
Israël et le Hezbollah concluent un cessez-le-feu après une journée d'escalade meurtrière au Sud-Liban
Annoncée par Washington, la trêve met à l'épreuve l'accord-cadre américano-iranien et la présence militaire israélienne en territoire libanais.
Un haut responsable américain a annoncé, vendredi 19, qu'Israël et le Hezbollah avaient accepté un cessez-le-feu entré en vigueur à 16 heures locales, au terme d'une journée d'escalade meurtrière au Sud-Liban. L'accord, négocié par les États-Unis et le Qatar avec l'aide de l'Iran, intervient alors que les frappes israéliennes ont fait au moins 18 morts côté libanais et que quatre soldats israéliens ont péri dans une embuscade du mouvement chiite près de Kfar Tebnit. Selon des sources américaines, Washington a assuré Téhéran, via des médiateurs, qu'Israël ne prolongerait pas ses frappes au-delà des 80 sites ciblés, présentés comme la riposte complète à l'attaque.
Du côté israélien, le premier ministre Benyamin Netanyahou avait auparavant promis de faire payer « un prix très lourd » au Hezbollah, tandis que le ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, appelait à ce que « tout le Liban brûle ». Les forces israéliennes maintiennent une « zone de sécurité » d'environ dix kilomètres en territoire libanais, que Netanyahou refuse d'évacuer malgré les pressions répétées du président américain Donald Trump. Des responsables israéliens, s'exprimant sous couvert d'anonymat, ont décrit les discussions avec Washington sur le maintien des troupes comme « difficiles ».
Téhéran, qui avait exigé des garanties américaines sur l'arrêt des hostilités au Liban avant de poursuivre les négociations bilatérales, a condamné les raids israéliens et imputé à Washington une responsabilité directe dans l'escalade. Le cessez-le-feu annoncé constitue un test immédiat pour le mémorandum d'entente signé le 17 entre les États-Unis et l'Iran, lequel prévoit une cessation générale des combats sur tous les fronts, y compris le Liban, et le respect de la souveraineté libanaise pendant une période de soixante jours. À Beyrouth, l'annonce est accueillie avec prudence, la population jugeant la trêve à l'aune de l'arrêt effectif des bombardements et de l'accès humanitaire.
La suspension des pourparlers américano-iraniens prévus en Suisse, consécutive aux affrontements de vendredi, témoigne de la précarité de l'architecture diplomatique régionale. Les capitales occidentales, qui observent avec inquiétude la persistance d'une présence militaire israélienne au Sud-Liban, redoutent qu'un non-respect du volet libanais ne compromette les discussions à venir sur le programme nucléaire iranien. Le dossier reste ouvert : la trêve est en vigueur, mais aucun calendrier de retrait israélien n'a été rendu public, et les médiateurs s'efforcent de relancer le dialogue entre Téhéran et Washington.
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Les médias israéliens rapportent qu'un cessez-le-feu avec le Hezbollah entrera en vigueur vendredi à 16 heures, selon un responsable américain. L'accord a été négocié par les États-Unis et le Qatar avec l'aide de l'Iran, et Washington a assuré Téhéran qu'Israël cesserait ses attaques. L'information est accueillie avec prudence, soulignant qu'elle fait suite à un échange de tirs et qu'aucune confirmation israélienne n'a été donnée.
Les médias arabes rapportent qu'un cessez-le-feu au Sud-Liban a été annoncé après une journée de bombardements israéliens massifs ayant fait 30 morts côté libanais et quatre soldats israéliens tués. La trêve, prévue à 16 heures, est présentée comme la conséquence directe de la violence intense, le fardeau le plus lourd pesant sur le camp libanais. Le récit souligne l'effusion de sang et dépeint le cessez-le-feu comme un arrêt nécessaire de l'agression israélienne.
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