
Face à l’Iran, Trump suspend sa décision de frappe massive et évoque des pourparlers
Alors que les États-Unis poursuivent leurs raids nocturnes et que Riyad frappe les Houthis au Yémen, le président américain maintient une pression militaire tout en ouvrant la voie à des négociations.
Le président américain Donald Trump a indiqué, vendredi 24 juillet, ne pas avoir encore arrêté sa décision concernant une opération militaire d’envergure contre l’Iran, jugeant que Téhéran se montrait « de plus en plus sérieux » dans les discussions avec Washington. Cette déclaration intervient après treize nuits consécutives de frappes américaines contre des cibles iraniennes, et alors que la guerre, entamée il y a près de cinq mois, pèse sur la popularité du camp républicain à l’approche des élections de mi-mandat en novembre.
Selon plusieurs sources médiatiques américaines, M. Trump s’était entretenu le jour même avec ses principaux conseillers pour examiner une escalade majeure, certains évoquant un « attaque massive ». Tout en affirmant que les forces armées étaient « prêtes à intervenir », le président a présenté deux options : une poursuite et une intensification des bombardements, ou une « stratégie plus intelligente » consistant à conclure un accord. L’administration justifie ses raids par la nécessité d’empêcher l’Iran de fermer le détroit d’Ormuz, voie maritime cruciale pour le transport pétrolier. De son côté, Téhéran a riposté par des frappes contre des bases américaines en Irak, en Jordanie et au Koweït, et revendiqué des attaques contre des intérêts liés aux États-Unis à Bahreïn.
Le conflit connaît un élargissement régional significatif. Au Yémen, les rebelles houthis, soutenus par l’Iran, ont décrété un blocus maritime contre l’Arabie saoudite et multiplié les attaques contre les pétroliers en mer Rouge. En réponse, Riyad a mené des raids sur le port de Hodeïda, contrôlé par les insurgés. Ces développements, combinés aux menaces sur Ormuz, font craindre une perturbation majeure des approvisionnements énergétiques mondiaux. Les capitales européennes, dépendantes des hydrocarbures du Golfe, suivent avec inquiétude une situation qui pourrait affecter leurs économies.
Parallèlement, la diplomatie chinoise a appelé à une reprise rapide des négociations, le ministre des Affaires étrangères Wang Yi plaidant pour la mise en œuvre d’un mémorandum d’entente visant à apaiser les tensions dans le Golfe. Pékin et Moscou ont démenti tout soutien militaire à l’Iran, M. Trump affirmant faire confiance à ses homologues Xi Jinping et Vladimir Poutine. Toutefois, des informations persistantes font état d’une aide en renseignement fournie par ces deux puissances à Téhéran.
Dans l’immédiat, aucune décision sur une escalade n’a été annoncée, et les discussions se poursuivent en coulisses. Le président américain doit rencontrer le premier ministre israélien Benyamin Netanyahou à la Maison Blanche dans les prochains jours, une entrevue qui pourrait influencer la trajectoire du conflit. L’issue reste incertaine, entre la perspective d’un accord diplomatique et celle d’une intensification militaire aux conséquences régionales imprévisibles.
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