
Mexique : adieu en larmes pour Ochoa, parcours parfait en phase de groupes
Le gardien Guillermo Ochoa a fait ses adieux à la Coupe du monde lors d’une victoire 3-0 contre la Tchéquie, tandis que le Mexique signait un sans-faute historique en phase de groupes.
Le stade Azteca a retenu son souffle à la 78e minute. Guillermo Ochoa, 40 ans, entrait en jeu sous une ovation assourdissante, remplaçant Raúl Rangel dans un match déjà plié (2-0). Le gardien aux six sélections en Coupe du monde – mais seulement quatre disputées – a vécu ses derniers instants sur la scène planétaire, concluant une victoire 3-0 face à une Tchéquie éliminée. Après le coup de sifflet final, il s’est agenouillé sur la pelouse de ses débuts professionnels, a embrassé un poteau, puis a été porté par ses coéquipiers, les yeux rougis. « Mon premier match ici, mon dernier ici. Un beau chapitre final », a-t-il confié à la télévision mexicaine, tandis que la foule scandait son nom.
Au-delà de l’émotion, ce succès ancre le Mexique dans l’histoire : pour la première fois en dix-huit participations, le Tri termine une phase de groupes avec neuf points et aucun but encaissé. Seuls les Pays-Bas (1974), le Brésil (1986), l’Italie (1990), l’Argentine (1998) et l’Uruguay (2018) avaient réussi pareille performance. La presse mexicaine, d’Excelsior à El Universal, a salué un « parcours parfait », tandis que les médias européens, comme la Frankfurter Allgemeine Zeitung, soulignaient le caractère « magnifique » de ces adieux. La FIFA, de son côté, a officialisé la remise du « Legacy Patch » à Ochoa, distinction réservée aux joueurs ayant participé à plusieurs éditions, mettant fin à un débat sur la reconnaissance de ses deux premières convocations sans temps de jeu.
L’hommage n’a pourtant pas fait l’unanimité. Le journaliste David Faitelson, figure controversée de la télévision mexicaine, a estimé qu’un Mondial n’était pas le lieu pour un tel geste, jugeant que cela « manquait de sérieux ». Une position isolée dans un concert de louanges, mais qui reflète une tension entre la célébration d’une légende nationale et l’exigence de compétitivité. L’entraîneur Javier Aguirre a balayé ces critiques : « Le Mexique devait profiter de sa légende. » Ochoa, lui, a évoqué les sacrifices consentis, la solitude des années européennes, et un scénario « plus beau que tout ce que j’aurais pu imaginer ».
Ce sans-faute replace le Mexique en position de force avant les seizièmes de finale, le 30 juin au même stade Azteca, face à un meilleur troisième issu des groupes C, E, F, H ou I – peut-être l’Écosse ou l’Équateur. Porté par une dynamique inédite et le souvenir vibrant de son gardien emblématique, le pays hôte caresse l’espoir d’atteindre enfin les quarts de finale, stade qu’il n’a plus franchi depuis 1986, lorsqu’il organisait déjà la compétition.
Comment la même histoire est racontée ailleurs.
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La presse mexicaine présente l'entrée d'Ochoa comme un acte de justice poétique, un hommage dû à une icône nationale. L'entraîneur a soldé une dette historique envers le gardien, offrant une ovation qui a transformé le match en cérémonie d'adieu. L'écusson Legacy de la FIFA devient le symbole d'un héritage qui dépasse le terrain.
Les médias anglophones couvrent l'instant avec retenue, soulignant le jalon des six participations à la Coupe du monde et le blanchissage. L'émotion du gardien est notée sans emphase excessive, le tout étant présenté comme un simple fait divers sportif international.
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