
Cosmétiques illicites : saisies records en Indonésie, interdictions en Argentine
Les autorités indonésiennes ont mis la main sur plus de 2,1 millions d’articles cosmétiques illégaux, tandis que l’Argentine prohibe plusieurs marques de masques faciaux importés sans contrôle.
Les agences de régulation sanitaire d’Indonésie et d’Argentine ont annoncé, lundi 13 juillet 2026, des opérations d’envergure contre les cosmétiques illicites. À Jakarta, l’Agence nationale de contrôle des médicaments et des aliments (BPOM) a révélé la saisie de 2 127 765 pièces de produits de beauté, pour une valeur estimée à 35,8 milliards de roupies (environ 2,1 millions d’euros), lors d’une intensification des contrôles menée en mai. Le même jour, l’Administration nationale des médicaments, des aliments et des technologies médicales (ANMAT) argentine a interdit sur tout le territoire l’usage, la vente et la publicité de l’ensemble des cosmétiques des marques Ushas, Fayankou, Kakaziyan et Chovemoar, après avoir constaté leur absence d’enregistrement sanitaire.
Les inspections indonésiennes, qui ont ciblé 190 sites de production et de distribution ainsi que des plateformes numériques, ont révélé que 67,4 % des établissements contrôlés ne respectaient pas les normes. Selon la BPOM, 86,8 % des articles saisis étaient dépourvus d’autorisation de mise sur le marché, et plus de 90 % d’entre eux étaient des produits importés. Les zones de Tangerang, Bogor et Jakarta concentrent l’essentiel des saisies. L’agence a également indiqué que la valeur totale des ventes de cosmétiques illégaux sur l’ensemble de l’année 2026 pourrait atteindre 260 milliards de roupies (15,3 millions d’euros), un chiffre qui inclut les transactions réalisées via les réseaux sociaux et le commerce électronique, où la catégorie soins de la peau arrive en tête des ventes sur TikTok.
En Argentine, la disposition 4193/2026 de l’ANMAT fait suite à des contrôles dans des commerces de Buenos Aires et sur des sites de vente en ligne. Les masques faciaux et pour les mains incriminés, souvent fabriqués en Chine, ne figuraient dans aucune base de données officielle. L’agence souligne qu’en l’absence d’enregistrement, il est impossible de garantir leur innocuité, leur composition ou leurs conditions de fabrication. La mesure, qui restera en vigueur jusqu’à régularisation, a été notifiée aux autorités provinciales et à la sous-secrétairerie à la défense des consommateurs.
Les deux agences mettent en garde contre les risques sanitaires liés à ces produits. La BPOM a détaillé la présence de substances dangereuses — mercure, hydroquinone, acide rétinoïque, corticoïdes — dans quatorze cosmétiques supplémentaires retirés du marché au deuxième trimestre, susceptibles de provoquer des lésions cutanées irréversibles, des atteintes rénales ou des malformations fœtales. L’ANMAT, de son côté, insiste sur l’impossibilité de vérifier que les formules ne contiennent que des ingrédients autorisés. Les investigations se poursuivent : en Indonésie, la BPOM a recommandé le retrait de plus de 9 000 liens de vente en ligne et sollicité la coopération des douanes pour bloquer les importations illicites, tandis que l’Argentine ordonne la suppression des publications sur les plateformes de commerce électronique.
| Presse d'Asie du Sud-Est | +0.20 | neutral |
|---|---|---|
| Presse latino-américaine | −0.20 | neutral |
Indonesia, through BPOM, claims success in its surveillance and attributes the increase in seizures to more effective controls, not a worsening of the phenomenon.
Uses numerical data and temporal comparisons to demonstrate the effectiveness of regulatory action, normalizing the situation as under control.
Does not mention similar measures in Argentina, nor the global surveillance context, limiting the narrative to the domestic front.
Argentina, through ANMAT, raises an alarm about illegal cosmetics and imposes an immediate ban to protect public health, emphasizing the illegal entry of the products.
Adopts a tone of urgency and authority, using the official disposition as proof of risk and legitimizing state intervention.
Does not refer to the record seizures in Indonesia, nor to the global dimension of the problem, focusing solely on the Argentine case.
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