
Chaleur extrême, neige et pluies diluviennes : un week-end de météo déchaînée à travers le monde
Des Amériques à l’Europe, des millions de personnes sont confrontées à des conditions climatiques extrêmes, entre canicule, froid polaire et précipitations intenses.
Un dôme de chaleur s’abat sur le centre des États-Unis, tandis que la Patagonie grelotte sous des températures polaires et que des pluies torrentielles s’abattent du Mexique au sud du Brésil. En ce dernier week-end de juillet 2026, les phénomènes météorologiques extrêmes se multiplient simultanément sur plusieurs continents, exposant des dizaines de millions d’habitants à des risques sanitaires et matériels, selon les services météorologiques nationaux.
De Dallas au Dakota du Nord, le thermomètre dépasse les 38 °C et touche près de 70 millions d’Américains placés en alerte canicule, rapporte le National Weather Service. L’humidité élevée et des minimales nocturnes anormalement chaudes empêchent toute récupération, accentuant le stress thermique. Dans le même temps, en Amérique du Sud, le contraste est saisissant : l’Argentine subit un froid glacial, avec une alerte rouge au froid extrême dans la province de Santa Cruz, où le mercure pourrait chuter jusqu’à –11 °C. La cordillère des Andes est balayée par d’intenses chutes de neige, poussant les autorités à fermer les cols frontaliers et à émettre des alertes oranges pour des cumuls atteignant 150 cm. Au Mexique, la combinaison de la mousson et d’une onde tropicale provoque des pluies diluviennes sur les États de l’Ouest et du Sud, avec des risques d’inondations et de glissements de terrain, tandis que le nord-ouest suffoque sous des chaleurs supérieures à 45 °C. Le sud du Brésil n’est pas épargné : la Défense civile du Paraná lance des alertes orange pour orages violents, grêle et rafales de vent, et les météorologues prévoient de nouveaux cumuls de pluie inquiétants sur des sols déjà saturés.
L’Europe, elle aussi, oscille entre répit pluvieux et retour de la fournaise. En Italie, un week-end perturbé avec de forts orages sur le Nord et le Centre laissera place, dès mercredi, à la quatrième vague de chaleur de l’été. Les projections évoquent des pointes à 43 °C dans le Centre-Sud, et une persistance de la canicule jusqu’au 10 août, selon les prévisionnistes italiens. La Grande-Bretagne se prépare de son côté à une nouvelle flambée du mercure, potentiellement jusqu’à 35 °C, alors que des alertes sanitaires jaunes sont déjà en vigueur dans plusieurs régions et que plus de 20 millions de Britanniques sont soumis à des restrictions d’eau.
Si la météorologie ne saurait à elle seule confirmer l’influence du changement climatique, l’accumulation de chaleur dans la Méditerranée – avec des températures de l’eau atteignant 30 °C par endroits – fournit un « carburant » aux orages, soulignent les spécialistes italiens. De même, le renforcement d’El Niño dans le Pacifique équatorial, relevé par les services argentins, est associé à la recrudescence des épisodes extrêmes en Amérique du Sud. Les prochains jours restent sous haute surveillance, alors que les prévisionnistes peinent à déterminer la durée exacte de ces configurations météorologiques hors normes.
Élargis ton regard
Maroc : Trump remercie pour une autoroute à son nom, symbole du soutien américain au Sahara occidental
8 langues · 12 sources
Depuis Economy & MarketsMiami, nouveau sommet de l’inabordabilité : quand l’immobilier mondial se polarise
2 langues · 4 sources
Depuis TechnologyChine : une offensive diplomatique par l’intelligence artificielle vers les pays en développement
3 langues · 4 sources