Se connecter
Édition de 20:00 CETmercredi 24 juin 2026
307 sources · 17 langues234 briefings aujourd'hui
Dernière minute
Neymar rejoue avec le Brésil après 981 jours et scelle la première place du groupe CVinicius Jr. et le Brésil dominent l’Écosse, Neymar de retour sur la scène mondialeTrump vante la résistance ukrainienne, Moscou dénonce l’abandon du rôle de médiateur américainOpenAI dévoile Jalapeño, sa première puce d’IA, pour s’émanciper de NvidiaVulnérabilités classifiées et pillage industriel : l’IA au cœur du face-à-face sino-américainTexas : une femme meurt après qu’une Tesla en mode automatique percute sa maisonFrappe sur une école en Iran : Trump évoque un mystère insoluble, les indices pointent vers WashingtonL’euro numérique franchit une étape législative, l’élargissement de la zone euro reste en suspensNeymar rejoue avec le Brésil après 981 jours et scelle la première place du groupe CVinicius Jr. et le Brésil dominent l’Écosse, Neymar de retour sur la scène mondialeTrump vante la résistance ukrainienne, Moscou dénonce l’abandon du rôle de médiateur américainOpenAI dévoile Jalapeño, sa première puce d’IA, pour s’émanciper de NvidiaVulnérabilités classifiées et pillage industriel : l’IA au cœur du face-à-face sino-américainTexas : une femme meurt après qu’une Tesla en mode automatique percute sa maisonFrappe sur une école en Iran : Trump évoque un mystère insoluble, les indices pointent vers WashingtonL’euro numérique franchit une étape législative, l’élargissement de la zone euro reste en suspens
Économie & Marchéslundi 22 juin 2026

EasyJet rejette l'offre de Castlelake à 4,7 milliards de livres et porte le conflit devant les actionnaires

Le fonds américain Castlelake a rendu publique sa troisième proposition de rachat, valorisant la compagnie à 4,74 milliards de livres, après le refus du conseil d'administration jugé « opportuniste ».

Le fonds d'investissement américain Castlelake a annoncé, lundi 22 juin, avoir soumis une troisième proposition indicative de rachat d'easyJet au prix de 625 pence par action, valorisant la compagnie aérienne britannique à 4,74 milliards de livres (5,7 milliards d'euros). Cette offre, rejetée dès le lendemain par le conseil d'administration, représente une prime d'environ 59 % par rapport au cours de clôture du 28 mai, veille de la révélation de l'intérêt de Castlelake. Le fonds, qui détient 2,14 % du capital, a choisi de rendre publique cette démarche après avoir essuyé le refus de deux propositions antérieures, à 560 et 600 pence, et dénonce le manque d'engagement « significatif » du conseil. L'opération intervient à quelques jours de la date butoir du 26 juin fixée par le Panel des fusions et acquisitions britannique, qui impose à Castlelake de déposer une offre ferme ou de se retirer.

Le conseil d'easyJet a justifié son refus en qualifiant l'approche de « hautement opportuniste », présentée dans un contexte de cours boursier temporairement déprimé par la guerre en Iran et ses répercussions sur la confiance des consommateurs et les prix du kérosène. La direction a également mis en avant les « défis réglementaires, financiers et d'exécution considérables » que soulèverait une telle acquisition, en particulier l'obligation, pour toute compagnie paneuropéenne, de demeurer contrôlée à plus de 50 % par des ressortissants de l'Union européenne. Castlelake a proposé un montage associant 49 % du capital au fonds et 51 % à des nationaux européens non identifiés, une structure jugée opaque par la cible.

La pression sur le secteur aérien européen, illustrée par la chute de près de 30 % du titre easyJet en un an avant les premières rumeurs, se lit aussi dans les mécanismes de rémunération des dirigeants. Ryanair a ainsi indexé une partie du bonus de son emblématique patron, Michael O'Leary, sur un retour du cours au-dessus de 42 euros, contre 26,70 euros actuellement, ce qui pourrait lui rapporter 153 millions d'euros. Castlelake, qui gère 36 milliards de dollars d'actifs et a déjà participé au sauvetage de Scandinavian Airlines avant de céder ses parts à Air France-KLM, était également entré en négociations avec la compagnie américaine en faillite Spirit Airlines. Air France-KLM a pour sa part indiqué ne pas être impliqué dans les discussions, tout en se disant attentif à l'évolution du dossier.

En portant l'offre directement à la connaissance des actionnaires, Castlelake cherche à contourner l'opposition du conseil et à faire pression avant l'échéance réglementaire. La balle est désormais dans le camp des investisseurs institutionnels d'easyJet, qui devront évaluer la valeur de la prime proposée face aux perspectives de redressement mises en avant par la direction, laquelle vise un bénéfice avant impôts supérieur à un milliard de livres à moyen terme. La décision de Castlelake de formaliser ou non une offre ferme d'ici le 26 juin constituera le prochain jalon de ce bras de fer.

Comment la même histoire est racontée ailleurs.

2 groupes éditoriaux · 3 langues

49%
TonTempératureFocusPositionnementHorizon
Presse atlantique / anglosphèrePresse latino-américaine
Presse atlantique / anglosphère/ Économique
PragmatismeScepticisme

Le fonds américain Castlelake a fait une troisième proposition de rachat pour EasyJet, valorisant la compagnie à 4,74 milliards de livres. Le conseil d'administration l'a rejetée, la jugeant sous-évaluée et contraire aux intérêts des actionnaires, accusant le prétendant de vouloir l'acheter à bas prix. Castlelake s'adresse désormais directement aux actionnaires.

Presse latino-américaine/ Marché
IndignationUrgence

Le conseil d'administration d'EasyJet a rejeté une offre de 6,3 milliards de dollars du fonds américain Castlelake, la qualifiant d'opportuniste et à bas coût. L'offre cherchait à exploiter le cours de l'action déprimé par le conflit au Moyen-Orient. Castlelake contourne désormais le conseil pour s'adresser directement aux actionnaires.

Articles liés

Lire plus
Dernières
Neymar rejoue avec le Brésil après 981 jours et scelle la première place du groupe C·Vinicius Jr. et le Brésil dominent l’Écosse, Neymar de retour sur la scène mondiale·Trump vante la résistance ukrainienne, Moscou dénonce l’abandon du rôle de médiateur américain·OpenAI dévoile Jalapeño, sa première puce d’IA, pour s’émanciper de Nvidia·Vulnérabilités classifiées et pillage industriel : l’IA au cœur du face-à-face sino-américain·Texas : une femme meurt après qu’une Tesla en mode automatique percute sa maison·Frappe sur une école en Iran : Trump évoque un mystère insoluble, les indices pointent vers Washington·L’euro numérique franchit une étape législative, l’élargissement de la zone euro reste en suspens·Neymar rejoue avec le Brésil après 981 jours et scelle la première place du groupe C·Vinicius Jr. et le Brésil dominent l’Écosse, Neymar de retour sur la scène mondiale·Trump vante la résistance ukrainienne, Moscou dénonce l’abandon du rôle de médiateur américain·OpenAI dévoile Jalapeño, sa première puce d’IA, pour s’émanciper de Nvidia·Vulnérabilités classifiées et pillage industriel : l’IA au cœur du face-à-face sino-américain·Texas : une femme meurt après qu’une Tesla en mode automatique percute sa maison·Frappe sur une école en Iran : Trump évoque un mystère insoluble, les indices pointent vers Washington·L’euro numérique franchit une étape législative, l’élargissement de la zone euro reste en suspens·
Màj 15:503 langues · 3 sources
PrécédentÉconomie & MarchésSuivant
3 sources|3 langues|3 min de lecture
lundi 22 juin 2026

EasyJet rejette l'offre de Castlelake à 4,7 milliards de livres et porte le conflit devant les actionnaires

Le fonds américain Castlelake a rendu publique sa troisième proposition de rachat, valorisant la compagnie à 4,74 milliards de livres, après le refus du conseil d'administration jugé « opportuniste ».

Le fonds d'investissement américain Castlelake a annoncé, lundi 22 juin, avoir soumis une troisième proposition indicative de rachat d'easyJet au prix de 625 pence par action, valorisant la compagnie aérienne britannique à 4,74 milliards de livres (5,7 milliards d'euros). Cette offre, rejetée dès le lendemain par le conseil d'administration, représente une prime d'environ 59 % par rapport au cours de clôture du 28 mai, veille de la révélation de l'intérêt de Castlelake. Le fonds, qui détient 2,14 % du capital, a choisi de rendre publique cette démarche après avoir essuyé le refus de deux propositions antérieures, à 560 et 600 pence, et dénonce le manque d'engagement « significatif » du conseil. L'opération intervient à quelques jours de la date butoir du 26 juin fixée par le Panel des fusions et acquisitions britannique, qui impose à Castlelake de déposer une offre ferme ou de se retirer.

Le conseil d'easyJet a justifié son refus en qualifiant l'approche de « hautement opportuniste », présentée dans un contexte de cours boursier temporairement déprimé par la guerre en Iran et ses répercussions sur la confiance des consommateurs et les prix du kérosène. La direction a également mis en avant les « défis réglementaires, financiers et d'exécution considérables » que soulèverait une telle acquisition, en particulier l'obligation, pour toute compagnie paneuropéenne, de demeurer contrôlée à plus de 50 % par des ressortissants de l'Union européenne. Castlelake a proposé un montage associant 49 % du capital au fonds et 51 % à des nationaux européens non identifiés, une structure jugée opaque par la cible.

La pression sur le secteur aérien européen, illustrée par la chute de près de 30 % du titre easyJet en un an avant les premières rumeurs, se lit aussi dans les mécanismes de rémunération des dirigeants. Ryanair a ainsi indexé une partie du bonus de son emblématique patron, Michael O'Leary, sur un retour du cours au-dessus de 42 euros, contre 26,70 euros actuellement, ce qui pourrait lui rapporter 153 millions d'euros. Castlelake, qui gère 36 milliards de dollars d'actifs et a déjà participé au sauvetage de Scandinavian Airlines avant de céder ses parts à Air France-KLM, était également entré en négociations avec la compagnie américaine en faillite Spirit Airlines. Air France-KLM a pour sa part indiqué ne pas être impliqué dans les discussions, tout en se disant attentif à l'évolution du dossier.

En portant l'offre directement à la connaissance des actionnaires, Castlelake cherche à contourner l'opposition du conseil et à faire pression avant l'échéance réglementaire. La balle est désormais dans le camp des investisseurs institutionnels d'easyJet, qui devront évaluer la valeur de la prime proposée face aux perspectives de redressement mises en avant par la direction, laquelle vise un bénéfice avant impôts supérieur à un milliard de livres à moyen terme. La décision de Castlelake de formaliser ou non une offre ferme d'ici le 26 juin constituera le prochain jalon de ce bras de fer.

Divergence des sources

Économie & Marchés · 3 sources · 3 langues

49%Moyenne

À quel point les sources racontent les mêmes faits de manière différente.

Comment ils se divisent

Neutre43%
Critique57%

Comment la même histoire est racontée ailleurs.

2 groupes éditoriaux · 3 langues

TonTempératureFocusPositionnementHorizon
Presse atlantique / anglosphèrePresse latino-américaine
Presse atlantique / anglosphère/ Économique
PragmatismeScepticisme

Le fonds américain Castlelake a fait une troisième proposition de rachat pour EasyJet, valorisant la compagnie à 4,74 milliards de livres. Le conseil d'administration l'a rejetée, la jugeant sous-évaluée et contraire aux intérêts des actionnaires, accusant le prétendant de vouloir l'acheter à bas prix. Castlelake s'adresse désormais directement aux actionnaires.

Presse latino-américaine/ Marché
IndignationUrgence

Le conseil d'administration d'EasyJet a rejeté une offre de 6,3 milliards de dollars du fonds américain Castlelake, la qualifiant d'opportuniste et à bas coût. L'offre cherchait à exploiter le cours de l'action déprimé par le conflit au Moyen-Orient. Castlelake contourne désormais le conseil pour s'adresser directement aux actionnaires.

Cette actualité est parue dans

3 sources · 3 langues

Articles liés

Géopolitique et Politique

Trump fustige le manque de soutien des Européens dans la guerre contre l’Iran

10 langues · 21 sources

Crimes et catastrophes

Japon : un séisme de magnitude 6,9 secoue le nord-est, sans alerte au tsunami

9 langues · 22 sources

Sport

Vinicius Jr. et le Brésil dominent l’Écosse, Neymar de retour sur la scène mondiale

6 langues · 28 sources

Lire plus