envolée de 20 % des prix des bijoux et montres, tirant la catégorie des soins personnels vers une hausse de 5,6 %.

Les perspectives à court terme restent suspendues à des décisions de politique économique. En Argentine, le risque majeur identifié par les économistes locaux réside dans le calendrier de révision des tarifs publics, des prix des carburants et de la gestion du taux de change à partir de juillet, autant de facteurs qui pourraient interrompre la dynamique désinflationniste. Au Nigeria, la pression alimentaire continuera de dépendre des récoltes et des chaînes d’approvisionnement, tandis que l’Indonésie doit composer avec la délicate équation des subventions énergétiques. Dans ce panorama fragmenté, les banques centrales des grands émergents avancent en ordre dispersé, illustrant combien la bataille contre l’inflation demeure une équation locale, même dans un contexte mondial de reflux progressif des prix.

Divergence des sources

Économie · 3 sources · 1 langue

57%Élevée

À quel point les sources racontent les mêmes faits de manière différente.

Comment ils se divisent

Favorable57%
Neutre14%
Critique29%

Comment la même histoire est racontée ailleurs.

2 groupes éditoriaux · 1 langues

TonTempératureFocusPositionnementHorizon
Stampa latinoamericanaStampa africana subsahariana
Stampa latinoamericana/ mercato
pragmatismodistacco

L'inflation sous-jacente en Argentine est passée sous la barre des 2 % pour la première fois en huit mois, un chiffre que le gouvernement et les analystes privés considèrent comme une validation du plan économique. Les projections pour juin indiquent une nouvelle décélération, certaines estimations plaçant déjà le taux mensuel sous les 2 %.

Stampa africana subsahariana/ anglofona
allarmescetticismo

L'inflation globale au Nigeria a atteint 15,93 % en mai, son plus haut niveau en six mois, sous l'effet de la flambée des prix du maïs, des oignons, des tomates et d'autres denrées de base. Cette hausse inverse la tendance à la baisse observée précédemment, suscitant des inquiétudes quant à l'accessibilité des aliments.

Cette actualité est parue dans

3 sources · 1 langue

Articles liés

Santé & Sciences

Norvège : greffe pulmonaire réussie pour la princesse héritière Mette-Marit

8 langues · 29 sources

Politique

« Je suis le patron » : l’affirmation de puissance de Trump au G7 d’Évian

11 langues · 19 sources

Politique

Entre éloges et menaces, Trump conditionne l’accord avec l’Iran à un « bon comportement »

7 langues · 22 sources

Lire plus