
De l’Argentine à l’Iran, une série d’affaires expose la vulnérabilité des jeunes face aux violences
En une semaine, des agressions sexuelles au Brésil et au Mexique, un délit de fuite mortel en Argentine, une atteinte numérique en Italie et un accident de la route en Iran ont mis en lumière les dangers auxquels sont exposés les mineurs et les femmes.
À Joaquín V. González, dans le nord de l’Argentine, une adolescente de 14 ans est décédée le 18 juin des suites d’un traumatisme crânien subi lors d’une collision avec une camionnette, dont le conducteur a pris la fuite. À Contagem, dans la région métropolitaine de Belo Horizonte au Brésil, une jeune fille de 17 ans a été victime d’un viol collectif perpétré par quatre adolescents de son âge lors d’une fête à son domicile. Ces deux affaires, survenues à quelques jours d’intervalle, s’inscrivent dans une série d’incidents récents qui, de l’Amérique latine au Moyen-Orient en passant par l’Europe, illustrent la diversité des violences touchant les mineurs et les femmes.
En Amérique latine, les cas se sont multipliés. À São Paulo, un homme de 32 ans, William da Silva Santana, a été arrêté le 18 mai pour le viol d’une adolescente de 17 ans près de la station de métro Tatuapé ; une seconde victime, âgée de 25 ans, l’a reconnu pour un viol commis en avril. Les caméras de surveillance ont montré le suspect en train de suivre la jeune fille avant de l’entraîner dans une rue sans issue. Selon la police civile, il a avoué les deux agressions. Au Mexique, dans la municipalité d’Ecatepec, une mineure a été agressée sexuellement en pleine rue par un homme descendu d’une camionnette ; les images de l’attaque, diffusées sur les réseaux sociaux, ont relancé les critiques sur l’insuffisance des patrouilles dans cette zone placée sous alerte de violence de genre depuis 2015. En Argentine, le conducteur qui a percuté la motocyclette de Jazmín Mileidi Frías a été identifié grâce à sa plaque d’immatriculation et s’est rendu à la police après six jours de fuite ; la famille de la victime dénonce la présence d’autres passagers qui n’ont pas porté assistance.
En Europe, une affaire jugée en Italie met en lumière les dérives numériques. Un homme de 55 ans, résidant dans la zone de Reggio Emilia, est poursuivi pour diffamation aggravée après avoir téléchargé des photos de neuf jeunes femmes – dont certaines mineures au moment des faits – depuis leurs comptes Instagram, pour les publier sur un site pornographique où elles étaient classées dans des dossiers dédiés. Quatre victimes ont témoigné le 18 juin devant le tribunal de Modène, expliquant avoir découvert les images après avoir été alertées par des amis. L’accusé aurait agi sous un faux profil, selon les déclarations recueillies à l’audience.
En Iran, un accident de la route survenu sur l’autoroute Mashhad-Nishabour a causé la mort de cinq personnes et blessé une sixième. D’après le centre d’information de la police routière, le conducteur d’un camion n’a pas prêté attention à la voie et a percuté deux véhicules. Ce drame, bien que distinct des violences interpersonnelles, rappelle la vulnérabilité des usagers face aux négligences au volant. Dans l’ensemble de ces affaires, les enquêtes se poursuivent : au Brésil, les procédures visant les mineurs sont placées sous secret judiciaire ; au Mexique, les autorités cherchent à identifier l’agresseur à l’aide des caméras de vidéosurveillance ; en Italie, le tribunal a demandé l’audition des enquêteurs spécialisés en cybercriminalité ; en Iran, l’enquête a confirmé la responsabilité du chauffeur routier.
Comment la même histoire est racontée ailleurs.
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En Amérique latine, la presse rapporte une série de crimes contre des mineurs et des femmes : un homme arrêté pour le viol d'une adolescente près d'une station de métro de São Paulo, reconnu ensuite par une deuxième victime ; un individu filmé en train d'attoucher une mineure à Ecatepec ; un chauffard ayant tué une fille de 14 ans en Argentine avant de prendre la fuite ; et un viol collectif d'une jeune de 17 ans dans le Minas Gerais, les suspects s'excusant par messages. La couverture met l'accent sur l'action policière, le choc de la communauté et les détails de chaque agression, les présentant comme faisant partie d'une crise d'insécurité persistante.
En Europe continentale, l'accent est mis sur une violation de la vie privée : un homme de 55 ans a pris des photos de jeunes femmes sur Instagram et les a téléchargées sur un site pornographique. Quatre victimes, âgées de 17 à 22 ans à l'époque, ont témoigné au tribunal. L'article met en lumière la procédure judiciaire et le vécu des victimes dont les images ont été utilisées abusivement, le présentant comme une forme de violence numérique contre les femmes.
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