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Géopolitique et Politiquejeudi 25 juin 2026

Washington rejette les péages iraniens sur le détroit d’Ormuz et rassure ses alliés du Golfe

En tournée au Bahreïn, le secrétaire d’État américain Marco Rubio a prévenu que l’imposition de droits de passage par l’Iran créerait un précédent mondial, tout en promettant aux monarchies du Golfe qu’un éventuel accord avec Téhéran ne se ferait pas au détriment de leur sécurité.

Le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, a déclaré jeudi 25 juin à Manama que les États-Unis recherchaient un accord avec l’Iran mais « pas à n’importe quel prix », lors d’une réunion avec les ministres des Affaires étrangères du Conseil de coopération du Golfe (CCG). Il a averti que toute tentative de Téhéran d’imposer des droits de passage dans le détroit d’Ormuz se propagerait « comme une épidémie » à d’autres voies navigables internationales, menaçant le principe de liberté de navigation. Cette mise en garde intervient alors que les deux pays ont signé le 17 juin un protocole d’accord ouvrant une période de négociations de soixante jours, et que les Gardiens de la révolution iraniens ont menacé de « mesures appropriées » contre tout navire traversant sans autorisation préalable.

Du point de vue de Washington, le détroit d’Ormuz est une voie d’eau internationale qui ne saurait appartenir à un État-nation. M. Rubio a insisté sur le fait qu’aucun accord de paix ne contiendrait de disposition autorisant des péages, et que la sécurité, la stabilité et la prospérité des partenaires du Golfe ne seraient en aucun cas compromises. Les capitales du Golfe, durement frappées par les représailles iraniennes durant le conflit déclenché le 28 février par une campagne de frappes américano-israéliennes, partagent de « très sérieuses inquiétudes », selon le chef de la diplomatie américaine. Elles redoutent notamment qu’un fonds de reconstruction de 300 milliards de dollars, évoqué dans les propositions de paix, ne serve à ranimer les capacités militaires de l’Iran. De son côté, Téhéran présente l’instauration de redevances comme une simple facturation de services maritimes et environnementaux, tout en qualifiant le protocole d’accord de « déclaration de défaite de l’Amérique ». L’Iran a par ailleurs accusé l’OTAN de « complicité » dans une « guerre d’agression illégale », citant l’utilisation de bases en Italie et en Roumanie par l’aviation américaine.

La question du détroit cristallise les divergences. Le mémorandum signé autorise le transit gratuit des navires commerciaux pendant soixante jours, mais aucune disposition n’est arrêtée pour l’après. Oman a annoncé l’ouverture d’un corridor maritime temporaire coordonné avec l’Organisation maritime internationale, une initiative que les Gardiens de la révolution ont dénoncée sans nommer Mascate. Parallèlement, le premier ministre du Qatar s’est rendu à Oman pour engager des discussions sur le détroit entre les États du Golfe, l’Irak et l’Iran. Selon des sources diplomatiques, les pays du Golfe plaideront pour une liberté de navigation sans frais, tandis que l’Iran devrait réclamer une compensation pour des services de sécurité et de protection environnementale. Sur le volet nucléaire, l’Agence internationale de l’énergie atomique a assuré que des inspections en Iran auraient lieu, sans fixer de date, alors que Téhéran nie vouloir se doter de l’arme atomique mais défend son droit à une filière civile complète.

Les cours du pétrole, qui avaient flambé après la fermeture du détroit en février, sont retombés à leur niveau d’avant-guerre, le baril de Brent s’échangeant autour de 72 dollars. La Maison-Blanche a demandé au Congrès une rallonge budgétaire de près de 88 milliards de dollars pour reconstituer ses stocks de munitions, tandis que des parlementaires exigent une autorisation explicite pour toute action militaire. Les équipes techniques américaine et iranienne doivent se retrouver les 29 ou 30 juin en Suisse pour aborder le programme nucléaire et la levée des sanctions. Des pourparlers de réconciliation entre le Golfe et l’Iran sont également attendus en Arabie saoudite, dans un climat régional où la méfiance reste profonde.

Comment la même histoire est racontée ailleurs.

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PragmatismeDétachement

Les États-Unis s'efforcent de rassurer leurs alliés du Golfe que leurs intérêts de sécurité seront protégés dans tout règlement final avec l'Iran. Le blocus iranien du détroit d'Ormuz pendant la guerre a exposé la vulnérabilité des expéditions pétrolières du Golfe, et Washington cherche désormais un accord tout en maintenant son rôle protecteur.

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Les États-Unis ont fermement rejeté toute revendication nationale sur le détroit d'Ormuz, avertissant que les péages proposés par l'Iran créeraient un dangereux précédent. Une telle mesure pourrait se propager comme une contagion à d'autres voies navigables internationales, menaçant le commerce mondial et les flux énergétiques.

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jeudi 25 juin 2026

Washington rejette les péages iraniens sur le détroit d’Ormuz et rassure ses alliés du Golfe

En tournée au Bahreïn, le secrétaire d’État américain Marco Rubio a prévenu que l’imposition de droits de passage par l’Iran créerait un précédent mondial, tout en promettant aux monarchies du Golfe qu’un éventuel accord avec Téhéran ne se ferait pas au détriment de leur sécurité.

Le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, a déclaré jeudi 25 juin à Manama que les États-Unis recherchaient un accord avec l’Iran mais « pas à n’importe quel prix », lors d’une réunion avec les ministres des Affaires étrangères du Conseil de coopération du Golfe (CCG). Il a averti que toute tentative de Téhéran d’imposer des droits de passage dans le détroit d’Ormuz se propagerait « comme une épidémie » à d’autres voies navigables internationales, menaçant le principe de liberté de navigation. Cette mise en garde intervient alors que les deux pays ont signé le 17 juin un protocole d’accord ouvrant une période de négociations de soixante jours, et que les Gardiens de la révolution iraniens ont menacé de « mesures appropriées » contre tout navire traversant sans autorisation préalable.

Du point de vue de Washington, le détroit d’Ormuz est une voie d’eau internationale qui ne saurait appartenir à un État-nation. M. Rubio a insisté sur le fait qu’aucun accord de paix ne contiendrait de disposition autorisant des péages, et que la sécurité, la stabilité et la prospérité des partenaires du Golfe ne seraient en aucun cas compromises. Les capitales du Golfe, durement frappées par les représailles iraniennes durant le conflit déclenché le 28 février par une campagne de frappes américano-israéliennes, partagent de « très sérieuses inquiétudes », selon le chef de la diplomatie américaine. Elles redoutent notamment qu’un fonds de reconstruction de 300 milliards de dollars, évoqué dans les propositions de paix, ne serve à ranimer les capacités militaires de l’Iran. De son côté, Téhéran présente l’instauration de redevances comme une simple facturation de services maritimes et environnementaux, tout en qualifiant le protocole d’accord de « déclaration de défaite de l’Amérique ». L’Iran a par ailleurs accusé l’OTAN de « complicité » dans une « guerre d’agression illégale », citant l’utilisation de bases en Italie et en Roumanie par l’aviation américaine.

La question du détroit cristallise les divergences. Le mémorandum signé autorise le transit gratuit des navires commerciaux pendant soixante jours, mais aucune disposition n’est arrêtée pour l’après. Oman a annoncé l’ouverture d’un corridor maritime temporaire coordonné avec l’Organisation maritime internationale, une initiative que les Gardiens de la révolution ont dénoncée sans nommer Mascate. Parallèlement, le premier ministre du Qatar s’est rendu à Oman pour engager des discussions sur le détroit entre les États du Golfe, l’Irak et l’Iran. Selon des sources diplomatiques, les pays du Golfe plaideront pour une liberté de navigation sans frais, tandis que l’Iran devrait réclamer une compensation pour des services de sécurité et de protection environnementale. Sur le volet nucléaire, l’Agence internationale de l’énergie atomique a assuré que des inspections en Iran auraient lieu, sans fixer de date, alors que Téhéran nie vouloir se doter de l’arme atomique mais défend son droit à une filière civile complète.

Les cours du pétrole, qui avaient flambé après la fermeture du détroit en février, sont retombés à leur niveau d’avant-guerre, le baril de Brent s’échangeant autour de 72 dollars. La Maison-Blanche a demandé au Congrès une rallonge budgétaire de près de 88 milliards de dollars pour reconstituer ses stocks de munitions, tandis que des parlementaires exigent une autorisation explicite pour toute action militaire. Les équipes techniques américaine et iranienne doivent se retrouver les 29 ou 30 juin en Suisse pour aborder le programme nucléaire et la levée des sanctions. Des pourparlers de réconciliation entre le Golfe et l’Iran sont également attendus en Arabie saoudite, dans un climat régional où la méfiance reste profonde.

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Les États-Unis s'efforcent de rassurer leurs alliés du Golfe que leurs intérêts de sécurité seront protégés dans tout règlement final avec l'Iran. Le blocus iranien du détroit d'Ormuz pendant la guerre a exposé la vulnérabilité des expéditions pétrolières du Golfe, et Washington cherche désormais un accord tout en maintenant son rôle protecteur.

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Les États-Unis ont fermement rejeté toute revendication nationale sur le détroit d'Ormuz, avertissant que les péages proposés par l'Iran créeraient un dangereux précédent. Une telle mesure pourrait se propager comme une contagion à d'autres voies navigables internationales, menaçant le commerce mondial et les flux énergétiques.

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